25 juillet

  • [web] You’re stalking to me ?

    Vers une éthique du stalking ?

    « On blâme celui qui partage, mais la régulation devrait venir de celui qui regarde, estime Dominique Cardon. Ce dernier doit être capable de percevoir les contextes d’expression numérique ». En somme, de faire le tri entre privé et public, alors que les plateformes entretiennent sciemment la confusion. D’où le besoin d’une nouvelle culture du stalking, « où le voyeur doit être éduqué, plutôt que l’exhibitionniste », explique le chercheur, qui reprend l’analogie des seins nus sur la plage : « Dans ce contexte particulier et délimité, bien que public, les femmes peuvent enlever le haut de leur maillot de bain, car les conventions de cet espace ont désérotisé le regard. » Ainsi, stalker sans juger n’est pas néfaste en soi. « Le voyeurisme devient asymétrique, et donc problématique, quand quelqu’un sort un élément partagé hors de son contexte, ajoute-t-il. Quand un employeur va regarder des photos de fêtes estudiantines d’un jeune candidat, datant parfois de plusieurs années, et s’en sert pour le disqualifier au moment de l’embauche… »

    Via : You’re stalking to me ? - Libération

  • [web] Affaire Vincent Lambert : la menace intégriste - Libération

    On est prompt à brandir la laïcité pour dénoncer certaines pratiques extrêmes de l’islam (et souvent, en fait, pour mettre en cause l’islam dans son ensemble). Voilà un cas où l’intégrisme d’origine chrétienne a réussi, par une forme de terrorisme verbal, à piétiner les principes laïcs. Cette atteinte à la République mérite, pour le moins, une égale dénonciation.

    Via : Affaire Vincent Lambert : la menace intégriste - Libération

  • 16 juin

  • [web] Pauvre démocratie

    Mais peu importe, à titre personnel, les positions d’Axelle Lemaire ou de Marylise Lebranchu. La seule question cruciale est celle de la raison de leur arrivée au gouvernement, et de leur maintien.

    Qu’est-ce qui ne va pas dans nos institutions prétendument démocratiques pour qu’une ministre puisse ne pas démissionner contre un texte qu’elle sait intolérable sur le plan des droits fondamentaux de l’homme, ou qu’une autre juge normal d’abandonner ce qui est au fondement de la démocratie ?

    Comment en sommes-nous arrivés, deux siècles après avoir coupé la tête de la royauté, à n’être que les observateurs abasourdis de ce théâtre politique dont la pièce s’écrit sans les concitoyens ? Derrière le projet de loi sur le renseignement, c’est toute la question de la définition de la démocratie et de sa traduction dans les institutions qui se pose.

    Via : [Numerama] Loi Renseignement : Axelle Lemaire aurait songé "tous les jours" à la démission

  • Vos commentaires

    • Le 17/06/15, Guillaume En réponse à : Pauvre démocratie

      Hello,

      J’ai lu avec attention l’article de numérama hier. Et j’en étais abasourdi aussi. Comment peut on avoir aussi peu d’amour propre et d’ambition politique pour défendre une loi qui vient tamponner ses propres convictions politiques et personnelles ?
      Qu’un Ministre ne soit pas d’accord avec certains points de la politique du Gouvernement, on peut le comprendre. Mais quand on doit défendre le projet lié à SON ministère alors qu’on y croit pas et qu’on est contre le fond et la forme, cela relève de la schizophrénie !

      Si mon blog fonctionnait (j’ai toujours des soucis), je n’aurais pas fait mieux que ton billet.

      Merci donc

    27 mai

  • [photo] Bains de pieds

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  • 25 mai

  • [blog] Dégage, PD !

    Tout d’un coup, trois places se libèrent devant moi. La première va au gros quat’quat, la deuxième à la bétaillère familiale, et la troisième me tend les bras. Je m’apprête à m’y garer, quand une jeune femme, la trentaine, regard vissé sur son smartphone pour ne pas rencontrer le mien, s’installe au milieu et me bloque le passage. Je suis déjà énervé.

    Klaxon. Rien.
    Klaxon. Elle me regarde, me signe un "non" énergique de la main, et replonge sur son écran.
    Klaxon. J’ouvre la fenêtre, pendant qu’elle me crie que "ça fait deux heures qu’on tourne, c’est bon, je la garde".

    Inutile d’insister, elle ne partira pas, c’était couru. J’hésite un moment, mais son attitude m’exaspère tellement. C’est bête, inutile. Je ne peux m’empêcher un “Vous n’êtes qu’une grosse pétasse”.
    J’aurais aimé dire quelque chose de plus claquant, malotrue puissance dix, vulgaire paroxysmique, j’ai été sec. “Vous n’êtes qu’une grosse pétasse” est la seule phrase qui me vienne, dans le feu de l’énervement.

    Elle n’a pas tourné la tête. Ni levé la tête de son écran. Elle a juste crié

    Dégage, PD !

    J’avais commencé à accélérer, j’ai pilé, encore à moitié à sa hauteur. “Justement. Et j’en suis fier”. Je ne suis même pas sûr qu’elle ait entendu, je n’ai pas cherché à vérifier.

    C’était ma toute première insulte homophobe.

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  • Vos commentaires

    • Le 25/05/15, Denis En réponse à : Dégage, PD !

      Dégainer le "grosse pétasse" en premier dans un conflit de charetier.... :s

    • Le 03/06/15, Rouquette En réponse à : Dégage, PD !

      Et est-ce qu’elle était grosse au moins ?

    • Le 05/06/15, ydikoi En réponse à : Dégage, PD !

      même pas ;)

    8 avril

  • [blog] Tout vient à point pour qui sait attendre

    Bernard Cazeneuve vient de décider de l’interdiction des kits mains-libre, en complément de l’interdiction -déjà vieille- du téléphone au portable.

    C’est bien. Mais ce fut long à venir.

    La FFMC -primo inter pares- a été la première à communiquer sur le danger de l’usage du téléphone portable au volant, à l’heure où tous n’avaient d’yeux - de gros yeux - et le portefeuille que pour les radars automatiques.

    Début 2003 (il y a 12 ans !), nous avons mené à la FFMC Paris & Petite Couronne la première opération de sensibilisation (Place Saint Michel), à destination de tout le monde : automobilistes, chauffeurs RAPT, deux-roues motorisés, et cyclistes.

    A l’époque, il y avait peu de bluetooth, peu de voitures pré-équipées, mais beaucoup de kits piétons.
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    Et déjà à l’époque, on commençait à voir (beaucoup trop) de deux roues, le téléphone vissé sous le casque, les inconscients !

    On avait invité la préfecture de police, les officiels de la sécurité routière et de la mairie, bien sûr, aucun n’est venu. Mais on a quand même distribué 10.000 tracts & autocollants cet après midi là.

    Et puis ensuite, plusieurs FFMC locales ont repris l’opération.

    Il aura fallu 12 ans pour que les pouvoirs publics comprennent. C’est bien, mais que ce fut long.

  • Vos commentaires

    • Le 08/04/15, Franck En réponse à : Tout vient à point pour qui sait attendre

      Une bonne chose en effet mais ce n’est pas ça qui arrêtera tout ceux que je vois pianoter sur leur smartphones pour envoyer des SMS (et donc pas de kit main-libre), quant à contrôler effectivement, j’ai un gros doute vu que les effectifs sont drastiquement réduits depuis Sarkozy et que Vigipirate consomme beaucoup !

    • Le 08/04/15, ydikoi En réponse à : Tout vient à point pour qui sait attendre

      De toute façon, le téléphone au volant est tellement rentré dans les mœurs toutes ces années que l’interdiction est très relative, oui.
      Au moins, on peut dire qu’ils envoient un signal positif. Au moins :)

    6 avril

  • [photo] Pont Neuf

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  • 24 mars

  • [blog] memories

    Elles étaient là, dans un vieux cartons, au fond de la cave, rangées depuis quelques années, depuis mon dernier départ. Ce n’était pas elles que j’étais venu chercher, mais je les ai trouvées.

    Toutes ces photos (pas loin de 500 j’imagine) d’un autre temps, le début de la dernière décennie du siècle dernier. Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

    USA, Asie du sud, Japon, Chine … ils sont tous là, gravés sur des négatifs et des diapos, tous ces souvenirs d’un tour du monde de fin d’études.

    Et certains montrent un autre monde, comme cette Chine encore endormie, à peine quelques années après que Peyrefitte prophétise le jour où la Chine s’éveillera.

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    Qui reconnaîtrait dans ces clichés de 1990 déjà un peu passés Shanghai, aujourd’hui l’une des villes les plus modernes au monde ?

    Il me faut les numériser, tous, ces négatifs et diapos, avant qu’ils ne disparaissent, avant que je ne les perde.

    Alors si quelqu’un peut me prêter un scanner de négatifs / diapos, il aurait toute ma reconnaissance éternelle.

  • Vos commentaires

    • Le 03/06/15, Rouquette En réponse à : memories

      Pascal a un scanner qui fait ça.
      C’est fâcheux tout de même, il faudrait que tu viennes faire tes affaires chez nous.
      A dispo, quand tu veux.

    • Le 05/06/15, ydikoi En réponse à : memories

      Je crois que je vais les confier à une boite, selon le devis : entre les photos et les diapos, cela fait pas mal de boulot, plusieurs jours

    20 février

  • [photo] Tuileries

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  • Vos commentaires

    • Le 20/02/15, Guillaume En réponse à : Tuileries

      Magnifique !

    • Le 03/06/15, Rouquette En réponse à : Tuileries

      Magique !!!!

    12 février

  • [web] Mon sexe est un handicap en Arabie Saoudite

    Etre une femme en Arabie Saoudite, c’est se demander à chaque instant : « Ai-je le droit de faire cela ? »« Suis-je autorisée à… ? » C’est vivre dans une sorte d’angoisse permanente, que je ressens à l’intérieur même de l’hôtel. Et je n’ai pourtant passé que deux semaines dans ce pays. Suffisamment pour refuser catégoriquement de renouveler l’expérience. […]

    Participer, même indirectement, à l’opulence d’un pays qui asservit ses épouses, sœurs, mères, et vomit sur la liberté d’expression, cela est devenu trop dur pour moi. Je n’accepte plus les compromis. L’Arabie Saoudite prospère grâce à son pétrole et à des accords industriels qui affluent de toutes parts. Veolia, Dow Chemical, Shell, ArcelorMittal, Nestlé et tant d’autres multinationales viennent exploiter les ressources en fermant les yeux sur l’autoritarisme religieux et politique qui bride le peuple. Une partie de ces dollars investis dans le pays ont financé pendant des années le terrorisme, l’état islamique en tête, qui combattait le pouvoir Syrien.

    Via : Libération

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