30 avril

  • [web] Les athées, une espèce en voie de disparition ?

    Autant d’actualités qui confirment que l’époque est hostile aux libres-penseurs, où qu’ils se trouvent. Au-delà du blasphème, mobile du massacre de Charlie Hebdo en janvier 2015, c’est bien la croyance en l’inexistence de Dieu qui est visée. Si la persécution de l’athéisme gagne logiquement du terrain dans des régions travaillées par un profond retour du religieux ou par de puissants mouvements fondamentalistes, les nations de tradition séculière tendent quant à elles à répondre aux malaises identitaires qu’elles traversent par une analyse d’ordre communautaire, définie par l’appartenance religieuse des uns et des autres. En Europe occidentale et en Amérique du Nord, l’idéal d’une société harmonieuse semble se limiter à l’image d’une tolérance entre différents groupes religieux, et non plus à la construction d’une appartenance commune et neutre. Au pire, les athées font figure de cibles toutes désignées. Au mieux, ils ne sont pas pris en compte dans une vision de la société qui pourrait se résumer à une mosaïque religieuse, où les institutions étatiques feraient figure d’arbitre. Face à cet horizon, l’avenir des athées se résume à une alternative radicale : disparaître ou s’institutionnaliser, devenir une antiquité du temps lointain des idéologies séculières ou alors se structurer en communauté spirituelle pour traiter d’égal à égal avec les religieux de tous bords.

    Via : Les Inrocks

  • 27 avril

  • [web] Cette étrange obsession française pour le voile

    Le mot « laïcité » est polémique depuis sa création en 1871 par les militants anticléricaux. À l’époque, il servait à contrer le pouvoir de l’Église catholique ; à présent, il est utilisé pour définir une identité française qui exclut les musulmans. Dans les deux cas, les femmes sont considérées comme un danger potentiel pour la République. Au XIXe et au début du XXe siècle, on soupçonnait les Françaises d’être sous l’influence des prêtres ; au XXIe siècle, ce sont les femmes musulmanes dont les foulards sont le signe d’un « défaut d’assimilation » inacceptable, et d’un refus agressif de l’égalité soi-disant caractéristique de la République.

    Leurs pieuses déclarations sur l’égalité sont en totale contradiction avec leur profond malaise dès qu’il s’agit de partager le pouvoir avec l’autre sexe. La séduction est pour eux une alternative préférable.

    l’hystérie politique sur le voile doit être comprise non pas comme une réponse simple et logique au terrorisme, ni comme la défense de l’égalité de genre. C’est plutôt une façon de nier la persistance d’inégalités à l’intérieur de la société française (inégalités qui vont du genre à la race et à l’ethnie)

    Via : http://orientxxi.info/magazine/cett...

  • 20 avril

  • [photo] Studio Harcourt

  • 10 avril

  • [web] Diète médiatique

    Si tous les lecteurs du Monde appliquaient à la lettre mes préconisations, plus personne ne lirait « le Monde ». J’ai suggéré à Émeline Cazi de considérer les choses différemment. Il me semble qu’aujourd’hui beaucoup de personnes expriment un besoin qui se traduit entre autres par le succès du film documentaire « Demain » : le besoin de solutions, le besoin de propositions et l’arrêt des constats purs et simples.

    Aux médias de saisir cette chance de ne pas simplement délivrer de l’actualité en pointant les catastrophes mais de décortiquer tout ça pour proposer des solutions, lancer des pistes de réflexion sensées qui permettront aux gens de retrouver l’espoir pour avancer vers demain.

    Via : Les carnets médiatiques

  • 4 avril

  • [blog] Pourquoi j’ai décidé de me censurer

    A la fin de l’année 2015, j’ai reçu un courrier d’un représentant CarBoat médias (Caradisiac©®™, La Centrale©®™, Groupe Axel Springer) me menaçant de procès si je ne retirais pas un billet de blog intitulé “L’irresponsabilité de Caradisiac©®™”.

    J’avais écrit ce billet en 2009, initialement intitulé “La connerie de Caradisiac” ©®™, avant de considérer en relecture ce titre comme inapproprié et le renommer en “L’irresponsabilité de Caradisiac ©®™".

    La publication de ce billet datant de plus de 6 ans, je ne pouvais être attaqué au nom de la loi sur la presse ; c’est sous l’angle du “dénigrement” qu’ils ont donc basé leur demande de censure.

    Ce billet, basé sur un commentaire que j’avais laissé chez Caradisiac®©™ et qui est toujours visible chez eux (lien), je sais qu’il était juste, qu’il n’avait rien d’injurieux, mais j’ai malgré tout décidé de le retirer, plutôt que de céder à leurs pressions.

    Pas envie de me battre, pas envie de claquer tout ce fric, je préfère vous laisser juge.


    Mon commentaire initial sur Caradisiac ©®™ :
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    Première lettre recommandée du conseil de Caradisiac ©®™ :
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    Ma réponse LRAR à Caradisiac ©®™ :
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    Je croyais le KO technique, mais ils pinaillent
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    La goutte d’eau a fait déborder le vase
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  • Vos commentaires

    • Le 06/04/16, Guillaume En réponse à : Pourquoi j’ai décidé de me censurer

      Salut Ydikoi,

      Bah, il a dit et il a bien dit. Je viens de relire ton post sur le site de caradisiac. Tu y vas franco, mais rien d’insultant ou illégal. Peut être que les moeurs webesques ont évolué, car on trouve pire (et fortement) maintenant, un peu partout.
      Cela ne justifie en rien, mais relativise une poussée d’adrénaline salutaire et saluée par les commentaires suivants d’ailleurs.

      Quant à la censure, au delà de l’auto censure nécessaire et proportionnée dont chaque blogueur doit faire preuve pour être juste, intéressant et dans le respect du débat, je salue ta franchise.

      [supprimé]

      A toi de voir si la fin de mon commentaire te laisse le choix de le passer !


      Je modère rarement mais j’ai des obligations légales claires malgré tout :-) donc je sucre ta dernière phrase

    • Le 06/04/16, L.L. En réponse à : Pourquoi j’ai décidé de me censurer

      Ce qui est surprenant, c’est qu’ils considèrent ton commentaire sur leur site comme acceptable et surtout cette phrase :

      "Vous en êtes tombé à ce point d’absence de réflexion, d’absence de conscience ? Votre responsabilité sociale s’arrête donc là ?"

      mais le mot "irresponsabilité" serait lui un dénigrement.

      Va comprendre …

    • Le 06/04/16, Guillaume En réponse à : Pourquoi j’ai décidé de me censurer

      Houuuuuu... Censure ! Dictateur !

       :-)

    • Le 06/04/16, Marco En réponse à : Pourquoi j’ai décidé de me censurer

      Salut Ydikoi,

      C’est quand même "marrant" tous ces gens qui jurent leurs grands dieux de respecter la liberté d’expression des autres mais qui n’ont de cesse de menacer d’un procès ceux qui expriment une opinion qui leur déplait. Ce soi-disant premier site d’info automobile semble bien peu sûr de son aura pour se soucier de voir son nom associé à une qualification somme toute plutôt mesurée.

      Ce qui vaut son pesant de bitcoins, c’est tout de même le rappel des investissements consentis pour justifier les menaces qui t’ont été adressées. Finalement, c’est plutôt flatteur pour toi, d’apprécier ton influence à l’aune d’un billet que, malgré sa pertinence et sa qualité, plus personne n’a lu depuis 5 ans !

      Remarque, dans le laps de temps, je ne me souviens pas non plus être allé une seule fois sur leur site pas très intéressant finalement, ni pour les caisses ni pour les motos.

      Par contre, sur le tien... Ça montre bien où se trouve la qualité de la réflexion ! Et en plus, sans publicité !

    • Le 07/04/16, ydikoi En réponse à : Pourquoi j’ai décidé de me censurer

      Marco, vu comme ça, c’est vrai qu’il peut y avoir un côté flatteur ;)

  • [web] Le tournis, le vertige et la nausée

    On pourra toujours continuer à s’offusquer du complotisme ambiant, déplorer le rejet des élites et la montée des populismes : rien ne sera crédible tant que persistera cette intuition qu’une infime part de l’humanité s’exonère, en cachette, des devoirs communs et de l’intérêt général. On pourra toujours débattre de ce qui est légal, immoral ou illicite, dans les structures offshore : aucun distingo ne sera audible tant qu’il sera recouvert par ce sentiment d’injustice nourri par l’avidité de quelques-uns.

    Via : http://abonnes.lemonde.fr/idees/art...

  • 18 février

  • [web] L’Éspérance

    Et puis tout à coup (…) est arrivé ce presque rien : le remaniement du gouvernement .
    (…). Juste l’impression d’être trahis par des gens qui semblaient avoir compris que rien ne pouvait être comme avant.

    C’est donc à ça qu"ils" pensent en ce moment ?? (…) On en peut plus des coups "malins". Ce n’est pas ça dont on rêve. Parce que oui on rêve. Envers et contre tout on rêve. Et c’est pas fini.(…)

    Oui nous attendons, nous méritons autre chose que ce mépris, ces calculs politiciens d’un autre âge. Nous avons besoin d’autre chose. D’absence de calcul. De courage. De vie. De spontanéité. Nous ne sommes pas des clients. Nous n’attendons pas qu’on nous vende ou même qu’on nous donne mais qu’on nous aide à partager cet espoir. Ou même un mot plus beau parce qu’il dure plus longtemps : l’Espérance

    Via : Edouard Baer - C’est emmerdant les acteurs qui s’expriment...

  • 20 janvier

  • [web] Voyez-vous ?

    « Ces années 1982 à 95 étaient les années sida, donc tous mes amis mouraient. Et s’il m’arrivait d’amener mes petits copains à la maison, il n’était jamais évoqué qu’on puisse s’aimer, et on ne me demandait jamais rien quand ils disparaissaient. Je me souviens, en particulier, de l’un d’eux, avec qui j’ai été le plus longtemps. Ma mère avait dû voir qu’il était très malade. Mais on ne me demanda jamais rien, voyez-vous. »

    Via : Jean-Paul Cluzel, France cul(ture) - Culture / Next

  • 11 janvier

  • [blog] Pédé pour rien

    Parfois, twitter te sert aussi à enrichir ta culture générale, et c’est très bien.

    Si quand les nègres sont persécutés, tu ne te sens pas nègre,
    Si quand les femmes sont méprisées, ou les ouvriers, tu ne te sens pas femme ou ouvrier,
    Alors, toute ta vie, tu auras été un pédé pour rien

    Jean Genet

  • 29 décembre 2015

  • [blog] Je ne sais pas si je suis de gauche, mais …

    En complément de ce que Autheuil a écrit,

    1. On ne modifie pas une consitution au seul regard du présent, mais à l’aulne du futur
    2. Inscrire dans la constitution, en l’élargissant, une mesure qui était dans la loi est plus qu’un simple ajustement. On s’y prend à deux fois avant de le faire, et certainement pas sous le coup de l’émotion.
    3. Quand on naît français, on est français. Renoncer à ce principe sous condition crée une inégalité entre ceux qui peuvent être déchus (les binationaux) et ceux qui ne le peuvent pas.
    4. C’est peut être très intelligent de couper l’herbe sous le pied de la droite, voire de l’extrême droite, en ciblant de fait les populations maghrébines sur un plan symbolique, mais une constitution n’a pas pour objet de répondre à des calculs politicards.
    5. Pourquoi une mesure jugée "nauséabond[e]", "inacceptable", "dangereuse" il y a cinq ans le serait-elle moins aujourd’hui ?

    Je ne sais pas si je suis de gauche. Si je me reconnais assez dans la définition du socialisme

    Le mot socialisme recouvre un ensemble très divers de courants de pensée et de mouvances politiques, dont le point commun est de rechercher une organisation sociale et économique plus juste. Le but originel du socialisme est d’obtenir l’égalité sociale, ou du moins une réduction des inégalités. Plus largement, le socialisme peut être défini comme une tendance politique, historiquement marquée à gauche, dont le principe de base est l’aspiration à un monde meilleur, fondé sur une organisation sociale harmonieuse et sur la lutte contre les injustices.

    je ne me reconnais certainement pas dans le socialisme tel qu’il est pratiqué aujourd’hui.

    Et je sais que quand des élus socialistes sont capables d’écrire cela sans sourciller, au mépris de leur histoire, de leurs valeurs, de leurs engagements d’hier

    Enfin, d’une manière plus générale, la Gauche doit très rapidement sortir d’une torpeur intellectuelle dictée par une bien-pensance l’empêchant de dépasser ses tabous antiracistes et l’empêchant, par conséquent, de contribuer à des débats sociétaux pourtant fondamentaux comme celui de l’identité nationale.

    c’est que la confusion intellectuelle, idéologique est grave.

    J’ai hurlé contre le discours de Grenoble, et je hurle d’autant plus contre la proposition actuelle, parce que je la juge toujours autant injuste et destinée à monter des communautés entre elles ; et parce qu’elle est portée par un gouvernement qui se dit "de gauche" et "socialiste", et qui hier la vouait aux gémonies.

    Je la combats parce qu’elle est injuste, et je les combats parce qu’ils manquent de cohérence.

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