8 avril

  • [blog] Tout vient à point pour qui sait attendre

    Bernard Cazeneuve vient de décider de l’interdiction des kits mains-libre, en complément de l’interdiction -déjà vieille- du téléphone au portable.

    C’est bien. Mais ce fut long à venir.

    La FFMC -primo inter pares- a été la première à communiquer sur le danger de l’usage du téléphone portable au volant, à l’heure où tous n’avaient d’yeux - de gros yeux - et le portefeuille que pour les radars automatiques.

    Début 2003 (il y a 12 ans !), nous avons mené à la FFMC Paris & Petite Couronne la première opération de sensibilisation (Place Saint Michel), à destination de tout le monde : automobilistes, chauffeurs RAPT, deux-roues motorisés, et cyclistes.

    A l’époque, il y avait peu de bluetooth, peu de voitures pré-équipées, mais beaucoup de kits piétons.
    PNG - 125.6 ko
    Et déjà à l’époque, on commençait à voir (beaucoup trop) de deux roues, le téléphone vissé sous le casque, les inconscients !

    On avait invité la préfecture de police, les officiels de la sécurité routière et de la mairie, bien sûr, aucun n’est venu. Mais on a quand même distribué 10.000 tracts & autocollants cet après midi là.

    Et puis ensuite, plusieurs FFMC locales ont repris l’opération.

    Il aura fallu 12 ans pour que les pouvoirs publics comprennent. C’est bien, mais que ce fut long.

  • Vos commentaires

    • Le 08/04/15, Franck En réponse à : Tout vient à point pour qui sait attendre

      Une bonne chose en effet mais ce n’est pas ça qui arrêtera tout ceux que je vois pianoter sur leur smartphones pour envoyer des SMS (et donc pas de kit main-libre), quant à contrôler effectivement, j’ai un gros doute vu que les effectifs sont drastiquement réduits depuis Sarkozy et que Vigipirate consomme beaucoup !

    • Le 08/04/15, ydikoi En réponse à : Tout vient à point pour qui sait attendre

      De toute façon, le téléphone au volant est tellement rentré dans les mœurs toutes ces années que l’interdiction est très relative, oui.
      Au moins, on peut dire qu’ils envoient un signal positif. Au moins :)

    6 avril

  • [photo] Pont Neuf

    JPEG - 1.3 Mo

  • 24 mars

  • [blog] memories

    Elles étaient là, dans un vieux cartons, au fond de la cave, rangées depuis quelques années, depuis mon dernier départ. Ce n’était pas elles que j’étais venu chercher, mais je les ai trouvées.

    Toutes ces photos (pas loin de 500 j’imagine) d’un autre temps, le début de la dernière décennie du siècle dernier. Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

    USA, Asie du sud, Japon, Chine … ils sont tous là, gravés sur des négatifs et des diapos, tous ces souvenirs d’un tour du monde de fin d’études.

    Et certains montrent un autre monde, comme cette Chine encore endormie, à peine quelques années après que Peyrefitte prophétise le jour où la Chine s’éveillera.

    JPEG - 1.6 MoJPEG - 1.7 MoJPEG - 1.5 MoJPEG - 860.1 ko

    Qui reconnaîtrait dans ces clichés de 1990 déjà un peu passés Shanghai, aujourd’hui l’une des villes les plus modernes au monde ?

    Il me faut les numériser, tous, ces négatifs et diapos, avant qu’ils ne disparaissent, avant que je ne les perde.

    Alors si quelqu’un peut me prêter un scanner de négatifs / diapos, il aurait toute ma reconnaissance éternelle.

  • 20 février

  • [photo] Tuileries

    JPEG - 4.7 Mo

  • Vos commentaires

    • Le 20/02/15, Guillaume En réponse à : Tuileries

      Magnifique !

    12 février

  • [web] Mon sexe est un handicap en Arabie Saoudite

    Etre une femme en Arabie Saoudite, c’est se demander à chaque instant : « Ai-je le droit de faire cela ? »« Suis-je autorisée à… ? » C’est vivre dans une sorte d’angoisse permanente, que je ressens à l’intérieur même de l’hôtel. Et je n’ai pourtant passé que deux semaines dans ce pays. Suffisamment pour refuser catégoriquement de renouveler l’expérience. […]

    Participer, même indirectement, à l’opulence d’un pays qui asservit ses épouses, sœurs, mères, et vomit sur la liberté d’expression, cela est devenu trop dur pour moi. Je n’accepte plus les compromis. L’Arabie Saoudite prospère grâce à son pétrole et à des accords industriels qui affluent de toutes parts. Veolia, Dow Chemical, Shell, ArcelorMittal, Nestlé et tant d’autres multinationales viennent exploiter les ressources en fermant les yeux sur l’autoritarisme religieux et politique qui bride le peuple. Une partie de ces dollars investis dans le pays ont financé pendant des années le terrorisme, l’état islamique en tête, qui combattait le pouvoir Syrien.

    Via : Libération

  • 19 janvier

  • [blog] Laïcard de bas étage

    Voilà que le Pape défend la liberté d’expression et ses limites, déclare que « Tuer au nom de Dieu est une aberration », mais dans le même temps semble trouver des circonstances atténuantes, trouvant « normal » de répondre à une insulte par la violence :

    “Car il est vrai qu’il ne faut pas réagir violemment, mais si M. Gasbarri (responsable du voyage en Asie, debout à ses côtés, ndlr) qui est un grand ami dit un gros mot sur ma mère, il doit s’attendre à recevoir un coup de poing ! C’est normal… On ne peut pas provoquer, on ne peut pas insulter la foi des autres, on ne peut pas se moquer de la foi !“ [1]

    C’est une position sur laquelle sur retrouvent nombre de religieux en France (à l’exception notable du Grand Rabbin [2])

    Mais voilà.

    Je réfute à ces personnes toute autorité pour décider de ce qu’on peut moquer, caricaturer, insulter, rabaisser, humilier, quand ce sont ces mêmes personnes qui ont passé des mois, des années à caricaturer, humilier, rabaisser, vilipender urbi et orbi que ce que je suis, ce que je représenterais, ce que nous sommes, ce que nous représent(eri)ons.

    Ce sont les mêmes personnes qui n’arrivent même pas à inclure dans un texte officiel la simple phrase « Les personnes homosexuelles ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne ».

    Il ne combattent pas pour le respect, car ne pas montrer n’est pas respecter. Respecter, c’est accepter non seulement l’avis différent, mais la proclamation, l’existence au vu et au su de tous de cette différence.

    Non, ils veulent définir de manière unilatérale ce qui peut être caricaturable, ce dont il est permis de rire, selon leurs propres critères, pour que seules soient prises en compte leurs autorisations, et leurs interdictions, à leur bon vouloir discrétionnaire. Ils veulent bien que l’on rie, mais uniquement sur ce qui leur agrée.

    (Bref, je suis en train de devenir un laïcard de bas étage. Paix à mon âme.)

  • Notes

    [2« Si quelque chose est blasphématoire pour moi, je ne le regarde pas. » « Si vous commencez à dire liberté de la presse mais , le mais est coupable. Il n’y a pas de mais . Liberté d’expression et liberté de la presse sont des fondements de notre démocratie. »
    La voix du Nord, 19/1/15

    31 décembre 2014

  • [photo] Der des der

    Ca sera donc la dernière de 2014.

    JPEG - 2.4 Mo

  • 22 décembre 2014

  • [web] Homophobie angélique

    Imagine-t-on une seconde pareil consensus indigné si Florian Philippot avait été photographié, dans les mêmes conditions, mais aux côtés d’une femme ?

    (…)

    Ce qui est signifié ici, c’est que l’homosexualité est une tache, qu’elle est honteuse, que telle une tare inavouable, elle doit pouvoir rester cachée et qu’en définitive elle doit rester cachée.

    (…)

    Le pauvre Philippot est plaint et fait pleurnicher les commentateurs, non pour la publication de photos volées de son couple, mais parce qu’il est homosexuel et que, désormais, tout le monde le sait

    (…)

    L’homosexualité ne devrait pas avoir à être une dimension de la vie privée. J’ai, pour ma part, toujours vécu mon hétérosexualité de manière extrêmement sereine, sans craindre la réaction de ma famille, de mes amis ou de mon milieu professionnel. Je n’ai jamais eu à considérer, comme je crois, n’importe quel autre hétérosexuel, que cette dimension de ma vie, relevait de ma vie privée.

    Via : Libération : Florian Philippot et les homophobes angéliques

  • 17 décembre 2014

  • [blog] Haine brute

    Des habitants de Fréjus

    Il faut l’enlever, ça [la mosquée], ils feront des garages à la place. Ils sont venus en France, ils savaient très bien ce qu’ils venaient faire en France, ils ont voulu venir.

    Il faut la foutre par terre [cette mosquée]. Je suis pour la destruction complète de la mosquée. On a pas à mettre de mosquée, on est quand même un pays catholique depuis heu… plusieurs siècles, hein

    Et Cyril Nauth, maire de Mantes la ville

    Moi je serai peut être le premier maire à dépenser de l’argent public pour éviter qu’une mosquée naisse.
    Imaginez vous vraiment une mosquée à cet endroit, à côté du cimetière, de la salle Jacques Brel ?

    Et en complément, « des homos chez les fachos » sur l’Obs

    Quand on veut comprendre l’extrême droite, il ne faut pas penser à ce qu’elle dit défendre. Il faut penser à ce qu’elle veut éliminer. Désormais, tout le monde l’a bien compris, le véritable ennemi de facholand, c’est le musulman, ce juif du XXIe siècle, cet éternel étranger qui ne sera jamais un Français comme les autres. Seul compte le combat contre lui. Il mérite bien qu’on s’ouvre à tous les autres. Qu’importe la minorité à laquelle on appartient, si cette minorité a les mêmes ennemis.

    Via : Fréjus, Mantes : ces villes FN qui ne veulent pas de mosquée

  • 5 décembre 2014

  • [blog] L’éruption du Fogo

    Eric, avec qui j’avais passé trois semaines au Cap Vert, m’apprend ce matin que le volcan Fogo s’est réveillé, à peine 10 ans après sa dernière éruption.

    Fogo, c’est une île-volcan qui fait partie de l’archipel du Cap Vert. Les villes et villages sont principalement situés sur les pentes extérieures de l’île, le centre étant occupé par deux petits villages au centre de la caldera historique.
    JPEG - 2 Mo
    Voilà ce que j’écrivais à l’époque :

    A 1800m d’altitude, on débouche dans un plateau presque parfaitement circulaire, entouré de murailles de 1000m d’altitudes, avec deux ouvertures correspondant aux trouées de lave des explosions, l’une de 1951, l’autre de 1995. Le paysage est absolument lunaire, on ne l’imaginerait pas autrement, du sable volcanique partout, partout des coulées de lave comme tout juste refroidies, et au milieu, le cône du volcan.

    On ne sait comment, quelques plantes réussissent à trouver un peu d’humidité dans cette aridité au point que les habitants de l’île font pousser leurs cultures, pieds de vigne, pommiers, patates et autres légumes, profitant de chaque coin abrité.

    Ils sont tous restés lors de la dernière éruption. L’un d’eux, qui nous a hébergé dans sa maison d’hôte, nous a raconté comment tout le village, rassemblé sur la place autour des anciens qui racontaient l’explosion de 1951, a attendu pendant les tremblements de terre, puis l’explosion des différents cratères. Quelques maisons ont été touchées, personne n’est mort.


    JPEG - 2.2 Mo
    C’est sur les côtés - comme en 1995- du cône principal (le Pico do Fogo, qui date de l’éruption de 1785) que s’est ouvert le nouveau cratère qui à déjà détruit la moitié du village, ainsi que toutes les terres agricoles, déjà bien maigres.
    JPEG - 2 MoJPEG - 1.9 MoJPEG - 2.5 Mo
    Probable qu’on ne reverra plus le caldeira, avec ses habitants si accueillants, comme il y a quelques années, après cette nouvelle éruption.

    La coulée de lave dans la caldera :
    PNG - 3 Mo

|

blog | photo | web | Suivre la vie du site RSS 2.0