Escales
un Mahé 36 en vadrouille
Escales est un catamaran Fountaine-Pajot Mahé 36 de 2007. Je navigue en solitaire, avec mon chien GG adoptée à Grenade, dans les Antilles, après une transatlantique début 2020.
Quand tu fais la course avec un grain pour arriver avant lui en Martinique #transat #transatlantic #solosailing #fountainepajot #mahe36 https://ift.tt/39OF8nC #instagram pic.twitter.com/Y01SGjxEMd
J’ai fini par me rendormir une petite heure, pour me réveiller avec l’aube. Beaucoup de nuages devant, et derrière. Mais surtout un mur de nuages, et de pluie, devant, vers la Martinique. L’arrivée devrait être pluvieuse.
10h. La mer devient agitée, comme si elle était perplexe face à ces côtes après des milliers de milles sans obstacles. La houle est devenue abrupte, et perturbée. Toujours de la pluie sur Sainte Lucie et la Martinique, je suis à moins de 15 nM de Sainte Lucie et je ne vois toujours rien, même pas l’ombre d’un relief.
11h. Il faut que je me fie à ma cartographie, et l’agitation de la mer dans le canal Martinique - Sainte Lucie pour savoir que je suis à proximité de la côte. La Martinique est dans la brume, ou la pluie, et pareil pour Sainte Lucie.
J’ai failli percuter une barcasse de pêcheurs de Sainte Lucie, ils n’étaient pas visibles dans les creux. Je les ai aperçu au dernier moment, et évités à moins de 50m, ils remontaient un gros thon.
12h30. Terre, enfin ! Je suis à moins de 20 km des côtes, il était temps !
15h. Mouillé anse Caritan, c’est blindé, logique.
Mardi 18 février
La journée a été belle, et longue comme jamais. 95 milles en route directe, près de 130 à faire. C’est frustrant de se savoir si proche, mais ne pas pouvoir faire une route directe. Il faut encore zigzaguer. J’ai hâte, décidément.
Je suis, pour une fois, avec la toile du temps. Il fait nuit depuis un moment, mais je n’ai toujours pas pris mon ris, j’attends le dernier moment avant de dormir un peu. Demain, la journée sera longue.
Mercredi 19 février
Pas eu besoin d’ alarme finalement, debout à 3h. Le vent vient de passer de l’ESE à l’ENE, pas la peine d’aller aussi sud que prévu, j’enlève le ris et vire de bord, cap sur Sainte Lucie, pour garder un peu de marge. Dernier bord ! Arrivée en début d’après midi (début de soirée pour l’Europe)
Quelques chiffres :
25 jours de traversée
2200 milles en route directe, 3350 effectués
134 milles / jour en moyenne, soit 5,6 kt
Plus grande vitesse enregistrée dans le GPS : 16,8 kt (un surf, évidemment)
Samedi 15 février
Pas de grains de la journée, le vent a faibli.
RAS
Dimanche 16 février
Rafale de grains à l’aube, peut être pour compenser le manque d’hier ? On m’avait dit que plus le vent était faible plus le grain était violent, je l’ai confirmé.
Le logiciel de routage persiste à vouloir me faire arriver dans la nuit. Pas que ce soit un problème, l’accès à Ste Anne est facile, mais je n’aime pas arriver de nuit, par principe.
La mer est maintenant constellée de zébrures de rouille, des sargasses en ligne compacte.
Fin d’après midi chiante, à gérer des grains qui n’en finissent pas de se succéder, le vent qui refuse, puis adonne et refuse de nouveau, et qui passe de 13 à 25 kt pour revenir à 15. Je sais que c’est la règle du ‘jeu’, mais ce final est gonflant.
Lundi 17 février
Grand ciel bleu aujourd’hui, pas le moindre grain n’a osé montrer son bout de nez. Du coup, des conditions de navigation idéales, et presque sur la route directe. Il reste un peu plus de 200 milles, arrivée prévue après demain, mercredi.
Position du moment : 16°03N 57°19W
Mercredi 12 février
RAS … Ciel bleu, petits moutons, la mer est plus calme, plus ordonnée. Le vent s’est calmé. Peu de poissons volants, toujours plus de sargasses, en bandes désorganisées.
Ils sont arrivés tous les trois en fin d’après midi, à la queu-le-leu. Le premier grain m’est passé au cul, je venais juste de finir de prendre le ris, alerté par l’écume des vagues qui le précédait. Il m’est passé au cul, j’ai juste eu droit à un peu de pluie et de vent. Les deux autres, plus imposants, lui couraient après.
L’avantage des grains, c’est leur cohorte de nuages, qui me permettent, enfin, d’avoir un coucher de soleil spectaculaire. Jusqu’ici soit il n’y avait aucun nuage, soit le ciel était gris. Point de nuances de rose et d’orange. Cette fois-ci j’ai été gâté.
Jeudi 13 février
Il est 4h30, encore nuit noire, plus pour très longtemps. Le vent s’est enfin réveillé, mais toujours aussi joueur, il fait des écarts de 25°. La lune a déjà perdu son premier quart, il fait bon dehors.
Ma cartographie me donne entre 4 et 5 jours de navigation encore, probablement un ou deux de plus en fait. Pour l’instant je pointe vers la Guadeloupe, encore un peu trop au nord. Le bateau file presque à plat, la houle a baissé, ce n’est plus qu’un petit train de bosses qui régulièrement pousse le bateau, et lui donne un peu de vitesse, comme si elle voulait le presser d’arriver.
Vendredi 14 février
Le soleil s’est levé il y a moins d’une heure, avec une barre grise à l’horizon. Les grains déboulent en rang serré, le vent qui monte et tourne un peu d’abord, puis la pluie. Ca dure quelques minutes pour chacun, et deux ou trois heures après, le ciel est dégagé. Et puis ça a repris vers 11h, jusqu’à la fin de l’après midi. Le vent passe de 13 à 30kt, et de 65° à 110° ! J’ai eu droit à un bon bain, en terminant d’ariser. Les drisses suintent encore, avec l’eau de pluie, la poussière de roche de Lanzarote.
Je viens de me faire dépasser proprement par un VOR 65, « Sissi ». Ce sont des bateaux de course de 20m, créés pour la Volvo Océan Race. Le skipper m’a salué par la VHF, ils sont 17 à bord, et font du 21 kt quand je suis à 7 !
Position du moment 14°57N 51°01W
Dimanche 9 février
La mer s’est calmée. Enfin, non, pas vraiment. Disons qu’elle s’est « étalée », qu’elle a pris ses marques, entre houle et houle secondaire, l’une tamisant l’autre, elles se combinent en une troisième, de biais. C’est confus, ça secoue, mais au moins les coups de butoir sous la plateforme, juste entre les deux coques, sont passés de constants à exceptionnels. C’est « normalement » confortable, enfin.
Curieusement avec mon rythme d’hippocampe (je ne suis pas sûr qu’on trouve beaucoup d’escargots sous la mer), j’ai quand même fait 120 mille sur ces dernières 24h, j’aurais pensé moins.
J’ai terminé hier le deuxième tome d’Hyperion, je l’ai dévoré, il me tarde de lire la suite. J’ai enchaîné aujourd’hui avec Barjavel, que j’avais déjà lu en son temps et dont le Grand Secret, maintenant comme autrefois, se dévore à toute allure. C’est plus facile, plus daté, mais c’est quand même bon.
m’a abandonné, lâchement, en cours de chargement de la météo : il ne répond plus à aucune commande, et plante au moindre bouton d’instruction ou affichage. Heureusement il semble encore bon à récupérer la météo. Heureusement (bis), j’avais aussi acheté Navionics « pour au cas où ». Eh bien le voilà.
Lundi 10 février
Voilà, j’ai atteint « l’autre » 1000 milles, celui avant l’arrivée. Comme les alizés soufflent d’est en ouest, je vais faire un peu plus puisque je dois faire des zigzags autour de cet axe, mais je pense raisonnable de tabler sur une arrivée avant le 22.
Retour du soleil aujourd’hui, le plafond nuageux a fini par se crever. Je retrouve du coup ce soir la lune, pleine, qui illumine la mer de mille feux, c’est spectaculaire. J’aurai eu de la chance de l’avoir avec moi tout le long du trajet.
Mardi 11 février
La mer est toujours parée de son petit panache blanc, mais sous le soleil, cette livrée ne fait que mieux ressortir le bleu intense de l’eau, chargé de profondeur. J’ai vu mes premières sargasses, juste des rameaux isolés. C’est bien tôt, et bien loin. Par contre, peu de poissons volants. Trois se sont échoués sur Escales en tout, sur les trois derniers jours. Et à peine quelques uns qui s’envolent devant moi, apeurés. Ils ont quelque chose de magique à regarder dans leur vol, s’évertuant à rebondir, encore et encore, sur la prochaine vague, d’un énergique coup de queue.
Je croise le Heroic Ace. Le précédent, vendredi dernier, était sur la route Europe - Amérique du Sud, celui là sur celle USA - Afrique. Avec la houle, je ne l’ai vu qu’à 1/2 heure de moi, ses lumières étaient plus faibles que les étoiles, et apparaissaient / disparaissaient au gré de la houle. Quel hasard fait que nous nous retrouvions ainsi, au milieu de rien, à presque équidistance des Amériques et de l’Afrique, à moins de deux kilomètres ?
Il est 20h, 23h à Paris. La lune se lèvera plus tard, elle n’est pas encore prête à faire son entrée.
Position du moment 15°25N 44°52W
Jeudi 6 février
Temps gris, aujourd’hui. Un gris vaguement bleuté au plus haut, qui laisse parfois passer un faible éclat, assez diffus, de soleil. Et juste dessous, des petits moutons, en rangs assez serrés, d’un dégradé de gris. Alors la mer est grise, sauf pour l’écume des vagues, blanche, lorsqu’elles se heurtent à la houle.
La machine a laver s’est remise en route, l’accalmie aura été de courte durée. Et c’est sans compter la belle augmentation des alizés qui est promise pour cette fin de semaine.
Au gré des rafales, je gagne un jour, ou deux, puis les perd presque aussitôt dans les estimations d’arrivées. C’est encore loin, de toute façon, plus de dix jours.
Vendredi 7 février
Tu n’es pas belle, quand je te regarde maintenant, blanche d’écume comme de rage contenue, plissée de mille rides qui troublent à peine les chemins tortueux que les vagues dessinent et effacent aussitôt. Tu es brutale, sonore, jaillissante, impétueuse.
J’ai rencontré un navire, aujourd’hui, le Sakizaya Respect. A plus de 20km de moi, il trace sa route vers le sud ouest, le Brésil. Je me demande s’il ressent cette houle, s’il est destabilisé aussi par ces vagues qui viennent taper contre son flanc.
« on » me dit qu’il n’y a aucun retour à la ligne dans mes textes, un bug. Ca doit être doublement indigeste à lire, ces carnets :-) (désolé, hein, pour ceux qui s’accrochent)
Samedi 8 février
C’est amusant comme l’appréhension disparaît aussi vite que l’évènement est là. Les 30 nœuds ont surgi plus tôt qu’espéré, et plus fort, bien sûr. Pendant plus de six heures, j’ai surveillé le bateau, regardé comment il naviguait dans ces rafales à plus de 35 kt, apprécié comment le pilote récupérait la situation quand il partait en surf à plus de 14 kt dans près de 3 mètres de creux. Tout allait bien, sauf le confort. Impossible de se marcher sans se tenir fermement, les objets qui tombent au sol, le bruit incessant, et fort, de l’eau sur la coque, du vent dans les haubans, des craquements du bateau. Alors j’ai fait comme d’habitude : sous-toilé, grand voile affalée, un bout de génois à l’avant, le bateau avance tout tranquillement, se dandine un peu, le silence est retombé, juste brouillé par les grésillements erratiques de la VHF. C’est doux, presque calme, en tout cas confortable. Voilà qui me fera le WE et le temps que passe cette bourrasque.
Position du jour 16°11N 37°55W
J’espérais que voyager cette fois en camping-car t’offrirait au moins plus de confort : un doux bercement plutôt qu’une essoreuse... A côté de tes aventures, je pense qu’on pourra accepter l’inconfort de te lire sans retours à la ligne ! Tranquillement posés à terre, on t’envoie du soleil et du vent. Biz
Lundi 3 février
Une heure du mat’, j’ai des frissons, je claque des dents et je monte le son … Clac, fait la voile en tombant dans le dévent : je réalise soudainement, le vent qui vire, 40°, me tirant au passage du royaume de Morphée. Le temps d’empanner, clac clac, et c’est reparti, mais dans l’autre sens. Une heure sur le pont, à attendre qu’il se stabilise, ça semble être bon.
Avec un peu de chance, ce régime méditérannéen de chasse au vent qui tourne et se cache est terminé. Place aux alizés, ou ce qu’il en reste, ils n’ont pas l’air bien vaillants.
Je viens de passer le Cap Vert et, 1000 milles (soit env 1800 km) depuis les Canaries.
Comme d’habitude, les prévisions étaient sous-estimées, le vent est bien là (et la mer aussi, façon machine à laver).
Mardi 4
Je leur avais dit, à ceux que la traversée effrayait, du haut de mon expérience de vieux loup de mer avec une seule transat à son actif : “vous verrez, un vrai tapis roulant. Inconfortable, mais un tapis roulant”.
Comme d’habitude j’aurais mieux fait de fermer ma grande gueule. Parce que, hopitin ! Je le savais, hein, je le savais. Mais j’avais oublié, d’une force !, que c’était inconfortable !
Plus de bateaux à mon AIS depuis hier soir, c’est à dire aucun cargo à moins de 100 milles, aucun voilier à moins de 30 ou 40.
J’ai eu les Tibor par sms, ils sont un peu plus au nord que moi, 560 milles devant environ. Ils se traînent, un peu comme moi.
Mercredi 5
J’aimerais bien connaître le nom de ce petit oiseau rase-les-vagues, à peine plus gros qu’une hirondelle. Je me demande bien ce qu’il peut trouver à manger dans cette étendue désertique.
Dérouté (mais de peu) à la demande du CROSS pour prendre des nouvelles d’un voilier avec malade à bord, ils font route vers le Cap Vert, contre vents et courant. Ca doit être dur à bord. Finalement, j’aurai couru plus de temps que prévu, près de 6h, à la poursuite de ce bateau, tout ça pour deux maigres conversations VHF. Qu’importe, il m’a dit que cela lui avait fait du bien, mais il a aussi dû être déçu, pensant sans doute que je l’escorterais jusqu’à Mindelo. « réconfort moral », avait dit le CROSS. J’ai fait ce que j’ai pu : pas grand chose.
Finalement la mer s’est un peu calmée, ou alors elle a tourné, c’est plus probable. La navigation est presque belle, du coup.
Le samedi, c’est jour de gazette. Mais je n’ai pas le talent d’un Rostand, ni la vie aussi trépidante qu’un Cyrano. On ne m’en voudra donc pas de ce style télégraphié, et de ces répétitions banales autour de ces quatre thèmes : trouver du vent, trouver du vent, trouver du vent, (se reposer).
Vendredi 31
Nuit calme, au moteur, RAS.
Le vent se relève en début de matinée, il tiendra, avec toujours trop d’est.
RAS. C’est à dire : tout va bien, le vent, le bateau, l’équipage et le soleil.
Samedi 1er février
Le vent est -un peu- monté dans la nuit, une quinzaine de nœuds. Mais il est retombé, comme un soufflé, en début de matinée.
3h de moteurs, et je remets les voiles, ça fait du bien un peu de silence.
Un peu d’Ouest pour changer, mais ça n’aura pas duré. J’ai toujours trop de sud dans mon ouest, comprenne qui pourra.
Et ce samedi, dans la matinée, monsieur de Bergerac est mort, lâchement assassiné.
Dimanche 2 février
Une semaine, et entre ¼ et 1/3 du trajet effectué. Vu les prévisions pour la semaine, je dirais plutôt ¼ : ça ne va pas souffler brouzoufes.
Position du moment 18°03N, 24°44W, au nord du Cap Vert.
Moyenne sur une semaine : 127 nM soit 5,4 kt
Mercredi 29
La routine commence à se mettre en place : quand le soleil se rapproche de l’horizon, je donne 2 ou 3 tours au génois, ou prends un ris dans la grand voile.
Puis je dîne, avec la nuit tombante et je m’allonge, le minuteur réglé sur 1h. Toutes les heures a minima, je surveille l’horizon et les instruments, pendant 5 bonnes minutes pour être sûr d’être bien réveillé. Puis je me recouche / rendors, jusqu’au matin.
Pendant que l’eau du café chauffe, je largue les tours de génois (et le ris), puis je charge la météo. Et je prends mon café. Ensuite je regarde la météo, et me demande par quel meilleur chemin éviter les deux trous sans vent qui se dessinent. Je charge mes mails, prépare les réponses, et je joue un peu.
L’après midi, je m’allonge et essaye de me reposer, mais ce n’est jamais guère possible, avec ce vent changeant, il faut régulièrement manœuvrer.
Aujourd’hui la mer est grise : le ciel est très voilé. Hier elle était bleu foncé. Parfois elle s’énerve, avec des vagues qui croisent à 90° la longue houle de l’atlantique. Le bateau danse, tape, mais s’adapte. Et puis, presque soudainement, quelques heures plus tard, tout redevient calme, presque sans raison. Alors reprend le dandinement du catamaran qui se laisse porter par la houle, et parfois se prend à rêver de surf, sur une vague plus forte que l’autre.
Je viens de passer le Mont du Tropique, qui culmine à près de 4000m de haut … par rapport au fond de la mer. Et bientôt je vais atteindre « La plaine abyssale du Cap Vert », plus de 5000m de fond !
Encore un écrou qui a sauté, cette fois de la manille reliant la grand voile au vis de mulet ; décidément les gens de Delta Voile Marseille auront fait un travail de sagouin !
Jeudi
Le vent termine de se coucher avec le soleil levant. Il aura tenu la nuit, sur un fil mais je sentais bien qu’il allait lâcher. Pas trop dormi du coup, à guetter le moindre changement et régler le bateau pour qu’il en tire ce qu’il pouvait.
Encore un morceau de plastique qui flotte, pas plus gros qu’une balle de tennis. C’est triste de voir ça.
Le vent fini par se réveiller, plein est, assez inhabituel. Au moins je peux remettre les voiles et avoir un bon angle de marche, et la vitesse qui va avec (5.5kt pour 11kt).
Je profite de ce soleil embrumé, et de cette navigation tranquille : première douche. Ingrédients : un seau d’eau de mer pour se mouiller (fraîche, l’eau !), du shampoing pour se laver, un autre seau d’eau pour rincer, et une bouteille d’eau (préalablement chauffée au soleil) pour se rincer du sel. On se sent comme neuf !
Rachmaninov sur l’iPod, du soleil, peu de houle, le bateau qui avance bien … on est bien, hein Tintin ?
La nuit tombe, le vent faiblit, la grand voile claque plus qu’elle ne fait avancer le bateau, ça sera une nuit au moteur, vraisemblablement
Position du moment : 21°59N 21.21W
Depuis le départ : 577 nM à 5,6 kn de moyenne
Vos commentaires
# Le 19/02/20, Twigga En réponse à : Carnet de bord 9 (et fin)
2 transat.... 👏👏👏👏👏👏👏😉
# Le 20/02/20, ydikoi En réponse à : Quand tu fais la course avec un grain pour arriver avant lui en Martinique #transat #transatlantic #solosailing #fountainepajot #mahe36 https://ift.tt/39OF8nC #instagrampic.twitter.com/Y01SGjxEMd
Merci ;-) (mais en vrai, c’est pas grand chose, juste un tapis roulant, inconfortable mais un tapis roulant lol)