15 novembre

  • [web] Le serment de l’« Hermione »

    Quand la mer et le ciel se confondent dans la même couleur encre, que des nuages affolés ne laissent filtrer que des lambeaux de lune et que le bateau, privé de perspective, s’enfonce dans le noir, le gabier débutant scrute l’obscurité et cherche désespérément ses repères, aucune lumière, pas même la lampe frontale, n’étant autorisée sur le pont. Comment faire, alors, pour escalader les haubans que l’on distingue à peine, se hisser sur la hune ou glisser sous les vergues pour ajuster les voiles ? Il grimpe, anxieux, le cœur battant, mais bientôt grisé par l’effort, l’étrangeté du moment, la sensation de dépassement et puis la certitude d’appartenir à un groupe de givrés magnifiques, qui n’ont plus peur de rien, même pas de leurs émotions, et dont on n’entend plus que les cliquetis des mousquetons.

    Via : lemonde.fr : Le serment de l’« Hermione »

    P.-S.

    Magnifique reportage sur la vie à bord de l’Hermione, plein de poésie, d’émotions, de couleurs, d’humanité.

  • 14 novembre

  • [blog] Un tour en mer

    J’avais depuis longtemps envie de revenir sur mon périple en solitaire. Notamment, je trouvais que le blog que j’avais tenu ne mettait pas assez l’accent sur les photos, que de toute façon je n’avais pas pu traiter dans les meilleures conditions.

    Alors je me suis mis (un peu) à lightroom, jouant des ombres et des lumières, vibrance et saturation, avec une condition : des images en mode paysage (pas comme ci-dessous, donc), parmi celles que je préfère. Une sélection (très) réduite, donc. Il devrait être alimenté au rythme d’une photo par jour.

    Voilà, c’est tout frais, c’est là que ça se passe : un tour en merJPEG - 8.5 Mo

  • Vos commentaires

    • Le 14/11/14, Franck En réponse à : Un tour en mer

      L’est très belle cette photo !

      Je file voir le reste…

    • Le 14/11/14, ydikoi En réponse à : Un tour en mer

      hé, merci m’sieur :)

    • Le 15/11/14, Marco En réponse à : Un tour en mer

      Toujours très belles tes photos. J’aime beaucoup cette vision du monde que tu nous offres et cet art de composer une image originale en jouant des contrastes et de la profondeur de champ. Tu me diras que c’est le principe même de la photo mais si c’était si simple, nous serions tous Man Ray ou Robert Doisneau. Et toi, tu as ce talent de saisir l’instant et de le rendre beau.

      Bravo et merci.

    • Le 16/11/14, ydikoi En réponse à : Un tour en mer

      Hé bah, je dois te dire que tu me scotches un peu là, je ne suis pas sûr de correspondre vraiment à ce que tu décris :-)
      Mais ça fait plaisir de le lire, indubitablement ^^

    31 octobre

  • [blog] Coming out, et "vie privée" … #OnSenFout (ou pas)

    Ne risque-t-on pas de critiquer le fait qu’il parle de sa vie privée ?

    Tim Cook ne parle pas de sa vie privée, il dit seulement que les gens se trompent sur sa vie. Expliquer qu’on n’est pas hétérosexuel, ce n’est pas parler de sa vie privée, c’est corriger la vie privée qu’on nous prête d’office. Dans ce contexte, il n’y a le choix qu’entre mentir ou faire un geste explicite pour corriger. C’est beaucoup moins parler de sa vie privée que par exemple George Clooney qui se marie à Venise. Cela fait bien longtemps que les personnages publics hétérosexuels mettent en avant leur famille, leur hétérosexualité de manière générale, que ce soit dans leur bureau avec leurs photos de famille et de vacances, ou dans leur communication publique, sur Facebook par exemple. Il n’y a pas de raison pour que quand on parle d’homosexualité, tout à coup ça devienne de l’exhibitionnisme.

    Voilà, une petite pierre en plus après les (très) bonnes contributions de @embruns et @sacripanne sur le sujet, qui disent déjà tout.

    Via : « Le coming out de Tim Cook contribue à l'image positive d'Apple » - Libération

  • 19 octobre

  • [web] Va-t-on passer le XXIe  siècle à défaire ce que l’on a fait au XXe  ?

    « Va-t-on passer le XXIe  siècle à défaire ce que l’on a fait au XXe  ? La responsabilité de notre génération politique n’est pas celle-là. Résolument tournés vers l’avenir, nous devons investir pour régler les trois défis de notre temps  : la révolution numérique, le réchauffement climatique et les fractures entre les territoires. Il n’est pas trop tard pour réussir. Tout dépend de nous »

    Via : Martine Aubry réclame une « réorientation de la politique économique » - Libération

  • 3 octobre

  • [blog] Pour mon père, ma mère, mon frère, ma sœur, et les tiens, aussi.

    Parce qu’ils demandent (encore et) toujours l’abrogation de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe ;
    Parce qu’ils ne manifestent pas « contre la PMA », mais contre « la PMA pour les homosexuelles » ;
    Parce qu’ils ne manifestent pas tant contre la GPA, mais contre la possibilité de voir la GPA utilisée par des couples d’homosexuels ;

    Parce qu’une fois encore la famille Dikoi ira battre le pavé avec les odieux.

    Non, je n’ai rien à enlever, pas une seule ligne, pas un seul mot, à ce billet écrit au lendemain de leur toute première manif.

    Pour mon père, ma mère, mon frère, ma sœur, et les tiens, aussi.

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    24 septembre

  • [blog] Cohérence oui, mais point trop n’en faut

    Si la manif des odieux était cohérente dans son refus de la marchandisation du corps humain, elle s’opposerait aux propositions du MEDEF visant à réduire le niveau du SMIC et ainsi faire de la capacité de travail de l’homme une variable soumise à des considérations économiques dépendantes du marché.

    Mais voilà, la manif des odieux n’est pas cohérente, et penche même plutôt à droite (toutes).

    Elle refuse donc d’un côté que des adultes (a priori) responsables disposent de leur corps comme ils le souhaitent, dans les termes qui leur agrée ;

    Mais elle accepte par contre, sans aucun problème, qu’on décide à leur place combien ces mêmes adultes (a priori) responsables valent sur le marché du travail, au coup par coup, au gré des besoins, les positionnant ainsi ni plus ni moins au même niveau que la plus communes des matières premières, au niveau de n’importe quelle marchandise qui s’achète et se vend.

    GIF - 252.6 ko

    Cohérence oui, mais point trop n’en faut.

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    23 septembre

  • [web] Harcèlement de rue

    Alors oui, je sais, il y a les “ouaich la miss” et les “madmouazel, t’es très très charmante”. Mais il n’y a pas de mystères les gens : si les banlieusards et les scarlas sont un peu en avance sur le harcèlement de rue, c’est que la harcèlement de bureau et le harcèlement de bar sont déjà pris. C’est qu’en fait, les banlieusards et les scarlas, on n’a pas trop envie de les voir ailleurs que dans la rue. Les banlieusards, les lascars et les ouaichs investissent l’espace qu’on leur laisse. Je ne dis pas que leur sexisme est moins grave ou moins violent. Je dis qu’il serait temps d’arrêter de ne parler que de celui-ci. Pendant qu’on s’acharne sur celui-ci, celui-là s’assied, déplie ses jambes et s’installe.

    Et de remettre les choses à leur place :

    Non, ce qui est révoltant, ce n’est pas de se faire draguer par un homme de classe inférieure. Non, ce qui est vexant, ce n’est pas qu’il me prenne pour une fille de son quartier.

    Non, le problème n’est pas que son vocabulaire ou sa répartie soit limitées et que sa drague manque de prose ou de mots à trois syllabes.

    Ce qui est révoltant c’est d’être sexualisée, tout le temps, tous les jours, dans tous les contextes.

    Ce qui est vexant, c’est la banalisation de l’insulte sexiste dans l’espace public.

    Le problème c’est que me sens moins légitime à aller et venir dans cet espace. Le problème c’est que malgré mon droit inaliénable de me promener, j’ai envie de m’excuser d’être présente, je me sens comme une intruse sur le pavé, comme une invitée suspecte dont on épierait les faits et gestes. Et le cul.

    Qu’on se le dise une fois pour toute : Le harcèlement de rue n’a pas d’origine géographique, de religion ou de culture (à part celle du viol). Le harcèlement de rue est la conséquence du patriarcat. Et le patriarcat n’est pas défendu par les seuls banlieusards, mais par tous ceux qui croient et affirment qu’il est le fait des autres. Le patriarcat porte autant le costard-cravate Hugo Boss que le survêt Lacoste ou le jean Célio. Mais il semblerait qu’il soit plus aisé de se plaindre de l’autre que de l’un…

    Via : As Clemmie Wonders · Du caractère polymorphe et multicolore du relou en milieu urbain

  • 16 septembre

  • [web] Terrorisme : un projet de loi dangereux

    Dès 1978, la Cour européenne s’était alarmée de ces dérives de l’Etat de droit, dans son arrêt Klass contre Allemagne : « Consciente du danger inhérent à pareille loi de surveillance de saper, voire de détruire la démocratie au motif de la défendre, la Cour affirme que les Etats ne sauraient prendre, au nom de la lutte contre l’espionnage et le terrorisme, n’importe quelle mesure jugée appropriée. »

    Les socialistes ont baissé la garde. Le rapport du socialiste Jean-Jacques Urvoas – président de la commission des lois de l’Assemblée – et de son collègue Christophe Cavard rejetait en mai 2013 la tentation de créer un nouveau délit d’entreprise terroriste individuelle. Un an plus tard, ils s’y sont ralliés, à l’unisson de l’opposition, portant encore plus loin l’incrimination d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste : ce délit, créé en 1996, permet des interpellations à titre préventif, et non plus seulement sur un début d’exécution.

    Via : L’édito du Monde

  • 4 août

  • [blog] Un capitalisme de catastrophe

    @Uber, m’entends-tu ?

    « La rhétorique des sociétés de l’économie du partage tend à célébrer l’utilisation libératrice de la technologie, qui tord l’inefficacité des pratiques sociales héritées tout en libérant les utilisateurs des fardeaux des désagrément et des coûts de transaction. Or, en fait, l’économie du partage incarne le déploiement de technologies permettant d’intensifier les inégalités, notamment par la création de monopoles qui agrègent et cooptent l’effort et les ressources de nombreux utilisateurs, qui sont opposés les uns aux autres au sein des plateformes. Le réseau est en fait anti-communautaire… L’empathie et la convivialité n’y sont plus que des tactiques où aucun secours ne peut-être trouvé sans passer par le prix fixé. »
    Rob Honing, rédacteur en chef du New Inquiry

    Via : Qu’est-ce que l’économie du partage partage ? (3/3) : un capitalisme de catastrophe

  • Vos commentaires

    28 juin

  • [photo] Fierté pluvieuse

  • Vos commentaires

    • Le 29/06/14, Guillaume En réponse à : Fierté pluvieuse

      ... fierté heureuse ? :-)

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