4 août

  • [blog] Un capitalisme de catastrophe

    @Uber, m’entends-tu ?

    « La rhétorique des sociétés de l’économie du partage tend à célébrer l’utilisation libératrice de la technologie, qui tord l’inefficacité des pratiques sociales héritées tout en libérant les utilisateurs des fardeaux des désagrément et des coûts de transaction. Or, en fait, l’économie du partage incarne le déploiement de technologies permettant d’intensifier les inégalités, notamment par la création de monopoles qui agrègent et cooptent l’effort et les ressources de nombreux utilisateurs, qui sont opposés les uns aux autres au sein des plateformes. Le réseau est en fait anti-communautaire… L’empathie et la convivialité n’y sont plus que des tactiques où aucun secours ne peut-être trouvé sans passer par le prix fixé. »
    Rob Honing, rédacteur en chef du New Inquiry

    Via : Qu’est-ce que l’économie du partage partage ? (3/3) : un capitalisme de catastrophe

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    28 juin

  • [photo] Fierté pluvieuse

  • Vos commentaires

    • Le 29/06/14, Guillaume En réponse à : Fierté pluvieuse

      ... fierté heureuse ? :-)

    22 juin

  • [photo] Le guet

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    Un mois que je n’avais posté … il était temps de faire quelque chose

  • 22 mai

  • [web] Nouvelle donne


    En France, depuis un an, il y a eu 300 000 chômeurs en plus, et 500 000 personnes qui ne sont plus comptées parmi eux, car elles sont tombées dans la pauvreté. En un an 800 000 personnes ont donc morflé. Comment voulez-vous que la croissance redémarre dans ces conditions ? D’ailleurs la consommation alimentaire recule depuis quatre mois en France ! C’est dramatique. Cela signifie que des millions de personnes se contentent de nouilles, de pâtes et de riz trente jours par mois.

    Plus on attend le retour miraculeux de la croissance, plus on s’englue dans la crise, on tombe dans la récession, jusqu’au prochain krach. Il n’y a aucun espoir que la croissance revienne, mais on peut créer plus de deux millions d’emplois et ressouder la cohésion sociale, en mettant le paquet sur le logement, les économies d’énergie, le financement des PME, le temps de travail. Quand la prochaine crise éclatera, elle arrivera alors sur un pays beaucoup plus solide, beaucoup plus soudé. Ce sont deux stratégies radicalement différentes. (…)

    Roosevelt, c’est le courage en politique. Il arrive au pouvoir en 1933, dans un pays sinistré, avec des millions de chômeurs. Il n’est plus tout jeune, mais dès la première semaine il agit. Il ferme les banques et fait passer une réforme des banques en une nuit. En trois mois il fait passer quinze grandes réformes. Les banquiers sont furieux, mais il tient bon, sépare les banques, crée l’impôt sur les bénéfices, s’arrange pour améliorer le revenu des paysans. Cela redonne force au peuple. Lorsque la crise est revenue, il a reconnu que le premier New Deal s’était épuisé, alors qu’en France on est dans le déni. (…)

    Il ne s’agit pas de l’idéaliser, mais au moment où l’Europe tombe dans la barbarie, Roosevelt sauve la démocratie et la cohésion sociale. Il a tordu le système économique pour le mettre au service du bien commun. Lors de la conférence de Philadelphie, il donne la priorité à la justice sociale, il montre qu’il n’y a pas de paix durable sans elle. Il explique que dans chaque pays il faut des règles sur le salaire minimum, le temps de travail (…)

    A chaque meeting de Nouvelle Donne, nous concluons en parlant du droit au bonheur, de société de l’équilibre, de la convivialité, et de la fête. Nous n’avons jamais été aussi riches globalement. Nous avons tout pour vivre dans un pays de cocagne. Le seul problème relève du partage : partage de revenu, du travail, du pouvoir, de l’accès à la culture.

    Les Inrocks : Pierre Larrouturou : “Nous pouvons retrouver une prospérité sans croissance”

  • Vos commentaires

    • Le 22/05/14, Guillaume Chocteau En réponse à : Nouvelle donne

      Hello,

      Surpris de trouver un texte de Larrouturou sur ton blog, non pas que tu n’en aies pas le droit, mais plus parce que tu parles rarement de politique partisane.

      Je suis (du verbe "suivre") Nouvelle Donne car d’une part, ils sont offensifs sur les medias, entre autres sociaux, mais aussi car c’est une bulle dans la sphère politique. Et j’ai plein de personnes autour de moi, d’horizons divers, qui s’intéressent ou rejoignent le parti ND.

      Alors, je suis... Et je lis...

    • Le 22/05/14, ydikoi En réponse à : Nouvelle donne

      Comme tu le dis, c’est une bulle :-) Et si beaucoup de leurs propositions me laissent froid (c’est peu dire), je trouve le discours général cohérent, et intéressant.
      Voter pour eux, je ne sais pas. Mais au moins incarnent-ils aujourd’hui une alternative de politique de gauche qui me semble cohérente

    8 mai

  • [blog] TedX : l’agenda gay enfin dévoilé

  • 25 avril

  • [photo] I’m watching you

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  • 12 avril

  • [blog] L’Europe, c’est (pas) que de la merde

    A ma gauche, l’ennemi de l’extérieur : l’Europe. A ma droite, l’ennemi de l’intérieur : la boucherie halal et tout son poids symbolique. Et moi, au milieu, quelque part entre les deux.

    Avec mon iphone qui merdoye, autant dire que j’ai un problème autrement plus important. Un iphone à peine neuf, quatorze ou quinze mois à peine, dont le bouton “marche arrêt” ne marche plus. Ou si, un peu. Ou pas. Enfin, quand il veut, autant dire pas. Bref, imaginez mon état d’esprit : c’est une ca-ta-stro-phe.

    Bien que G. m’assure qu’il est réparable, et qu’on trouve les pièces détachées sur le net, je prends la direction de l’apple store le plus proche pour faire réaliser ça par des professionnels.
    Las, je n’ai plus droit - depuis deux mois - à la garantie Apple. Las également, ce bouton n’est pas réparable.

    Mais le petit génie de prendre son plus beau sourire pour m’annoncer que grâce à la directive européenne 1999/44/CE sur la protection des consommateurs, je bénéficiais du délai de deux ans concernant les vices cachés :

    Le vendeur répond vis-à-vis du consommateur de tout défaut de conformité qui existe lors de la délivrance du bien. En cas de défaut de conformité, le consommateur a droit soit à la mise du bien dans un état conforme, sans frais, par réparation ou remplacement, conformément au paragraphe 3, soit à une réduction adéquate du prix ou à la résolution du contrat en ce qui concerne ce bien, conformément aux paragraphes 5 et 6.

    La responsabilité du vendeur prévue à l’article 3 est engagée lorsque le défaut de conformité apparaît dans un délai de deux ans à compter de la délivrance du bien. Si, en vertu de la législation nationale, les droits prévus à l’article 3, paragraphe 2, sont soumis à un délai de prescription, celui-ci n’expire pas au cours des deux ans qui suivent la délivrance.

    J’aurai donc dès demain un iphone flambant neuf, grâce à une directive européenne que je ne connaissais même pas [1].

    Et le mythe chût, lamentablement. Voilà la méchante Europe, celle qui ne se soucierait que des intérêts des puissants, mais grâce à laquelle nous disposons d’un délai de deux ans pour faire reconnaître un défaut de conformité, quelles que soient les conditions contractuelles du vendeur.

    Oh certes, elle ne manque pas de défaut, reste une grande inconnue mystérieuse, un gros machin (très) imparfait, et trop lent.

    Mais quand elle se bat pour nous défendre (comme pour la directive sur la conservation des donnée), alors il faut le dire.
    Pour - au moins - avoir quelque chose de concret à répondre aux populistes de tous poils.

  • Notes

    [1Mais je ne parle pas, par contre, de cette aberration visant à remplacer un téléphone pour un simple bouton défaillant, plutôt que le réparer …

    Vos commentaires

    • Le 13/04/14, Marco Al Khadouze En réponse à : L’Europe, c’est (pas) que de la merde

      Formidable, en effet, cette Europe qui nous protège si bien en tant que consommateurs tout en s’efforçant de réduire à rien nos droits de salariés et nos mécanismes de solidarité.

      Je vais me payer, un Iphone, tiens. Rien que pour être protégé par l’Europe. Trop cool !

    • Le 13/04/14, ydikoi En réponse à : L’Europe, c’est (pas) que de la merde

      tsss marco … faut peut être juste reconnaître que tout n’est pas noir, ni blanc, ni à jeter avec l’eau du bain ?

      non ?

      (ps : et ça ne concerne pas que l’iphon, si tu as bien lu :p)

    • Le 17/05/14, Casa En réponse à : L’Europe, c’est (pas) que de la merde

      L’Europe nous précipite dans le gouffre

    7 avril

  • [web] La lente agonie du mot « homosexuel »

    Jeremy Peters y note que « le mot de cinq syllabes (“homosexuel") n’a jamais été plus chargé, plus délibérément utilisé et, aux oreilles de nombreux gais et lesbiennes, il n’a jamais eu un écho aussi péjoratif qu’aujourd’hui ». En effet, les milieux religieux et ultraconservateurs américains ont constamment eu recours à des concepts comme « activisme homosexuel », « mariage homosexuel », voire de « lobby homosexuel » ou de « recrutement homosexuel ». Et le professeur de linguistique George P. Lakoff de rappeler l’évidence : « ’Gay’ n’utilise pas le mot sexe, ‘lesbienne’ non plus. Et dans ‘homosexuel’ on a aussi ‘homo’, qui est un vieux terme péjoratif. Le terme rend bien l’idée que cette sexualité n’est pas normale, qu’elle va à l’encontre de Dieu ».

    A présent, l’utilisation du mot « homosexuel » est devenue un indicateur de l’hostilité manifestée dans certains médias envers les droits LGBT. La chaîne Fox, voix de l’Amérique profonde et du Tea Party, a dernièrement été épinglée à ce propos par l’observatoire Equality Matters.

    Via : La lente agonie du mot « homosexuel » :: 360° :: le magazine lgbt de Suisse romande

  • 4 avril

  • [web] Une question d’image et de communication.

    “Is it still possible to have a legally valid personal opinion while being at Mozilla and express it in public ? » La réponse pour un CEO est oui si cette opinion est compatible avec le marketing de la fondation Mozilla, avec le “mix produit”, avec l’imaginaire développé autour de la marque, d’autant plus quand on se présente comme une sorte d’ONG humaniste aux buts forcément louables et universels. Une part respectable du public, et plus important encore, de la communauté Mozilla, a jugé que de financer un organisme souhaitant priver de droits une certaine partie de la population n’était pas acceptable. Je ne vois rien là de « ridicule, honteux, scandaleux ». La question n’est pas tant de savoir si Brendan Eich est un homme talentueux dans son domaine technologique — à vrai dire, à part quelques trolls, je n’ai vu personne en douter —, mais être au sommet d’une organisation exige d’autres qualités. Brendan Eich était juste, comme les faits l’ont prouvé, une erreur de casting à ce poste. C’est essentiellement une question d’image et de communication.

    Via : Embruns : triste jour

  • 1er avril

  • [photo] Poupée russe (à Musée du Louvre)

    Poupée russe (à Musée du Louvre)

    Via : instagram

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