19 octobre

  • [web] Va-t-on passer le XXIe  siècle à défaire ce que l’on a fait au XXe  ?

    « Va-t-on passer le XXIe  siècle à défaire ce que l’on a fait au XXe  ? La responsabilité de notre génération politique n’est pas celle-là. Résolument tournés vers l’avenir, nous devons investir pour régler les trois défis de notre temps  : la révolution numérique, le réchauffement climatique et les fractures entre les territoires. Il n’est pas trop tard pour réussir. Tout dépend de nous »

    Via : Martine Aubry réclame une « réorientation de la politique économique » - Libération

  • 3 octobre

  • [blog] Pour mon père, ma mère, mon frère, ma sœur, et les tiens, aussi.

    Parce qu’ils demandent (encore et) toujours l’abrogation de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe ;
    Parce qu’ils ne manifestent pas « contre la PMA », mais contre « la PMA pour les homosexuelles » ;
    Parce qu’ils ne manifestent pas tant contre la GPA, mais contre la possibilité de voir la GPA utilisée par des couples d’homosexuels ;

    Parce qu’une fois encore la famille Dikoi ira battre le pavé avec les odieux.

    Non, je n’ai rien à enlever, pas une seule ligne, pas un seul mot, à ce billet écrit au lendemain de leur toute première manif.

    Pour mon père, ma mère, mon frère, ma sœur, et les tiens, aussi.

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    24 septembre

  • [blog] Cohérence oui, mais point trop n’en faut

    Si la manif des odieux était cohérente dans son refus de la marchandisation du corps humain, elle s’opposerait aux propositions du MEDEF visant à réduire le niveau du SMIC et ainsi faire de la capacité de travail de l’homme une variable soumise à des considérations économiques dépendantes du marché.

    Mais voilà, la manif des odieux n’est pas cohérente, et penche même plutôt à droite (toutes).

    Elle refuse donc d’un côté que des adultes (a priori) responsables disposent de leur corps comme ils le souhaitent, dans les termes qui leur agrée ;

    Mais elle accepte par contre, sans aucun problème, qu’on décide à leur place combien ces mêmes adultes (a priori) responsables valent sur le marché du travail, au coup par coup, au gré des besoins, les positionnant ainsi ni plus ni moins au même niveau que la plus communes des matières premières, au niveau de n’importe quelle marchandise qui s’achète et se vend.

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    Cohérence oui, mais point trop n’en faut.

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    23 septembre

  • [web] Harcèlement de rue

    Alors oui, je sais, il y a les “ouaich la miss” et les “madmouazel, t’es très très charmante”. Mais il n’y a pas de mystères les gens : si les banlieusards et les scarlas sont un peu en avance sur le harcèlement de rue, c’est que la harcèlement de bureau et le harcèlement de bar sont déjà pris. C’est qu’en fait, les banlieusards et les scarlas, on n’a pas trop envie de les voir ailleurs que dans la rue. Les banlieusards, les lascars et les ouaichs investissent l’espace qu’on leur laisse. Je ne dis pas que leur sexisme est moins grave ou moins violent. Je dis qu’il serait temps d’arrêter de ne parler que de celui-ci. Pendant qu’on s’acharne sur celui-ci, celui-là s’assied, déplie ses jambes et s’installe.

    Et de remettre les choses à leur place :

    Non, ce qui est révoltant, ce n’est pas de se faire draguer par un homme de classe inférieure. Non, ce qui est vexant, ce n’est pas qu’il me prenne pour une fille de son quartier.

    Non, le problème n’est pas que son vocabulaire ou sa répartie soit limitées et que sa drague manque de prose ou de mots à trois syllabes.

    Ce qui est révoltant c’est d’être sexualisée, tout le temps, tous les jours, dans tous les contextes.

    Ce qui est vexant, c’est la banalisation de l’insulte sexiste dans l’espace public.

    Le problème c’est que me sens moins légitime à aller et venir dans cet espace. Le problème c’est que malgré mon droit inaliénable de me promener, j’ai envie de m’excuser d’être présente, je me sens comme une intruse sur le pavé, comme une invitée suspecte dont on épierait les faits et gestes. Et le cul.

    Qu’on se le dise une fois pour toute : Le harcèlement de rue n’a pas d’origine géographique, de religion ou de culture (à part celle du viol). Le harcèlement de rue est la conséquence du patriarcat. Et le patriarcat n’est pas défendu par les seuls banlieusards, mais par tous ceux qui croient et affirment qu’il est le fait des autres. Le patriarcat porte autant le costard-cravate Hugo Boss que le survêt Lacoste ou le jean Célio. Mais il semblerait qu’il soit plus aisé de se plaindre de l’autre que de l’un…

    Via : As Clemmie Wonders · Du caractère polymorphe et multicolore du relou en milieu urbain

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    16 septembre

  • [web] Terrorisme : un projet de loi dangereux

    Dès 1978, la Cour européenne s’était alarmée de ces dérives de l’Etat de droit, dans son arrêt Klass contre Allemagne : « Consciente du danger inhérent à pareille loi de surveillance de saper, voire de détruire la démocratie au motif de la défendre, la Cour affirme que les Etats ne sauraient prendre, au nom de la lutte contre l’espionnage et le terrorisme, n’importe quelle mesure jugée appropriée. »

    Les socialistes ont baissé la garde. Le rapport du socialiste Jean-Jacques Urvoas – président de la commission des lois de l’Assemblée – et de son collègue Christophe Cavard rejetait en mai 2013 la tentation de créer un nouveau délit d’entreprise terroriste individuelle. Un an plus tard, ils s’y sont ralliés, à l’unisson de l’opposition, portant encore plus loin l’incrimination d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste : ce délit, créé en 1996, permet des interpellations à titre préventif, et non plus seulement sur un début d’exécution.

    Via : L’édito du Monde

  • 4 août

  • [blog] Un capitalisme de catastrophe

    @Uber, m’entends-tu ?

    « La rhétorique des sociétés de l’économie du partage tend à célébrer l’utilisation libératrice de la technologie, qui tord l’inefficacité des pratiques sociales héritées tout en libérant les utilisateurs des fardeaux des désagrément et des coûts de transaction. Or, en fait, l’économie du partage incarne le déploiement de technologies permettant d’intensifier les inégalités, notamment par la création de monopoles qui agrègent et cooptent l’effort et les ressources de nombreux utilisateurs, qui sont opposés les uns aux autres au sein des plateformes. Le réseau est en fait anti-communautaire… L’empathie et la convivialité n’y sont plus que des tactiques où aucun secours ne peut-être trouvé sans passer par le prix fixé. »
    Rob Honing, rédacteur en chef du New Inquiry

    Via : Qu’est-ce que l’économie du partage partage ? (3/3) : un capitalisme de catastrophe

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    28 juin

  • [photo] Fierté pluvieuse

  • Vos commentaires

    • Le 29/06/14, Guillaume En réponse à : Fierté pluvieuse

      ... fierté heureuse ? :-)

    22 juin

  • [photo] Le guet

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    Un mois que je n’avais posté … il était temps de faire quelque chose

  • 22 mai

  • [web] Nouvelle donne


    En France, depuis un an, il y a eu 300 000 chômeurs en plus, et 500 000 personnes qui ne sont plus comptées parmi eux, car elles sont tombées dans la pauvreté. En un an 800 000 personnes ont donc morflé. Comment voulez-vous que la croissance redémarre dans ces conditions ? D’ailleurs la consommation alimentaire recule depuis quatre mois en France ! C’est dramatique. Cela signifie que des millions de personnes se contentent de nouilles, de pâtes et de riz trente jours par mois.

    Plus on attend le retour miraculeux de la croissance, plus on s’englue dans la crise, on tombe dans la récession, jusqu’au prochain krach. Il n’y a aucun espoir que la croissance revienne, mais on peut créer plus de deux millions d’emplois et ressouder la cohésion sociale, en mettant le paquet sur le logement, les économies d’énergie, le financement des PME, le temps de travail. Quand la prochaine crise éclatera, elle arrivera alors sur un pays beaucoup plus solide, beaucoup plus soudé. Ce sont deux stratégies radicalement différentes. (…)

    Roosevelt, c’est le courage en politique. Il arrive au pouvoir en 1933, dans un pays sinistré, avec des millions de chômeurs. Il n’est plus tout jeune, mais dès la première semaine il agit. Il ferme les banques et fait passer une réforme des banques en une nuit. En trois mois il fait passer quinze grandes réformes. Les banquiers sont furieux, mais il tient bon, sépare les banques, crée l’impôt sur les bénéfices, s’arrange pour améliorer le revenu des paysans. Cela redonne force au peuple. Lorsque la crise est revenue, il a reconnu que le premier New Deal s’était épuisé, alors qu’en France on est dans le déni. (…)

    Il ne s’agit pas de l’idéaliser, mais au moment où l’Europe tombe dans la barbarie, Roosevelt sauve la démocratie et la cohésion sociale. Il a tordu le système économique pour le mettre au service du bien commun. Lors de la conférence de Philadelphie, il donne la priorité à la justice sociale, il montre qu’il n’y a pas de paix durable sans elle. Il explique que dans chaque pays il faut des règles sur le salaire minimum, le temps de travail (…)

    A chaque meeting de Nouvelle Donne, nous concluons en parlant du droit au bonheur, de société de l’équilibre, de la convivialité, et de la fête. Nous n’avons jamais été aussi riches globalement. Nous avons tout pour vivre dans un pays de cocagne. Le seul problème relève du partage : partage de revenu, du travail, du pouvoir, de l’accès à la culture.

    Les Inrocks : Pierre Larrouturou : “Nous pouvons retrouver une prospérité sans croissance”

  • Vos commentaires

    • Le 22/05/14, Guillaume Chocteau En réponse à : Nouvelle donne

      Hello,

      Surpris de trouver un texte de Larrouturou sur ton blog, non pas que tu n’en aies pas le droit, mais plus parce que tu parles rarement de politique partisane.

      Je suis (du verbe "suivre") Nouvelle Donne car d’une part, ils sont offensifs sur les medias, entre autres sociaux, mais aussi car c’est une bulle dans la sphère politique. Et j’ai plein de personnes autour de moi, d’horizons divers, qui s’intéressent ou rejoignent le parti ND.

      Alors, je suis... Et je lis...

    • Le 22/05/14, ydikoi En réponse à : Nouvelle donne

      Comme tu le dis, c’est une bulle :-) Et si beaucoup de leurs propositions me laissent froid (c’est peu dire), je trouve le discours général cohérent, et intéressant.
      Voter pour eux, je ne sais pas. Mais au moins incarnent-ils aujourd’hui une alternative de politique de gauche qui me semble cohérente

    8 mai

  • [blog] TedX : l’agenda gay enfin dévoilé

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