12 avril

  • [web] Le radicalisme religieux monte en puissance

    Le vent souffle à droite. Et cette nouvelle génération en appelle à des repères qu’elle croit neufs, mais qui sont fort anciens : Dieu et la nature.

    Ce qui est étrange, c’est qu’une partie de la droite et de la gauche se retrouve parfois sur certains points. L’extrême droite et une partie de l’extrême gauche sont devenues les avocats les plus passionnés de la parole religieuse, qu’elles veulent remettre au centre du débat public. Et force est de constater que ça ne marche pas si mal.

    Au sein des trois religions monothéistes, le radicalisme monte en puissance. L’extrême droite se présente aujourd’hui comme pratiquante, l’extrême gauche, elle, défend le plus souvent les libertés religieuses, parce qu’elle considère que critiquer une religion, en l’occurrence l’islam, est une forme de racisme. Et, au milieu de tout cela, il y a une majorité muette et inconsciente du danger qui pèse sur ses droits. Un ventre mou qui n’a pas réalisé qu’il n’y a pas de féminisme sans laïcité.

    Via : Elisabeth Badinter : « La sainte alliance des réactionnaires » - Le Monde

  • 6 avril

  • [blog] La @FNAC, « certifié non conforme »

    J’ai décidé il y a un moment de ne pas acheter de casque bluetooth, vu leur prix. Mais quand Marshall fait une super promo sur une fin de série (79€, en baisse de 50%), je me lance.

    Par habitude, je regarde sur le site de la FNAC s’ils font la promotion. Oui. Et s’il est disponible en magasin. Oui.

    Dans le magasin le plus proche, premier écueil, le prix est encore à 149€. Je m’adresse à un vendeur pour lui signaler. Il me répond qu’il ne peut pas s’aligner sur le prix du web, parce que je n’ai pas la carte adhérent.

    Résumons donc :

    1. Information mensongère
      Il n’est indiqué nulle part sur le site que le prix promotionnel est une offre web (que fnac.com signale toujours), ni qu’il est réservé aux détenteurs de la carte
    2. Pratique commerciale douteuse
      Alors que le prix de vente conseillé du fabricant est de 79€, les magasins de la FNAC affichent le même article deux fois plus cher.
    3. Information mensongère ET pratique commerciale douteuse
      L’objectif de la FNAC, clairement affichée par le manager auprès de qui je me suis plains, est de faire prendre une carte adhérent à 11€/an.
      Pratique commerciale douteuse, puisque pour bénéficier d’un tarif officiel fabricant, et officiellement affiché sur le site, il faut s’enregistrer auprès de la FNAC et donner un certain nombre d’informations personnelles.
      Informations mensongères, puisque il ne s’agit pas d’une simple "adhésion" à la FNAC (souvenir de son (lointain et révolu) passé mutualiste), mais de permettre à la FNAC de pister ses clients consommateurs et en apprendre le plus possible sur eux, tout en leur faisant croire, en les faisant payer cette adhésion, que ce n’est pas eux le produit.

    Je me souviens de la FNAC de la belle époque où les vendeurs étaient de vrais conseillers, utiles et au service (réel) de leurs clients ; je me souviens de la FNAC chouinant qu’internet était en train de tuer le commerce traditionnel.

    Mais en fait, ce n’est même pas vrai, la FNAC se tire elle même une balle dans le pied, et arrive à faire fuir ses clients les plus anciens et les plus fidèles.

    Et c’est là où ce vieux slogan, « certifié non conforme » prend tout son sens.


    PS

    Bien sûr, j’ai immédiatement acheté le casque sur le site du fabricant ¯_(ツ)_/¯

  • Portfolio

    30 mars

  • [web] Une erreur de parents. Aux lourdes conséquences

    Issu d’une famille conservatrice où l’homosexualité est considérée comme une « maladie », l’étudiant estime qu’aucun dialogue n’est possible. « Étant fils unique et ayant une famille qui a à cœur de construire un héritage familial, pour eux, ce serait comme si on leur tirait une balle dans la tête de leur dire que leur seul enfant est homo et séropositif. »

    Mais si Théo tient à protéger ses parents de ce qu’il vit, il considère néanmoins qu’ils ont une part de responsabilité dans ce qui lui arrive aujourd’hui : « Comme je ne pouvais pas parler de sexualité avec eux parce que j’étais gay, je n’étais pas assez prévenu des risques du VIH. Tout découle de ça. » Le rejet de son homosexualité ? « Une erreur de parents. » Aux lourdes conséquences.

    Car c’est justement en voulant vivre ses premières expériences à l’abri du regard de sa famille que Théo s’est mis en danger. Il était encore mineur : des relations sexuelles avec des personnes qu’il venait à peine de rencontrer, « dans des lieux peu recommandables », à la va-vite. « Si j’avais pu m’épanouir dans ma sexualité et assumer mon homosexualité, je n’aurais pas eu à prendre autant de risques. Je ne me serais pas autant négligé. »

    Via : NéonMag : [TÉMOIGNAGE] « Dire à mes parents que je suis séropositif, ce serait comme leur tirer une balle dans la tête » - NEON

  • Vos commentaires

    • Le 31/03/18, Guillaume En réponse à : Une erreur de parents. Aux lourdes conséquences

      Preuve tragique si il en fallait d’autres que ne pas parler d’amour et de sexe aux moments cruciaux, emberlificoté ou non dans la religion (Des laïcs sont aussi coincés !), peut conduire à des comportements à risques pour un individu, une famille, un groupe, des inconnus,...

    14 février

  • [web] sexodiversité

    Sexodiversité. Cette notion doit désormais guider notre perception de la nature, plaide Fleur Daugey. Diversité des appariements avec des couples hétéros ou homos, trios ou quatuors. Diversité des pratiques homosexuelles : de la danse endiablée des autruches au lissage scrupuleux des plumes des perruches, en passant par les baisers des lamantins ou ces postures, dignes du Kama-sutra, adoptées par les mâles dauphins roses de l’Amazone lorsqu’ils copulent. Diversité de la biologie, même, puisque de nombreux poissons, tels le fameux poisson-clown, changent de sexe au cours de leur vie. Homo, bi, trans… Tous les goûts sont dans la nature. André Gide l’écrivait en 1911, dans son essai Corydon. Un siècle plus tard, la science n’a pas encore tout à fait convaincu la société.

    Via : Les animaux ont toujours pratiqué la sexodiversité

  • 3 janvier

  • [web] Résolutions

    J’ai dû dire plein de conneries, donc ne les prenez pas au pied de la lettre. Ne me jugez pas mal sous prétexte que j’ai peut être dit des conneries, ou des choses avec lesquelles vous n’étiez pas d’accord. Ne me détestez pas par principe : on est pas obligé de détester les gens avec qui on est pas d’accord, on est pas obligé de les haïr.

    Servez vous de votre intelligence, de la vôtre : ne misez pas tout sur l’intelligence des autres. Ne faites pas une confiance aveugle à des gens assis […] devant des caméras, qui vous refont le monde et qui ont l’air de savoir de quoi ils parlent. Ils ne savent pas forcément, et leurs intentions ne sont pas toujours très bonnes, ils ne sont pas toujours aussi purs qu’ils voudraient nous le faire croire.

    Ne soyez pas Maccarthyste, c’est l’ambiance en ce moment, l’interdiction professionnelle, le soupçon permanent, l’amalgame … Il y a un gros, gros truc Maccarthyste en ce moment en France, sur un peu tous les sujets d’ailleurs.

    Ne croyez pas toujours aux complots. Croyez aux hasards et aux coïncidences, elles ont beaucoup plus fait dans l’histoire du monde que les complots.

    Informez vous un minimum, quand même un peu, pour qu’on ne puisse pas vous faire avaler n’importe quoi. Maintenant, la question est "où s’informer ?", et je pense que ça va être de plus en plus difficile. […]

    Lisez des livres.

  • 10 novembre 2017

  • [web] Des vertus du temps libre et de l’inutile

    Quand Eliot vient me voir, il n’a pas d’a priori sur l’altérité, mais ça l’intéresse et il m’interroge. Si nous faisions chacun la même chose, interroger l’autre sans a priori, nous nous enrichirions des autres cultures, nous découvririons tous nos points communs et le monde vivrait plus en paix. Nous avons oublié ce désir d’établir une relation sans dépendance, sans contrepartie, qui enrichit et apaise. C’est le « apprivoise-moi » de Saint-Exupéry. Le renard ne comprendra jamais le Petit Prince et je ne comprendrai jamais Eliot, mais cette tentative crée un lien paisible. La société des cachalots est aussi un modèle de solidarité et d’altruisme. S’ils ont réussi à survivre, c’est grâce à cela. Ils peuvent encore nous réapprendre les vertus du temps libre. Et de l’inutile, qui est essentiel. Si on y réfléchit, que recherche-t-on, tous ? Une forme de bien-être. Après avoir satisfait leurs besoins élémentaires, les cachalots passent leur temps à être bien et à caresser les autres. Pas mal !

    Via : [Libé] François Sarano : « Les cachalots peuvent nous réapprendre les vertus du temps libre et de l’inutile » - Culture / Next

  • 23 mai 2017

  • [web] 120 bpm

    Une évidence éclate dès le début de 120 Battements par minute : aujourd’hui les actions coup-de-poing d’Act Up-Paris des années 1990 ne seraient pas tolérées un seul instant par l’État, la police, et une grande partie de la classe politique. Après le 11-Septembre, l’état d’urgence imposé par le quinquennat Hollande et surtout la répression dans les quartiers et les banlieues, une telle explosion de colère militante serait réprimée avec violence. Lors de la projection au Festival de Cannes, la première scène, qui montre les jets de faux sang, a provoqué un « gasp » de la salle si puissant et si vocal qu’on a cru qu’il provenait aussi de la bande-son du film. Robin Campillo nous plonge avec force dans une épopée activiste qui n’a pas d’équivalent aujourd’hui. Cette jeunesse qui s’insurge et qui se défend en attaquant, l’État n’en veut plus.

    Via : Voir « 120 Battements par minute », 28 ans après avoir lancé Act Up-Paris | Slate.fr

  • 8 février 2017

  • [blog] All that we share

  • 22 janvier 2017

  • [web] Emmaüs : nous sommes le monde de demain

    Nous continuerons à affirmer qu’aucun être humain n’est illégal sur terre et que chaque homme, chaque femme, chaque enfant y occupe une place légitime.
    Nous continuerons à lutter, sans concession, contre un modèle qui produit de l’exclusion et qui détruit la planète.
    Nous continuerons à combattre toute forme de résignation et de repli sur soi. Nous continuerons à opposer l’entraide à la compétition et à la concurrence de tou.te.s contre tou.te.s.
    Nous continuerons à défendre la justice sociale, l’accès universel et sans condition aux droits fondamentaux, la solidarité avec les générations futures.
    Nous continuerons à militer pour la liberté d’aller et venir, de créer, d’innover, d’imaginer d’autres possibles.
    Nous continuerons à construire des alternatives, des oasis de liberté et d’égalité. Nous continuerons à prendre des initiatives, petites et grandes, qui remettent l’humain au centre.
    Nous continuerons à rassembler toutes celles et tous ceux qui fabriquent dès à présent les solutions de demain.
    Nous nous déclarons responsables de notre communauté de destin, responsables de l’héritage que nous laisserons à nos enfants.
    Nous sommes les artisans d’une nouvelle forme de radicalité. Une radicalité humaniste et fraternelle.
    Nous sommes les artisans d’une nouvelle forme de radicalité. Une radicalité humaniste et fraternelle.
    Ensemble, nous décrétons l’état d’urgence sociale, écologique et solidaire.
    Ensemble, nous sommes déjà le monde de demain.

    Via : Libération

  • 15 octobre 2016

  • [web] Some work left on faster-than-light travel

    I’m a guy who grew up watching Star Trek—and I’d be lying if I said that show didn’t have at least some small influence on my worldview. What I loved about it was its optimism, the fundamental belief at its core that the people on this planet, for all our varied backgrounds and outward differ­ences, could come together to build a better tomorrow.

    I still believe that. I believe we can work together to do big things that raise the fortunes of people here at home and all over the world. And even if we’ve got some work left to do on faster-than-light travel, I still believe science and technology is the warp drive that accelerates that kind of change for everybody.

    Via : Barack Obama : Now Is the Greatest Time to Be Alive | WIRED

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