10 novembre

  • [web] Des vertus du temps libre et de l’inutile

    Quand Eliot vient me voir, il n’a pas d’a priori sur l’altérité, mais ça l’intéresse et il m’interroge. Si nous faisions chacun la même chose, interroger l’autre sans a priori, nous nous enrichirions des autres cultures, nous découvririons tous nos points communs et le monde vivrait plus en paix. Nous avons oublié ce désir d’établir une relation sans dépendance, sans contrepartie, qui enrichit et apaise. C’est le « apprivoise-moi » de Saint-Exupéry. Le renard ne comprendra jamais le Petit Prince et je ne comprendrai jamais Eliot, mais cette tentative crée un lien paisible. La société des cachalots est aussi un modèle de solidarité et d’altruisme. S’ils ont réussi à survivre, c’est grâce à cela. Ils peuvent encore nous réapprendre les vertus du temps libre. Et de l’inutile, qui est essentiel. Si on y réfléchit, que recherche-t-on, tous ? Une forme de bien-être. Après avoir satisfait leurs besoins élémentaires, les cachalots passent leur temps à être bien et à caresser les autres. Pas mal !

    Via : [Libé] François Sarano : « Les cachalots peuvent nous réapprendre les vertus du temps libre et de l’inutile » - Culture / Next

  • 23 mai

  • [web] 120 bpm

    Une évidence éclate dès le début de 120 Battements par minute : aujourd’hui les actions coup-de-poing d’Act Up-Paris des années 1990 ne seraient pas tolérées un seul instant par l’État, la police, et une grande partie de la classe politique. Après le 11-Septembre, l’état d’urgence imposé par le quinquennat Hollande et surtout la répression dans les quartiers et les banlieues, une telle explosion de colère militante serait réprimée avec violence. Lors de la projection au Festival de Cannes, la première scène, qui montre les jets de faux sang, a provoqué un « gasp » de la salle si puissant et si vocal qu’on a cru qu’il provenait aussi de la bande-son du film. Robin Campillo nous plonge avec force dans une épopée activiste qui n’a pas d’équivalent aujourd’hui. Cette jeunesse qui s’insurge et qui se défend en attaquant, l’État n’en veut plus.

    Via : Voir « 120 Battements par minute », 28 ans après avoir lancé Act Up-Paris | Slate.fr

  • 8 février

  • [blog] All that we share

  • 22 janvier

  • [web] Emmaüs : nous sommes le monde de demain

    Nous continuerons à affirmer qu’aucun être humain n’est illégal sur terre et que chaque homme, chaque femme, chaque enfant y occupe une place légitime.
    Nous continuerons à lutter, sans concession, contre un modèle qui produit de l’exclusion et qui détruit la planète.
    Nous continuerons à combattre toute forme de résignation et de repli sur soi. Nous continuerons à opposer l’entraide à la compétition et à la concurrence de tou.te.s contre tou.te.s.
    Nous continuerons à défendre la justice sociale, l’accès universel et sans condition aux droits fondamentaux, la solidarité avec les générations futures.
    Nous continuerons à militer pour la liberté d’aller et venir, de créer, d’innover, d’imaginer d’autres possibles.
    Nous continuerons à construire des alternatives, des oasis de liberté et d’égalité. Nous continuerons à prendre des initiatives, petites et grandes, qui remettent l’humain au centre.
    Nous continuerons à rassembler toutes celles et tous ceux qui fabriquent dès à présent les solutions de demain.
    Nous nous déclarons responsables de notre communauté de destin, responsables de l’héritage que nous laisserons à nos enfants.
    Nous sommes les artisans d’une nouvelle forme de radicalité. Une radicalité humaniste et fraternelle.
    Nous sommes les artisans d’une nouvelle forme de radicalité. Une radicalité humaniste et fraternelle.
    Ensemble, nous décrétons l’état d’urgence sociale, écologique et solidaire.
    Ensemble, nous sommes déjà le monde de demain.

    Via : Libération

  • 15 octobre 2016

  • [web] Some work left on faster-than-light travel

    I’m a guy who grew up watching Star Trek—and I’d be lying if I said that show didn’t have at least some small influence on my worldview. What I loved about it was its optimism, the fundamental belief at its core that the people on this planet, for all our varied backgrounds and outward differ­ences, could come together to build a better tomorrow.

    I still believe that. I believe we can work together to do big things that raise the fortunes of people here at home and all over the world. And even if we’ve got some work left to do on faster-than-light travel, I still believe science and technology is the warp drive that accelerates that kind of change for everybody.

    Via : Barack Obama : Now Is the Greatest Time to Be Alive | WIRED

  • 3 juillet 2016

  • [web] Le plus grand bar gay du monde

    Avant Internet, les homos n’apprenaient du monde que ce que leur entourage — souvent hétérosexuel, c’est statistique — leur en disait. Autant dire que les questions que se posent un jeune homo restaient longtemps au fond de sa mémoire. Avec parfois des dangers : avant le web, il était par exemple très dur d’informer les jeunes gays sur le SIDA, ou en tout cas très dur pour eux d’aller se renseigner.
    (…)

    Ni l’homophobie, ni la peur d’être soi-même n’ont disparu grâce au web. Néanmoins aujourd’hui, les gays ne sont plus seuls. Où qu’ils soient, du Castro au fin fond de la Creuse, ils peuvent trouver de l’aide et parfois simplement les pairs dont ils ont désespérément besoin pour grandir et s’assumer. En somme, le web est le plus grand bar gay du monde, où l’on se console, se rencontre et on se promet que ça ira mieux demain, dans un monde plus libre.

    Via : Plus jamais seul : ce que le web a changé pour les gays - Numerama

  • 15 juin 2016

  • [web] Hystérie collective

    La société occidentale est tellement homophobe qu’elle engendre des gays qui détestent ce qu’ils découvrent être au point de se suicider dix fois plus que la moyenne, que se tenir par la main dans la rue reste une activité à haut risque, que l’immense majorité des homos ne sont pas « out » sur leur lieu de travail, que « pédé » est l’insulte la plus répandue et que « se faire enculer » est l’expression la plus méprisante dont dispose notre vocabulaire, que des millions de mecs préfèrent vivre malheureux avec une femme et sucer des bites d’inconnus la nuit sur des parkings plutôt que de faire leur coming out, mais circulez y a rien à voir, l’homophobie régresse on vous dit.

    Via : Ad Virgilium

  • 20 mai 2016

  • [] Liberté, Egalité, Diversité

    Ce travail [contre les discriminations] ne peut se faire que de manière groupée.
    C’est sans doute aux hétéros de défendre les homos, c’est sans doute aux hommes de défendre les femmes, c’est sans doute aux blancs de défendre les noirs, c’est peut être aux homos de défendre les arabes

    Catherine Tripon, porte parole de l’Autre Cercle

    Et cela fait fortement écho à ceci : Pédé pour rien

    Via : Liberté, égalité, diversité : Lutte contre l’homophobie : un combat au quotidien - Replay

  • 30 avril 2016

  • [web] Les athées, une espèce en voie de disparition ?

    Autant d’actualités qui confirment que l’époque est hostile aux libres-penseurs, où qu’ils se trouvent. Au-delà du blasphème, mobile du massacre de Charlie Hebdo en janvier 2015, c’est bien la croyance en l’inexistence de Dieu qui est visée.
    Si la persécution de l’athéisme gagne logiquement du terrain dans des régions travaillées par un profond retour du religieux ou par de puissants mouvements fondamentalistes, les nations de tradition séculière tendent quant à elles à répondre aux malaises identitaires qu’elles traversent par une analyse d’ordre communautaire, définie par l’appartenance religieuse des uns et des autres.
    En Europe occidentale et en Amérique du Nord, l’idéal d’une société harmonieuse semble se limiter à l’image d’une tolérance entre différents groupes religieux, et non plus à la construction d’une appartenance commune et neutre. Au pire, les athées font figure de cibles toutes désignées. Au mieux, ils ne sont pas pris en compte dans une vision de la société qui pourrait se résumer à une mosaïque religieuse, où les institutions étatiques feraient figure d’arbitre.
    Face à cet horizon, l’avenir des athées se résume à une alternative radicale : disparaître ou s’institutionnaliser, devenir une antiquité du temps lointain des idéologies séculières ou alors se structurer en communauté spirituelle pour traiter d’égal à égal avec les religieux de tous bords.

    Via : Les Inrocks

  • 27 avril 2016

  • [web] Cette étrange obsession française pour le voile

    Le mot « laïcité » est polémique depuis sa création en 1871 par les militants anticléricaux. À l’époque, il servait à contrer le pouvoir de l’Église catholique ; à présent, il est utilisé pour définir une identité française qui exclut les musulmans. Dans les deux cas, les femmes sont considérées comme un danger potentiel pour la République. Au XIXe et au début du XXe siècle, on soupçonnait les Françaises d’être sous l’influence des prêtres ; au XXIe siècle, ce sont les femmes musulmanes dont les foulards sont le signe d’un « défaut d’assimilation » inacceptable, et d’un refus agressif de l’égalité soi-disant caractéristique de la République.

    Leurs pieuses déclarations sur l’égalité sont en totale contradiction avec leur profond malaise dès qu’il s’agit de partager le pouvoir avec l’autre sexe. La séduction est pour eux une alternative préférable.

    l’hystérie politique sur le voile doit être comprise non pas comme une réponse simple et logique au terrorisme, ni comme la défense de l’égalité de genre. C’est plutôt une façon de nier la persistance d’inégalités à l’intérieur de la société française (inégalités qui vont du genre à la race et à l’ethnie)

    Via : http://orientxxi.info/magazine/cett...

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