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Articles de cette rubrique

    6 novembre

  • [web] Deux ados armés de sauce tomate nous inquiètent plus que les multinationales qui enclenchent des bombes à retardement climatiques

    Nul ne peut plus ignorer qu’un tableau de Van Gogh a été symboliquement maculé de rouge, mais, hormis ceux qui suivent de près l’actualité environnementale, combien de nos concitoyens savent que Total parachève ces jours-ci des expropriations de masse préalables à la destruction méthodique d’un immense et inestimable biotope en Ouganda, aux fins d’exploitation pétrolière ? Qui sait que la major française a déposé début septembre une demande d’exploitation de gisements gaziers au large des côtes sud-africaines, pour l’équivalent probable de 1 milliard de barils de pétrole ? Deux adolescents armés d’un pot de sauce tomate nous inquiètent plus que les multinationales qui enclenchent, chaque jour ou presque, des bombes à retardement climatiques.
    via lemonde.fr

  • 18 octobre 2018

  • [web] La lutte contre le réchauffement climatique n’est rien d’autre qu’une diversion

    Toute la fable du changement individuel se déroule là, sous nos yeux. Le mythe fondateur de l’écologie libérale, qui voudrait résoudre l’équation de la survie de l’espèce en la réduisant à des habitudes de consommation personnelle. Complet hold-up sémantique, qui nous raconte ad nauseam que « l’homme » est à l’origine du réchauffement climatique – il y a même un mot pour ça, « l’anthropocène » – et que la « bonne volonté » suffira à en sortir. En consommant autrement, mais en continuant à consommer tout de même. Une performance de contorsion sémantique à faire pâlir un champion régional de limbo.

    Car ce n’est pas « l’homme » – ou son synonyme, l’« activité humaine » – qui bouffe la planète, c’est le capitalisme. Le consommateur, lui, n’y est pour rien. Ce sont un demi-siècle d’empilement agressif des richesses, d’exploitation dérégulée des ressources naturelles, de croissance économique à tout prix et de déréglementation des flux de capitaux et de marchandises qui nous ont menés à cette situation désespérée. Notre consommation est la conséquence de ce modèle, en aucun cas sa cause. Sans remise en cause du capitalisme, aucune amélioration climatique n’est envisageable.

    Mais on a beau chercher (…) une critique systémique : pas un mot, pas une réprimande, pas même une tape sur les doigts. Surtout, évitons le sujet du modèle politique et économique. Dans les conversations autour du climat, le capitalisme, c’est Voldemort – on ne le nomme pas, par crainte de représailles.

    Via : Tribune : pour en finir avec l’écologie libérale

  • 2 octobre 2018

  • [web] Le champ de la haine & les esprits faibles

    (…) Devenu le symptôme de la droite la plus décomplexée, qui s’attaque en révisionniste aux marqueurs de notre histoire contemporaine,(…) pourquoi un Zemmour peut-il écrire cela aujourd’hui et en être approuvé ?(…)

    (…) La gauche française n’offre plus de projet collectif : elle-même macère dans la réaction à ses propres échecs. La droite ? Elle ne sait plus se situer entre nationalisme et libéralisme, ni souder les deux, comme y parvint le gaullisme. Le macronisme ? Une pensée en creux, modeste par défaut, ne peut rallier les foules. Il ne reste aux esprits faibles que le passé, malléable, dans lequel se complaire, infiniment.

    Via : Guy Sorman : « Eric Zemmour a élargi le champ de la haine » - Le Monde

  • Vos commentaires

    10 août 2018

  • [web] Radicalité

    Qu’est-ce qui, dans son parcours, explique sa radicalité ? Il rétorque : « C’est aux gens de droite qu’il faut poser la question : comment font-ils pour être si peu en colère ? Comment peuvent-ils adhérer à l’ordre social tel qu’il est sans avoir ce sentiment de révolte ? »

    Via : (Le Monde) Edouard Louis : la vie avec ses frères d’armes et d’esprit

  • 2 juillet 2018

  • [web] Sauver son âme

    Je continue sans escale vers les îles du Pacifique parce que je suis heureux en mer, et peut-être aussi pour sauver mon âme !

    (Bernard Moitessier, la Longue Route)

    Via : Libération : Golden Globe, l’ancienne vague

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