Archives mai 2009

    28 mai 2009

  • [blog] Loi contre la téléportation illégale

    Excellentissime !

    c’est chez l’actu en patates (via guim)

  • 27 mai 2009

  • [blog] Ayez le courage : ne faites rien !

    C’est (un peu) touffu, mais ça vaut son pesant de cacahuète, c’est à lire jusqu’à la dernière ligne, en dégustant, en savourant, en se pourléchant les babines d’un argumentaire implacable … et si cinglant ;-)

    En somme, estimer l’exposition au risque des motocyclistes à la manière de la Sécurité Routière implique de multiplier un parc de machines inconnu par un kilométrage ignoré et qui, s’il ne l’était pas, ne constituerait cependant pas à lui seul un indicateur valide.

    Le nouveau permis de Christian Gérondeau n’a pas tué la moto : il a juste tué des motards.

    Sociomotards : la longue durée

    Il faut faire parvenir ça, de toute urgence, à Michèle Merli :-)

    Encoooooore !

  • 26 mai 2009

  • [blog] Le bal des pleureuses

    Voilà un billet que je gardais depuis longtemps, procrastination oblige. Et puis, hadopi est passé depuis un moment, et un moment, dans notre société de la consommation immédiate, c’est une éternité.

    Mais voilà que la motivation revient par une fenêtre dérobée, alors je m’y lance.

    Reprenons. Si Narvic, Autheuil et Readwriteweb débattent aujourd’hui des motivations liées au débat (et il faudrait que j’en reparle, parce que je trouve qu’ils n’ont que partiellement raison dans leurs arguments respectifs), c’est encore plus loin qu’il faut remonter, aux fondamentaux de cette loi : la volonté du gouvernement de récolter des adresses IP et condamner, via une autorité administrative, son propriétaire à une coupure internet , sans préjuger d’une condamnation légale et sans vérifier que le titulaire de l’abonnement soit effectivement le fautif.

    C’est sur ces trois principes que les critiques se sont essentiellement appuyées, et tout particulièrement cet abandon de la présomption d’innocence si chère à notre droit français.

    Que ce soit Numerama, média qui a fait le plus remarquable travail d’information et d’investigation sur le sujet :

    Dans le cinquième épisode de la deuxième saison de l’examen du projet de loi Création et Internet, un personnage est mort : la présomption d’innocence.
    Hadopi SE2E05 : La présomption d’innocence ? "Une petite bête"

    Ou même des pointures comme Tristan Nitot :

    En colère, parce que les valeurs auxquelles je tiens sont bafouées, de la présomption d’innocence (on est coupable aux yeux de l’Hadopi tant qu’on a pas prouvé son innocence), le fait que des sanctions soient prises par une autorité administrative et non judiciaire, ainsi que la liberté d’Internet.
    En colère

    ou une autre, JM Planche :

    • Les mécanismes de délation par des parties "non neutres" et d’identification à partir d’une adresse IP ne m’apportent aucune garantie de sécurité, de sérieux et d’identification des réels coupables,
    L’automatisation du processus, jusqu’à la coupure d’un accès Internet, sans décision de justice et donc sans réelle garantie de défense remet en cause beaucoup de valeurs,
    • Le renversement de la charge de la preuve, où l’usager devra prouver qu’il ne peut pas "pirater" grâce à l’utilisation d’un logiciel qui n’existe pas et dont on ne connaît pas la portée, ni même la disponibilité pour le matériel que j’utilise est une atteinte au bon sens et à mes libertés individuelles et à la sécurité de mes données et de mes activités. Activités toutes légales et fortement créatrices de valeur, d’emplois et de taxes sur le territoire Français, je précise.
    Ma position sur l’Hadopi : en 2 mots et en preuves

    en passant par tout plein d’illustres inconnus de mon acabit, la question « radar hadopi innoncence » génère près de 20 pages de réponse dans Google.

    Faut-il crier au scandale face à ces mesures ? Evidemment oui.
    Faut-il crier à la nouveauté ? Peut être pas :

    HADOPI vs … 
    « nouveauté » HADOPI Sécurité Routière
    Surveillance du réseau via des automates Spywares Radars automatiques
    identification automatisée des contrevenants via leur numéro d’identification unique Adresse IP Plaque d’immatriculation
    Lettre d’avertissement x
    Sanction contre … le titulaire de l’abonnement le titulaire de la carte grise
    Renversement de la charge de la preuve

    Non, rien de bien neuf dans cet HADOPI, que de la remise au goût du jour de procédés déjà actifs depuis … 2004. A l’époque, seuls les motards en colère tenaient cette position que tous les geeks et autres épris de liberté ont maintenant. A l’époque, seuls les motards en colère criaient au scandale. A l’époque, tous les autres n’ont pas réagi. Normal, ils n’étaient pas concernés

    La FFMC a affirmé son désaccord avec ce système de mise sous surveillance parce qu’il porte un coup sérieux à la présomption d’innocence, au droit à la défense, et au respect de la vie privée.

    […] La FFMC appelle les motards, et au-delà l’ensemble des usagers de la route et acteurs de sécurité routière, à amplifier la mobilisation pour exiger que l’éducation à la sécurité routière et la formation des conducteurs soient développées et le contrôle sanction automatique supprimé.
    La FFMC appelle à amplifier la mobilisation contre le contrôle sanction automatique

    JM Planche est inquiet pour ses libertés fondamentales ? Tristan Nitot est en colère ? C’est tout le mal que je leur souhaite, je n’ai pas l’impression qu’ils l’étaient en 2004, comme tous ceux qui nous riaient au nez à cet époque.

    Ils se plaignent qu’une autorité administrative puisse couper l’accès à internet pendant six mois, alors que la jurisprudence existait déjà : un préfet peut supprimer un permis de conduire dans l’attente d’un jugement.
    Et qu’on parle maintenant d’une deuxième peine administrative : la rétention - sur le bord de la route - du permis de conduire, en attendant la décision du préfet, qui prendra lui même une décision en attente du jugement !

    À la suite d’un accident mortel, l’automobiliste soupçonné d’avoir commis un excès de vitesse ou d’avoir à tort doublé une personne (…) pourra voir son permis suspendu durant 72 heures. Une mesure administrative suivie d’une suspension préfectorale allant jusqu’à un an [dans l’attente du jugement]
    Le Figaro : les voitures des chauffards bientôt confisquées

    Ils se plaignent de la difficulté de prouver son innocence, une soit-disant nouveauté, alors que les formulaires des radars automatiques font tout pour que le titulaire de la carte grise dénonce le conducteur, et que l’Etat renacle à accepter les contestations

    Dans la discussion sur HADOPI, les arguments ne portaient pas sur la liberté individuelle, ou sur la présomption d’innocence, mais sur l’argent des artistes maisons de disque. En matière de sécurité routière, les journalistes ne s’interrogent pas non plus sur ces sujets, mais sur l’aspect financier :

    La confiscation est une source de revenus pour l’État. Mais nécessitera une meilleure organisation des tribunaux. « Nous nous sommes aperçus que les garages tiraient sur la corde pour nous facturer plus de frais de gardiennage…, explique un procureur du nord de la France. Sans compter les cas où le tribunal oublie de se prononcer sur l’avenir de la voiture après une saisie qui reste ainsi des semaines chez le garagiste. »
    Le Figaro : les véhicules confisqués seront vendus ou détruits

    Je les entends déjà, ceux qui dans ces commentaires ou ailleurs, ne manqueront pas de dire "ah oui mais c’est pas pareil, les voitures, on sauve des vies".

    Mais le principe même d’un principe, c’est qu’il est intangible. Et la présomption d’innocence aurait dû rester un principe. Et quitte à être polémique dans ce billet, allons encore plus loin : le débat de fond est bien plus important que celui de la vie humaine, c’est celui de la liberté, et de la démocratie.

    Soyez inquiets messieurs, mesdames, il ne vous reste plus que ça. Et vous verrez bien assez vite que nous sommes loin d’avoir tout vu.

    Et laissez nous la colère. Et la tristesse, l’amertume, la rage d’avoir eut raison trop tôt.

  • Vos commentaires

    • Le 26/05/09, Un téléchargeur chauffard riailléen En réponse à : Le bal des pleureuses

      Tu me l’enlèves de la bouche. Je voulais faire la comparaison aussi... Tu peux également faire le parallèle avec les allocations familiales.

      Si tout cela ne relève pas d’UNE vision POLITIQUE des liens sociaux de notre société, c’est que je n’ai rien compris. Si cela ne relevait que d’un domaine, on se dirait "une erreur ? Une mauvaise compréhension ...". Mais là... Application à plusieurs domaines (Dont tout le monde se fout sauf quelques illuminés) de la MEME idéologie... Le mot est lâché !

      Mais moi, je m’en fous, j’ai mes 12 points et ma connexion internet... ALors, le principe de présemtion d’innocence, je m’en tamponne, car je ne suis pas concerné...

       :(

    • Le 27/05/09, Marco En réponse à : Le bal des pleureuses

      Et comme l’indépendance de la justice n’est plus un dogme désormais, on voit bien de quel genre d’idéologie il s’agit.

      Mais bien vu pour le parallèle. Hélas, on n’est pas au bout de nos peines, je pense.

    20 mai 2009

  • [blog] So you say it’s not ok to be gay ?

    Une video collaborative, réalisée par un petit mec sympa, gay et Australien, pour dire aux homophobes tout le mal que l’on pense de leur cervelle étriquée (c’est minable qui le dit, et il a raison)

    C’est meugnon, et j’aimerais pouvoir le dire comme ça, parfois : fuck you, fuck you very very much

  • Vos commentaires

    • Le 20/05/09, Un hétéro riailléen En réponse à : So you say it’s not ok to be gay ?

      Oui, mais "fuck you" ne représente pas la même chose dans la langue de Shakespear et la notre...

       :)

    18 mai 2009

  • [blog] Corse, étape 3 : l’arsouille

    Après Aullène (voir l’étape 2), c’est à Corte que nous sommes basés pour trois jours. Et c’est en terrasse, sous la statue de Pascal Paoli, dans une ambiance franchement jeune (Corte est la ville universitaire corse) et plus chaude qu’Aullène, que nous retrouvons deux collègues de boulot d’un membre du club. Forcément, entre motards, on parle moto.

    La mauvaise foi grimpe doucement, et comme à ce jeu là je ne suis jamais le dernier, me voilà à taquiner ce jeune blanc bec barbu sur son assertion d’avoir la meilleure moto pour les pif-paf corses (et, forcément, le meilleur conducteur dessus). Logiquement, nous terminons donc avec bravache, à décider que la balade du lendemain les intégrera, pour leur dernier jour sur l’île, afin de voir d’un peu plus près celui qui a la plus grosse.

    Mais l’épisode tournera court. Entre la circulation assez dense somme toute sur cette grande nationale (N197) aux courbes impeccables et revêtement parfait ; les traine-couillons qui refusent de se faire doubler, voyant leur équation imaginaire (« j’ai une moto de circuit donc je roule vite et bien ») s’effondrer ; et la timidité du blanc-bec et de son compagnon, qui n’osent pas doubler les précités ; il n’y aura eu que quelques virages dans lesquels ils auront (un peu) mis la pression, suivis d’assez près par ma teutone endiablée (ESA mode "sport", suspensions contraintes au maximum, technique) et la Kawa Z1000 de notre adhérent, Cruchot motocycliste de son métier, et donc forcément à l’aise. Ils nous quitteront donc à la pause matinale, à St Florent, préférant vivre leur vie, reconnaissant à demi-mots leur surprise d’avoir été suivis de cette manière. Quant à moi, je touche là le début de mes limites, assez conscient que s’ils avaient ouvert un peu plus, j’aurais été totalement incapable de suivre le rythme.

    Cette demi-matinée nous aura en tout cas laissé un léger goût de "pas assez". Aussi, nous décidons au retour, de profiter de la route de Bastia à Corte. L’Hayabusa, Cruchot et moi décidons donc de profiter d’une route sans intersections pour laisser le groupe rapide à son rythme, et nous faire une petite arsouille.

    La technique d’Hayabusa est simple : il attaque le virage de là où il est (hum …), se replace dans le virage d’un bon coup de frein (re-hum …), et lâche les canassons en sortie. De quoi assurer que quiconque (et donc moi), avec une technique plus ou moins proprette, lui colle au train dans le virage, avant de se faire distancer à la sortie … jusqu’au virage suivant.

    Mais rapidement, je m’enhardis à monter Titine dans les tours en sortie de virage, Hayabusa sent plus qu’il ne voit le museau de ma baleine lui coller aux basques dès l’entrée de virage, que je suis obligé de donner un peu de frein arrière pour ne pas lui faire l’exter (c’est que j’ai pas l’habitude, moâ) … bref, la pression monte méchamment, la concentration est au maximum, je ne cherche même plus Cruchot dans mon rétro, je sais de toute façon qu’il me colle aux basques, j’ai arrêté de me demander pourquoi, avec sa technique et son expérience, il persiste à faire le serre-file.

    C’est dans les pif-paf que la pression est la plus forte, forcément : avec sa technique de merde, l’haya est sur une trajectoire bizarroïde en sortie du premier virage, et force donc pour se placer a minima dans celui qui arrive, alors que Titine, avec ce qu’on m’a appris, est déjà placée à la sortie pour l’entrée du suivant.

    Et ce qui devait arriver, donc, arriva : sortie de virage (à droite) mal embouchée, arrivée sur le virage suivant (à gauche) déjà à l’intérieur, aucune visibilité dans le virage, aucune marge pour tourner sans empiéter sur la voie opposée … Hayabusa plante les freins, méchant.
    Je suis dans sa roue, mais décalé d’un bon mètre cinquante sur sa droite, à l’extérieur du virage, le regard vers sa sortie, et j’ai donc en vue l’arrière de l’Hayabusa. Je le sens planter les freins, plus que je ne le vois, je ne vois tout d’un coup que son pot d’échappement, je suis fixé dessus, j’imagine le tout-droit, et je plante moi aussi les freins, comme je ne l’ai jamais fait. Je ne garde de ces quelques dixièmes de secondes que le bout de son échappement, puis le bord du bitume, et ma roue avant qui s’arrête juste là, sur le premier centimètre après le bitume, sur l’accotement. Encore crispé sur les freins, je ne dois même pas penser à poser le pied, je couche la moto, doucement.
    Et Cruchot est déjà là (mais comment il a fait pour (1)nous éviter, (2)s’arrêter (3)béquiller (4)courir vers moi en si peu de temps ?

    Il m’aide à relever Titine, tout va bien, la moto n’a rien, même pas une éraflure, il me dit que si je n’avais pas suivi la moto du regard, mais la route, je passais, largement. Que la pression était forte, très forte, sur Hayabusa. On respire 5 min, et on repart, Cruchot en tête, moi derrière, suivi par Hayabusa.
    On enchaîne encore quelques kilomètres de virage, pour terminer la route. Cruchot maintient un joli rythme, je le suis sans trop d’effort, Haya est largué d’une bonne cinquantaine de mètres. Nous nous arrêtons finalement au carrefour, pour attendre le reste du groupe. Fin de l’épisode.

    Ma conclusion du jour :

    • le regard ! Ce putain de regard, qu’on ne commande pas, qu’on doit forcer par l’habitude à rester scotché à la route ! Cruchot me le confirmera plusieurs fois, je pouvais éviter le tout droit ... si je n’avais pas été scotché à son pot !
    • l’ESA : une tuerie ! Là où Titine tortillait allègrement du cul dans les pif-pafs, dès que l’allure se faisait confortable, un coup de pression sur le comodo pour la mettre en mode sport, et elle devient rigide comme une poutrelle d’acier. Sans l’ESA, c’est clair, je n’aurais pu mettre autant la pression, je me serais senti en insécurité bien avant.
      François me l’assènera lors du stage AFDM plus tard, c’est bien là qu’est le problème : la 1200 RT peut essayer de se faire passer pour une sportive avec ce mode "sport", ce n’en est pas une. Et elle filtre tellement qu’on en atteint vite - sans s’en rendre compte - les limites, de la machine, du conducteur. Attention danger.
    • et une dernière chose : le cerveau se protège. De "l’incident", il ne me reste que deux souvenirs : celui du pot d’échappement de l’Haya, que je vois encore grossir ; et celui de Cruchot m’aidant à relever titine (maintenant que j’y pense … comment ça se fait qu’elle était au point mort ?). Rien du ravin qui était à moins de 2m de la route, et donc de ma roue).
      et si j’ai voulu repartir tout de suite, c’est que je savais que, comme à cheval, il ne faut jamais rester sur une chute.

    Pour une première arsouille (en 7 ans de moto), c’était une première. Pas la dernière sûrement (j’espère), mais il est évident que je devrai modifier deux/trois paramètres …

  • Vos commentaires

    • Le 19/05/09, François En réponse à : Corse, étape 3 : l’arsouille

      pour faire une belle sortie de virage, il faut...... la regarder !!!
      je sais, c’est pas facile, mais Cruchot a raison, ça passait, c’était beau
      J’oubliais, tes limites sont largement en dessous de celles de la teutonne, c’est bien là le problème, tu n’as pas vu le panneau "trop tard", mais bon, c’était pas ton jour, tant mieux
      et n’oublie pas de relire les commentaires du collège des animateurs, ça t’éviteras peut être d’autres frayeurs, faire de l’huile, ça peut être sympa, mais pas sur la selle ;-)

    14 mai 2009

  • [blog] Corse, étape 2 : mise en bouche

    La traversée depuis Toulon passe plutôt vite, malgré les efforts constants des employés de Corsica Ferries pour rendre le voyage désagréable.

    Au départ, dans le bordel le plus total, motos et voitures embarquant ensemble, ils commencent par "oublier" de sangler près de la moitié des motos présentes (une trentaine, dont les 14 du club), nous devons donc l’assurer nous même.

    Au bar ensuite, comme au restaurant, on se fait japper dessus (il n’y a pas d’autres mots) pour, au choix, passer à la caisse avant de commander ; ne plus demander un peu de moutarde avec le sandwich (« si tous les clients étaient comme vous, on en sortirait pas ! »), tout cela dans un français exécrable dû sans doute à la politique d’embauche privilégiant visiblement la capacité de travail au sens du relationnel. Mais il est vrai que face au grèves à répétition de la SNCM, il ne faut pas être exigeant, sans doute …

    Mais enfin … les Sanguinaires sont en vue, et donc l’entrée de la rade d’Ajaccio. Assez vite, dans le même bordel qu’à l’aller, voitures et moto sont déchargées, les deux groupes se séparent, même destination de Filitosa, mais rythme différent. L’occasion de vérifier que tous ceux qui ont postulé pour le groupe rapide plus énergique ne vont pas se mettre au tas dès le premier virage.

    Et le verdict est assez vite sans appel. Même si nous n’allons pas très vite, juste une allure raisonnablement soutenue, même si personne ne se met en situation d’être au tas, on voit tout de suite ceux qui n’ont pas de formation particulière, qui jouent à l’excès des freins (pour se repositionner dans les virages) et de l’accélérateur, parfois avec des positionnements limites, voire très limites.

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    Quant à moi, je prends un malin plaisir, calé sur la troisième, à aborder les pif-paf à allure régulière, coller au cul de l’hayabusa ou du cbr qui me précède, pour le laisser filer dans la ligne droite, sans toucher aux gaz, et lui recoller au cul au virage suivant … c’est mesquin, c’est petit, mais c’est jouissif :-D

    J’ai fait mon premier stage AFDM il y a près de cinq ans maintenant, mais c’est finalement la première fois que j’ai l’occasion de rouler (vraiment rouler) en groupe, et donc comparer la technique issue du stage à d’autres. Et le vrai plaisir est que, en plus d’être bonne pour l’ego, elle m’a donné un sentiment de sécurité réel, n’ayant jamais été pris par surprise (sauf une fois, mais j’en reparlerai), là où d’autres ont parfois frôlé des rétroviseurs d’un peu trop près certaines fois.

    Finalement, nous arrivons à Aullène, petit village perdu dans le centre sud de la Corse, à 800 mètres d’altitude. Pays frais, mais faut-il le rappeler, superbe ! et, c’est plus étonnant pour moi, accueillant : Jeannot, le grand père, qui fait l’article de son pays sans fin, sa fille, discrète, qui gère l’hôtel, et Gillou, le petit fils, regard charmeur mais pour qui « la tradition se perd, les femmes ne sont plus aussi soumises qu’avant ».

    Aullène, son hôtel détenu depuis 6 générations par la même famille, ses cochons, ses routes, sa vue … 3 jours d’arrêt.

  • Vos commentaires

    13 mai 2009

  • [blog] Corse, étape 1

    Itinéraire Grenoble -> Toulon
    Télécharger

    Parce qu’il faut bien que tout commence un jour, c’est du côté de Grenoble que j’ai fait la mise en bouche, aidé par un local de l’étape, qui m’avait préparé (trituré ?) ce petit trajet pas piqué des hannetons.

    J’avoue, j’ai été frustré. D’abord par le manque de motos roulant dans le même sens, ce qui aurait donné un peu de piquant à cette petite balade. Mais surtout de l’arrivée sur Grenoble, avec la vue sur les cols enneigés, ça m’a fait (presque) du mal d’arriver par autoroute.

    Mais sinon … quel pied ! Les routes sont magnifiques, roulantes, le bitume est excellent, et toujours cette délicieuse sensation de prendre un pied d’enfer, à chaque virage, en faisant la nique à la sécurité routière puisque, oui, c’est possible de s’amuser en moto sans dépasser (de trop) les limitations de vitesse (merci qui ?). Vraiment, pour 6h30 de route (à peine plus long que l’autoroute, donc :-p), c’est un must-do.

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    Arrivée donc le soir à Toulon, découverte des petits camarades, que je ne connais pas pour certains, tout le monde a l’air plutôt sympa (ouf …), et nuit sur place. Bateau aux aurores, il fait beau, il fait (presque) chaud, c’est déjà les ouacances, youpiii.

    Toulon est une ville moche (pardon les Toulonnais, mais … ), il n’y a peut être que la rade militaire qui vaille le coup. Tiens d’ailleurs, un gros truc à peine caché là au fond, on dirait bien le Charles de Gaulle, en cale sèche. Je ne sais pas pourquoi, j’aurais pensé qu’il était plus à l’abri des regards que ça, même pendant ses réparations.

    On part, tout le monde au bastingage. La sortie de la rade est compliquée, je ne m’en souvenais pas. On est parti. Plus que 6h avant les sanguinaires, Ajaccio, et la route.

  • 11 mai 2009

  • [blog] Vous voudrez bien m’excuser …

    Mais il faut que je récupère, un peu. Quand même.

    Dix jours sur l’île de Beauté, c’est d’abord :

    • du bleu et du beau plein les mirettes
    • une kitty qui ne me lâche plus
    • des routes d’enfer (et parfois littéralement)
    • de l’arsouille, de l’arsouille (ben quoi, on est pas des lopettes)
    • près de 500 feeds à trier, laver, sécher, sélectionner pour lire plus tard
    • 300 mails (seulement ?)
    • une centaine de photos (seulement !)

    Bref, j’ai juste besoin d’un peu de temps pour mettre ça en ordre … je reviens !

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