Archives octobre 2018

    18 octobre 2018

  • [web] La lutte contre le réchauffement climatique n’est rien d’autre qu’une diversion

    Toute la fable du changement individuel se déroule là, sous nos yeux. Le mythe fondateur de l’écologie libérale, qui voudrait résoudre l’équation de la survie de l’espèce en la réduisant à des habitudes de consommation personnelle. Complet hold-up sémantique, qui nous raconte ad nauseam que "l’homme" est à l’origine du réchauffement climatique – il y a même un mot pour ça, "l’anthropocène" – et que la "bonne volonté" suffira à en sortir. En consommant autrement, mais en continuant à consommer tout de même. Une performance de contorsion sémantique à faire pâlir un champion régional de limbo.

    Car ce n’est pas "l’homme" – ou son synonyme, l’"activité humaine" – qui bouffe la planète, c’est le capitalisme. Le consommateur, lui, n’y est pour rien. Ce sont un demi-siècle d’empilement agressif des richesses, d’exploitation dérégulée des ressources naturelles, de croissance économique à tout prix et de déréglementation des flux de capitaux et de marchandises qui nous ont menés à cette situation désespérée. Notre consommation est la conséquence de ce modèle, en aucun cas sa cause. Sans remise en cause du capitalisme, aucune amélioration climatique n’est envisageable.

    Mais on a beau chercher (…) une critique systémique : pas un mot, pas une réprimande, pas même une tape sur les doigts. Surtout, évitons le sujet du modèle politique et économique. Dans les conversations autour du climat, le capitalisme, c’est Voldemort – on ne le nomme pas, par crainte de représailles.

    Via : Tribune : pour en finir avec l’écologie libérale

  • 2 octobre 2018

  • [web] Le champ de la haine & les esprits faibles

    (…) Devenu le symptôme de la droite la plus décomplexée, qui s’attaque en révisionniste aux marqueurs de notre histoire contemporaine,(…) pourquoi un Zemmour peut-il écrire cela aujourd’hui et en être approuvé ?(…)

    (…) La gauche française n’offre plus de projet collectif : elle-même macère dans la réaction à ses propres échecs. La droite ? Elle ne sait plus se situer entre nationalisme et libéralisme, ni souder les deux, comme y parvint le gaullisme. Le macronisme ? Une pensée en creux, modeste par défaut, ne peut rallier les foules. Il ne reste aux esprits faibles que le passé, malléable, dans lequel se complaire, infiniment.

    Via : Guy Sorman : « Eric Zemmour a élargi le champ de la haine » - Le Monde

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