19 juin 2009

  • [blog] Politique commerciale

    Ma connexion internet actuelle remonte à … 1996 : un kit modem 28.8 acheté en promo à la FNAC, avec une disquette (pour les plus jeunes, c’est ici l’explication :-p) contenant une offre pour France Pratique. Vers 1999, les éditions PRAT (sisi, m’en souviens) ont fini par revendre leur activité internet à wanadoo, juste au moment où je travaillais chez eux.

    Je travaillais temporairement au service client de l’opérateur historique, il y avait une ambiance de start-up assez sympa, avec des gens plutôt compétents … j’ai poursuivi mon abonnement chez Wanadoo. Puis est venu Numéris, puis l’ADSL, puis Orange.

    Ca doit donc faire une dizaine d’année que je suis client chez eux. Globalement, je dois le dire, l’avouer, presque, le service rendu aura été bon. Si j’ai eu trois ou quatre grosses ( 24h) coupures pendant ces dix ans, c’est le maximum. Certes, je payais plus cher qu’ailleurs, mais je savais pourquoi.

    Et puis il y a quelques mois, j’ai eu l’occasion de tester noos, et je me suis rendu compte que si orange est fiable, si je veux avoir la télé je suis obligé de passer par un contrat bridé à 8Go, et j’ai senti la différence avec Noos où de plus la télévision est meilleure (merci le cable vs. l’adsl …). Sans compter que dès qu’on joue (un peu, de temps en temps) ou qu’on joue au méchant pirate (un peu plus souvent, régulièrement), il y a une différence flagrante : là où avec orange je plafonne à 100 kB/s, le débit est presque 5 fois plus élevé avec Noos.

    Mais le coup fatal est venu de la politique de renouvellement de l’iphone : si Orange a fait des efforts l’année dernière à l’arrivée de l’iPhone 3G, ils ne font rien cette année pour l’iphone 3GS, pour ceux - comme moi - qui n’en avaient pas profité l’année dernière, attendant encore un peu. Du coup, n’ayant pas la masse de points nécessaire (2400 pts !), on paye le prix fort, très fort.

    Et ça m’a énervé.

    Alors j’ai fait le compte :

    • mon abonnement FT pour la ligne fixe (dont je n’aurai plus besoin bientôt) : 17€/mois
    • consommations ligne fixe : 15€
    • mon abonnement iPhone : 50€ (j’arrondis, hein)
    • mon abonnement internet : 30€

    Donc je paye pas loin de 110€/mois à France Telecom (1.300€/an, quand même), client fidèle depuis plus de 10 ans. Je ne suis pas un gros consommateur, mais un consommateur plutôt tranquille, qui paye plus que ce qu’il utilise réellement. De quoi peut être arriver à trouver un compromis pour baisser la facture globale, et faire un petit geste pour le renouvellement de l’iPhone.

    Bah non. Pas possible, ou alors des cahuètes.

    Globalement, FT peut me dégrouper, mais je ne gagnerai que 6€/mois.
    Et si je veux un internet plus rapide, passer en 18Mo, je dois arrêter de recevoir la télé.
    Et pour l’iPhone, je peux me brosser : il me manque 700 points.
    Et puis si je veux l’option MMS, on rajoute 5€/mois, au minimum.

    Résumé des courses : des conseillers en point de vente super gentils, mais totale inefficacité commerciale.

    Donc, c’est décidé, vive la portabilité du numéro, je repars chez SFR ou Bouygues, puisqu’ils ont sensiblement la même offre iPhone : pour le même prix qu’Orange (48€), j’ai la même offre 2H+2H, mais en plus, le wifi (10h chez orange), la TV, les textos (30 chez orange) et les MMS en illimité.

    Plus d’options, même prix : j’achète. Et ça me permettra en même temps d’avoir l’iPhone 3GS a un prix raisonnable. Tout en conservant mon numéro. (ma seule inconnnue : quelqu’un connait les dispositions pour résilier un abonnement de 24 mois en avance ? je sais que ça vient de changer, mais aucune idée où trouver l’information …)

    Je n’aurai plus besoin de ma ligne fixe d’ici quelques jours. Puisque le dégroupage chez orange ne m’apportera (quasiment) rien, il faut donc que j’aille à la concurrence pour avoir un gain de 17€/mois, soit trois fois plus que ce que me propose Orange, pour un internet plus puissant (3 fois +, approximativement), et plus de services annexes.

    Ou comment en 1/2h de discussion perdre un client.

  • Vos commentaires

    • Le 22/06/09, Ydikoi En réponse à : Politique commerciale

      Y semblerait que je sois geek à seulement 15.6% (quoi que … le seul fait de faire le test doit bien vouloir dire quelque chose ;-) )

      Et puis … il s’agit juste de contrats classiques : téléphone, internet, gsm … si ça, et vouloir un geste commercial, c’est geek… alors oui, même lui est geek (et il l’est pas mal, quand mm … mais franchement … on s’en fout un peu non ?)

      répondre ︎⏎

    • Le 22/06/09, François En réponse à : Politique commerciale

      comme François Fion ? geek toujours ? :o)))

      répondre ︎⏎

    • Le 19/06/09, Fab’ En réponse à : Politique commerciale

      Heu bah tu pourras peut-être me féliciter aussi si je cède et si je file chez Orange pour avoir la fibre optique.

      répondre ︎⏎

    • Le 19/06/09, Ydikoi En réponse à : Politique commerciale

      Bravo pour ? avoir fait le calcul ? m’être énervé ? passer à ’iPhone 3GS ? :-)

      répondre ︎⏎

    • Le 19/06/09, Fab’ En réponse à : Politique commerciale

      Bravo :) (et un peu plus pour atteindre les 10 caractères - groumph)

      répondre ︎⏎

    17 juin 2009

  • [blog] Vous savez quoi ? On (re)vote

    Bon, je dois le dire, j’ai été immensément ému à la pensée de Michel accroché à son bulletin de vote sa souris ne sachant pas où le mettre où se faisait le vote.

    Je me suis bien dit qu’il finirait par se faire une raison (le pauvre, plaignez le !), mais je le connais, le bougre, son attachement à l’expression du devoir citoyen est plus fort que tout … il fallait donc que je réagisse.

    Et puis, il y a tous ceux, les anonymes, qui survolent d’un clic de souris le contenu de ce (pauvre) blog, aimeraient bien parfois dire toute la haine qu’il leur inspire, ou alors comme il a sauvé leur vie (c’est ça, le plus souvent, bien sûr). Mais, timides, ils n’osent pas lâcher un comm’, encore moins écrire à celui qui diKoi ?.

    Alors, dans le secret de la consultation de cet outil hautement indispensable, dans le secret de l’isoloir bureaux open-space, il fallait que le vote vraiment démocratique, vraiment utile, puisse s’exprimer.

    Je peux l’annoncer à la blogosphère : c’est fait !.

    Il aura (un peu) fallu mobiliser la communauté SPIP (qui, disons le franchement, face à ce challenge citoyen, s’est mobilisée à la hauteur de l’enjeu), et, curieusement, utiliser la version la moins à jour d’un programme (une nouvelle tendance informatique : plus c’est vieux, mieux ça fonctionne ? uhhh, une piste à creuser), mais l’essentiel est là.

    En plus de vos commentaires tonitruants, facétieux zé moqueurs (petits chenapans !), vous pouvez en plus (pas à la place, faut pas exagérer non plus) cliquer sur une étoile pour dire combien la prose de ce qu’ydi vous change de la vie.

    De « une étoile » (sisi, faut pas croire) à « cinq étoiles » (ça sera ça, le plus souvent, bien sûr), le clic passe dans une moulinette ayatollesque visant à rétablir un équilibre qu’on ne saurait déranger sans outrecuidance, bref : les votes sont pondérés, voilà c’est dit.

    Ce qu’on en fera ? Boaf … Si twitter ne s’empare pas du sujet, j’en tirerai sûrement avantage.
    Sinon, je me débrouillerai pour que cela ne me nuise pas.


    Edit 21 juin : j’en ai (un peu) sué … mais ça y est, la version non obsolète fonctionne. Conséquence : tout a été remis à zéro … bah … on s’y fera, non ?

  • Vos commentaires

    15 juin 2009

  • [blog] On vote !

    Juste pour le fun …

    Un petit système de vote tout bête pour ceux qui sont trop timides pour poster un commentaire ;-)

    On verra bien ce qu’il en restera, si vous l’utilisez, et dans ce cas, ce qu’on pourra en faire …

    clic clic !

    Bon, y’a un couic visiblement … donc couic le vote, on reverra ça plus tard

  • Vos commentaires

    • Le 15/06/09, France En réponse à : On vote !

      On vote ?

      Où ça ? Quand ? Pourquoi ? Hein ?

      Encore ?

      répondre ︎⏎

    • Le 15/06/09, Ydikoi En réponse à : On vote !

      @michel : j’entends bien que tu veux voter, pour une fois que t’as pas à tenir un bureau de vote :p

      @marge : moi ? aucun problème avec les votes, c’est michel qui peut pas. d’ailleurs, il ne sait même pas quoi voter ni sur quoi voter …

      @twiga : gnééééééé ?

      répondre ︎⏎

    • Le 15/06/09, Twiga En réponse à : On vote !

      Un article de Libé nous (m’)apprend que l’Iran compte 20 millions d’internaute sur ue population ed 72 millions d’habitants. Les blogs y sont l’ultime recours de la liberté d’expression non violente. On ne vote pas via un blog. On vote dans le secret d’un isoloir. Mais si l’écran d’ordinateur devient le rideau de l’isoloir, alors il devient possible de voter sur un blog. Du moins d’y exprimer une opinion pour permettre, un jour de voter vraiment derrière le rideau. Ce qui se passe là-bas est extraordinaire. Il y a eu un couic dans leur système de vote comme dans le tien. Alors votons ici à la démocratie Iranienne.

      répondre ︎⏎

    • Le 15/06/09, michel En réponse à : On vote !

      mais je veux voter....
      je suis pour |-)
      a moins que je ne sois contre :-))

      répondre ︎⏎

    • Le 15/06/09, Marge En réponse à : On vote !

      Euh... t’aurais pas un problème avec tout ce qui touche à un vote en ce moment ? :-)

      répondre ︎⏎

    • Le 15/06/09, michel En réponse à : On vote !

      on vote sur quoi ?

      répondre ︎⏎

    13 juin 2009

  • [blog] Le sceau de l’infâmie

    Il y a cinquante ans, peut être un peu plus, la sœur aînée de Mamandikoi s’entichait d’un homme de vingt ans son aîné. Elle alla au mariage, malgré les injonctions de ses parents : il était plus vieux qu’elle, professeur de philosophie, communiste. Mais surtout divorcé.
    « Tu resteras toujours notre fille. Mais si tu te maries avec lui, sache que tu ne seras pas bienvenue dans cette maison avec ton mari. Tu pourras revenir, mais seule ». Elle n’y a, évidemment, jamais remis les pieds.
    Cinquante ans après, ma mère et elle ne se parlent qu’une fois par an, pour son anniversaire.


    Il était évident qu’il ne fallait pas amener le sujet de front. Presque autant j’imagine que nous ne pourrions l’éviter longtemps.

    Ca n’est qu’au détour d’un sujet à la noix - les vacances d’été - que j’ai pu placer Tudikoi dans la conversation. Puis tout doucement, quitte à parler de lui et de ses enfants, est venu son divorce-à-venir.

    Je les ai laissé parler, je voulais comprendre, aller au fond de leur pensée. Mais ils sont restés très … neutres, parlant des enfants, de son émotion à lui, de leur espoir à peine mort que les choses finissent par s’arranger, qu’il fasse ce qu’il fallait pour.

    J’ai donc mis les pieds dans le plat. Avec beaucoup de précautions. En tournant ma langue non pas 7 fois, mais 20 bonnes secondes dans ma bouche. « Vous savez, je pense que TuDikoi et moi, on est assez proche sur ce plan là, et probablement s’il était ému, c’était autant pour des raisons factuelles, que des raisons inconscientes, ce que le divorce évoque en nous ».

    Face à leur apparente incompréhension, il fallait bien que je précise un peu plus :
    « il va falloir qu’il se fasse déjà à l’idée d’un nouveau départ après 20 ans de mariage, leur échec, les enfants, les accompagner, leur expliquer … ; et puis il va devoir affronter le regard des autres, et ça lui fait peur »

    Le regard des autres ? Quels autres ? et quel regard ? « dans notre … édu esprit, enfin, surtout dans le sien, moi je l’ai évacué il y a pas mal de temps, dans son esprit, je crois que j’ai bien compris ce qu’il m’a dit à demi-mots, le divorce, il y a quelque chose d’infamant dans le regard des autres ».

    Papadikoi, le nez dans son assiette, s’applique à décortiquer son os de poulet. C’est elle qui continue : « oh, infamant, c’est un petit peu trop fort quand même … (silence, pendant que je digère le "un petit peu") et puis, après tout, il a quand même rompu sa promesse de fidélité ».

    « Sa promesse de fidélité ? A ce que je sache, il divorce, il ne vous a pas annoncé qu’il baisait à droite à gauche !? »

    « Oui, mais enfin, Ydikoi, on est dans une société où tout le monde dit que c’est très bien, où la télé nous abreuve d’images d’enfants divorcés en nous faisant croire que ça ne change rien, il n’y a plus personne qui y voit quelque chose de mal, hélas … » c’est tout Papadikoi, venant au secours de sa femme en difficulté, avec des arguments à l’emporte-pièce, lui qui ne regarde jamais la télévision - sauf, de temps à autre, le journal de TF1, ce que je lui fait remarquer.

    « Pourtant, vous auriez pu sauter sur votre chaise quand j’ai prononcé le mot “infamant”, et vous ne l’avez pas fait, il n’y a aucune raison que vous soyez les seuls »

    Elle rebondit sur son argument « Tu sais, nous avons encore quelques amis, mais plus beaucoup, quand on parle de divorce qui nous disent “oh nous, on a de la chance, on est encore épargné par ça” » … et changea de conversation.

  • 12 juin 2009

  • [blog] la chape de plomb

    Je ne me doutais pas que cela irait aussi vite.

    Hier après midi, je retrouve sur mon téléphone un message d’EllediKoi, une voix terne, triste « salut Ydikoi, c’est moi … enfin … voilà, je voulais parler avec toi de tout ça … Je t’embrasse ». Je réécoute le message pour être sûr, mais elle ne dit pas à quoi ce tout ça se rapporte … forcément de Tudikoi.

    Je l’ai rappelée dans la soirée. Je la dérange un peu, elle est occupée, elle aurait aimé, je le sais, pouvoir parler tranquillement, ça sera plus bref. Elle est d’une tristesse infinie, comme si un membre de la famille venait de mourir, ne comprenant pas que Tudikoi n’ait pas fait ce qu’il fallait pour sauver son mariage « Tu sais, je suis une femme … je peux te dire … s’il avait vraiment voulu, il aurait fait ce qu’il fallait … ». Je n’ose pas demander plus d’explications, je n’aime pas m’étendre sur ma méconnaissance totale des mécanismes de fonctionnement féminins.

    Mais c’est clair pour elle, au delà de toutes les raisons qui ont mené à ce naufrage, le mariage aurait pu être sauvé, il aurait du le sauver. J’essaye de montrer les choses de manières positives, que Tudikoi semble déjà beaucoup évoluer, et qu’il pourra peut être grâce à tout ça, être enfin bien dans ses baskets et dans sa vie une fois cette épisode passé. Elle dit d’accord, mais sa voix dit le contraire : une tristesse infinie, profonde, dramatique.

    Ce matin, c’est MamanDikoi qui m’invite à déjeuner. Je crois que c’est la première fois de ma vie que je l’entends dire « Non, ça ne va pas, pas très bien » d’une voix lasse. Je sais la raison bien sûr, mais forcément je dois demander pourquoi : « Eh bien, tu le sais, Tudikoi t’a téléphoné … voilà, c’est suffisant »

    Je le sens bien, depuis le temps que je travaille avec le docteur Krollspell, une grande partie de la réflexion que j’ai depuis quelques mois tourne autour de cette idée que beaucoup des idées, des conceptions que je peux avoir ne sont que des constructions personnelles, déformant la réalité passée par un filtre inconnu - que je découvrirais, ou pas.

    Je savais, au fil des discussions avec Tudikoi, que le passage serait délicat pour lui : nous n’avons que peu d’écart, notre éducation est donc de la même époque, j’ai entendu les mêmes discours lénifiant sur le divorce, nous avons des filtres en commun. Mais au fur & à mesure de ses discussions familiales, qu’il me faisait passer ce message que « on peut tout leur dire, ils écoutent, les parents », une partie de moi avait envie de croire à une évolution possible.

    J’avais encore quelques réticences bien sûr : le divorce n’est que (si on peut dire) l’acheminement d’un processus fait à deux personnes, en aucun cas une représentation de ce qu’est intrinsèquement aucune des deux parties prenantes. Alors que dans mon cas, il s’agit bien de qui je suis, ce qui (pour partie) me défini.

    Ainsi, la vision que pourrait avoir ma famille de mon homosexualité, sans être forcément très positive, préjugés obligent, ne serait pas aussi terrible que ce que je crains. Et, petit à petit, je me fais à l’idée, à l’envie presque, de mettre les choses à plat, et casser des années de cloisonnage pour tout mettre à jour.

    En deux coup de fil, j’ai eu tout d’un coup l’impression que l’ouverture qui commençait à se faire dans le toit, montrant le début d’une éclaircie radieuse, vient de se refermer brutalement, et le toit de s’affaisser, tel une chappe de plomb.

  • Vos commentaires

    • Le 13/06/09, France En réponse à : la chape de plomb

      Heu... c’est pas comme ça qu’on dit ?
      Si je veux vraiment avoir l’air branché, faut que j’utilise le bon mot. :-D

      répondre ︎⏎

    • Le 13/06/09, Ydikoi En réponse à : la chape de plomb

      @france : tu reconnais un “squatteur de blog” toi maintenant ? waow, branchouille ;-)

      @guillaume : merci :)

      répondre ︎⏎

    • Le 12/06/09, walkmindz En réponse à : la chape de plomb

      — modéré —

      répondre ︎⏎

    • Le 12/06/09, France En réponse à : la chape de plomb

      C’est parce que tu n’utilises pas la bonne métaphore... le toit, qui s’écroule en plus, c’est trop définitif. Ton docteur Krospell te conseillerait plutôt celle de la porte qui s’entrouvre. Elle se referme, mais elle se réouvrira peut-être.

      walkmindz, je crois que c’est un squatteur de blog... Je l’ai déjà vu ailleurs. Un coucou. Pas glop.

      répondre ︎⏎

    • Le 12/06/09, Guillaume En réponse à : la chape de plomb

      Euh... 2 choses... La première, c’est « courage ! »... Pour la situation décrite et surtout, sur les conséquences qu’elles auront pour toi, sur tes filtres (Je suis étonné que tu ne les découvres que maintenant ! Ou alors, tu les niais ?). Et je suis là, quand tu veux pour en parler (Même si... mais pourtant ce n’est pas qu’une invitation de politesse...)

      La deuxième est que je pense que le premier commentaire de walkmindz ne devrait pas être là... Enfin, je crois...

      ++

      répondre ︎⏎

    11 juin 2009

  • [blog] C’est (presque) fait

    Je raccroche tout juste.

    Il m’a coincé sur skype, au moment où j’allais me coucher : « dis moi ydikoi, je peux t’appeler, là, dis ? » … je me suis douté, au vu de l’heure, que ce n’était pas pour parler de la pluie ou du beau temps. Non, j’ai su immédiatement qu’il avait quelque chose d’important à me dire, et j’ai tout de suite pensé à Papadikoi ou Mamandikoi.

    Nous avons commencé par les banalités d’usage « tu vas bien ? » - « oui et toi ? Pas encore couché à cette heure ? » - « Nan … toi non plus d’ailleurs, tu te couches bien tard … »

    Et puis il s’est râclé la gorge, le moment était là.

    « Tu sais, je voulais te dire … (raclements de gorge) enfin … euh … j’ai dîné avec les parents … (raclements de gorge) et je leur ai dit … enfin … euh … »

    Je l’imaginais, debout, faisant les cent pas dans son salon, luttant entre sa raison et sa volonté « vas-y Tudikoi, il faut lui dire, lance toi » d’un côté, et de l’autre, cette éducation qui fait que « Non ! On ne dit pas ces choses-là ! ». Un combat que je connais, trop souvent, tellement bien que je sais comme c’est dur pour lui de lâcher le morceau.

    « Enfin voilà quoi, Elle a consulté un avocat, moi aussi, on va divorcer ».

    C’est sorti presque d’une traite. Il est libéré, et on en parle, longuement, de ses craintes sur le déroulé, son attitude, ses enfants, son soulagement dans un sens, mais aussi sa tristesse, perceptible dans sa voix.

    Et puis on a parlé des parents, et il a insisté - lourdement - sur le fait qu’il avait beaucoup hésité à leur dire, et qu’ils avaient écouté ça, tranquillement, comme des parents. (Tiens, un air connu). Et puis, plus tard, il a encore insisté « Tu sais ydikoi, je voulais te dire, c’est une chose importante, on peut tout leur dire, ils écoutent, les parents ».

    Vicieusement, je lui ai demandé d’être plus précis, que j’entendais bien qu’il me disait ça pour la deuxième fois sans comprendre encore à quoi il faisait référence. « A rien en particulier …(raclements de gorge) … je te fais partager mon expérience, c’est tout …(raclements de gorge) ». Et encore une fois, il m’a dit combien il avait pu craindre cette discussion avec eux, et comme cela avait été facile, preuve qu’ils pouvaient tout entendre.

    J’entends bien là où, au travers de son expérience, il veut m’amener.
    Mais d’une part, je n’ai rien envie de lui dire pour l’instant. Puisque lui semble en avoir, des envies, qu’il les dise de manière franche, voire en posant des questions précises.
    Et ce moment venu, je discuterai avec lui des conceptions respectives du divorce (civil, temporel) et de l’homosexualité dans notre éducation, le ressenti que nous en avons, et nos parents.

    Et peut être surtout que ce jour là, il sera tellement passé d’eau sous les ponts que le sujet ne sera plus d’actualité.

  • 8 juin 2009

  • [blog] a (pas) voté !

    Il faut bien dire, cette élection ne m’a jamais passionné. D’aussi loin que date ma conscience « politique », je fustige cette europe ni vraiment fédérale, ni vraiment des nations, qui se construit sur l’économie et autour de frontières géo-politiques plutôt que sur une vision politique et des valeurs communes.

    Tous les cinq ans, on nous demande de voter pour un parlement dont tout le monde sait qu’il n’a aucun (ou peu) de pouvoir face à une commission ultra-puissante et un conseil des ministres à peine moins puissant L’histoire hadopi/paquets telecom en a donné très récemment un bel exemple.

    Pour autant, il y a toujours eu deux religions fortes dans la famille Dikoi. L’officielle, bien sûr, la seule qui vaille, forcément. Mais aussi la républicaine : on ne manque pas une élection, quoi qu’il arrive, on vote.

    Lors de mes années dans les terres montagneuses, je m’étais bien sûr inscrit dans le consulat national. Au départ pour y voter, mais ensuite, muté à près de 1200 kilomètres, j’avais fait une procuration permanente pour voter à Clochemerle.

    Bref, en vingt ans, je n’ai jamais manqué une élection.

    Jusqu’à ce 6 mai 2007. J’avais fait les 300 km la veille de l’élection, ne sachant pas comment voter. Je savais que j’allais faire un vote contre l’inéluctable, mais je ne savais pas comment l’exprimer, à part qu’un vote blanc était inacceptable, puisque non comptabilisé. Alors que j’étais sur place, sans aller à la pêche ni à la plage, je m’étais abstenu, en conscience :

    Faire le choix de l’objection de conscience, c’est encore porter une part de responsabilité et estimer que les deux candidats sont également et gravement inadéquats à cette responsabilité.
    Mgr Barbarin, cardinal archevêque de Lyon

    C’était un cas isolé, que j’espère ne jamais avoir à renouveler. Je ne l’ai pas aimé, ce (non) vote.

    Aussi, tout peu passionné que j’étais par cette Europe là, il était hors de question pour moi de ne pas participer à l’élection ce week-end. Mais je ne voulais pas, pour autant, faire les 600 km dans la journée pour déposer un bulletin dans l’urne, bulletin qui n’aurait été que de dépit, et non d’espoir. Alors j’ai choisi l’option de facilité, la procuration, grandement facilité depuis quelques années (et heureusement).

    Cette année, on nous assurait pouvoir déposer sa procuration jusqu’au vendredi 6 juin, dans le commissariat ou tribunal d’instance de son arrondissement (à Paris). J’y suis allé le jeudi, conscient que c’était juste pour l’envoi de la procuration. Et j’ai prévenu Tudikoi que je lui demandais de voter en mon nom, et lui ai donné mes instructions.

    J’avais donc la conscience claire : devoir électoral rempli ; tout en en ayant pas grand chose rien à faire : l’Europe ne va pas beaucoup évoluer quel que soit le nouveau parlement, et la preuve la plus évidente de cet immobilisme, Manuel Barroso que je ne supporte pas, sera presque dans tous les cas réélu.

    Et dimanche soir, Tudikoi m’a envoyé un sms : la procuration n’était pas arrivée. Probablement comme pour la dizaine de personnes qui était avec moi au Tribunal d’instance. Donc il n’a pas pu voter pour moi.

    Franchement ? Quand je vois le nombrilisme de tous ces politiques qui parlent de leur victoire, ou de la défaite des autres alors que près de 60% des électeurs n’ont pas voté ; je m’en fous.


    Edit :
    Comme d’habitude dans le scrutin, l’abstention n’est pas prise en compte. Il est temps de corriger cela avec un coup d’arithmétique, et ça change radicalement la perspective :

    • Abstention : 59,4%
    • Majorité Présidentielle : 10,8%
    • Parti Socialiste :6,4%
    • Europe Ecologie : 6,3%
    • Mouvement démocrate : 3,3%

    (piqué chez Tristan Nitot)

  • Vos commentaires

    • Le 11/06/09, Guillaume En réponse à : a (pas) voté !

      Argh ! « Ydikoi m’a tuer » !

      eurkkkk...

      répondre ︎⏎

    • Le 11/06/09, Ydikoi En réponse à : a (pas) voté !

      boaf … je rends juste à César … tu as pas oublié j’espère ?
      Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. (Matthieu, XXII,21).

       :-)

      répondre ︎⏎

    • Le 11/06/09, Guillaume En réponse à : a (pas) voté !

      Bon, c’est pour me fâcher ?

      Mgr Barbarin, cardinal archevêque de Lyon

      Nan mais, un curé parler de vote républicain !

      Passons...

      Je te rejoins sur la passion du vote de cette année, ou l’absence de passion. Tu es plutôt comme moi, un être social (Désolé de te le dire !), avec des convictions. Ces mêmes convictions qui font qu’on s’engueule, mais qu’on se retrouve après...

      J’ai un profond malaise politique depuis plusieurs mois, et ce n’est pas qu’à cause de ma carte actuelle, mais c’est plus global.

      A suivre

      PS : Et que ton abstention ne se reproduise pas !

      répondre ︎⏎

    5 juin 2009

  • [blog] l’envie d’avoir envie

    Le spectacle d’hier soir était assez indigne. Indigne de deux personnalité politique de premier rang, qui prétendent défendre des idées autrement plus élevées ; de la politique, tout simplement.

    Ajouté au spectacle lamentable (christine albanel ou nadine morano en son de bons exemples d’actualité) que donnent les autres politiques, ça ne donne pas envie de s’y intéresser ;

    Mais nul besoin d’aller si haut, le tissu associatif regorge aussi de ces moments où on en arrive à se demander « à quoi bon tout ça » ?

    Des militants impliqués qui se positionnent ouvertement contre toute forme de discriminations déclarent pourtant que les militaires, ce ne sont pas des motards comme les autres ;

    D’autres, tout aussi impliqués, refusent ce principe de solidarité qu’ils entendent mettre en place dans la société, ne voulant pas partager leur moyen financier avec les « feignants » ;

    Quand la première réaction, spontanée, d’un type intelligent est de traiter d’aigri un de ses amis (?) qui ose exprimer un sentiment (un peu) désabusé ;

    Quand la vision de la démocratie consiste à accuser ses élus d’avoir perdu leurs valeurs, en lieu et place de débat ;

    Quand ces mêmes thuriféraires de la morale se gardent bien d’intervenir dans le débat quand ces valeurs sont ouvertement foulées au pied, préférant laisser ce rôle à ces mêmes élus qu’ils accusent en parallèle ;

    Quand une élection se joue sur le seul pathos, sans programme politique ni aucun débat possible, alors que les conséquences sont connues de tout le monde, parce que déjà vécues maintes et maintes fois ;

    Alors oui, on peut avoir envie de crier (plus que chanter) :

    Qu’on me donne l’envie !
    L’envie d’avoir envie !
    Qu’on rallume ma vie !

  • [blog] Ma prochaine BM … ou pas

    La réalisation mécanique est superbe (le film pas mal fait non plus d’ailleurs), et l’esthétique … euh … particulière ? :) Un look d’enfer en tout cas, je ne suis pas sûr que les Mines homologueraient l’engin …

    Par contre … la gamine en petit collant, bras nus, sans gants là où le père est en cuir intégral … pas la première fois que je vois ça, un(e) passager(e) largement moins bien équipé que son pilote, pas glop :-/, encore moins quand ce sont des enfants.

  • Vos commentaires

    4 juin 2009

  • [blog] Une bien belle histoire

    C’est une histoire qui a commencé il y a près de 30 ans. Une histoire d’amitié d’abord, mais de solidarité avant tout, face au dénigrement, à l’exclusion, à l’injustice. Une histoire de cuirs noirs qui croyaient que, si l’habit ne fait pas le moine, il participe d’une histoire commune, autour de valeurs de solidarité, d’égalité, de liberté, d’acceptation des différences. Une histoire d’utopistes convaincu de pouvoir changer le monde, montrer qu’ils étaient des citoyens à part entière, donner un peu plus de ces valeurs là, leurs valeurs, dans un monde (déjà) gagné par l’égocentrisme et le communautarisme.

    C’est une histoire, et la vision d’une société idéale, fondée sur des principes simples - démocratie, responsabilité, éducation, liberté, respect - qui a conduit plusieurs générations à s’investir dans un projet commun, révolutionnaire hier, et encore plus aujourd’hui, au delà des barrières politiques, sociales, raciales ou sexuelles.

    C’est grâce à ces valeurs, déconnectées de toute étiquette partisanne, simplement et profondément humaniste, que des hommes et des femmes de tous bords ont pu s’asseoir à la même table et construire cette histoire : anarchistes et militaires, pédés et machos, patrons et ouvriers, de gauche ou de droite, d’un extrême ou de l’autre.

    Arriver au niveau national d’un mouvement d’une telle envergure implique donc non seulement une adhésion à ce qu’il est profondément, mais également la volonté de transformer cette utopie en réalité, et de le faire en s’intégrant dans un projet collectif, dans une pensée construite mais évolutive, qui sait prendre en compte les nouveaux éléments.

    Mais c’est aussi la compréhension fondamentale qu’aucune réflexion n’est possible sans pensée, qu’aucun consensus ne peut être trouvé quand une seule vision s’exprime. Bien sûr, bonne volonté et capacités de travail sont des pré-requis. Mais sans convictions, sans hauteur de vue, sans réflexion sur l’implication profonde des valeurs et des propositions de ce mouvement, ce ne sont que des dispositions sans objectif, des assiettes vides de toute nourriture.

    Demander aujourd’hui à privilégier l’éducation sur la répression est bien un projet d’organisation de notre société, une vision humaniste, une croyance forte, certainement utopique, que l’Homme est certes capable du pire, mais aussi du meilleur, pourvu qu’on lui en donne la chance. Ce n’est pas partisan, à l’heure où les différents partis se positionnent tous quasi-exclusivement sur l’option sécuritaire, mais bien sur une vision politique de la structuration de l’éducation et de la répression, et leur priorité, dans la société.

    Au plein milieu d’une crise économique de grande ampleur, affirmer son soutien et revendiquer son appartenance au monde de l’économie sociale, mettant en avant le refus du profit comme finalité de toute activité, c’est l’expression même d’une volonté d’organisation non seulement économique, mais également politique et démocratique.

    Faut-il en dire plus, donner d’autres exemples pour illustrer cette réflexion politique, mais jamais partisane ?

    Alors, oui on peut toujours agiter sa carte d’adhérent, faire un concours malsain entre membres de la première heure pour savoir qui lave plus blanc que blanc, est meilleur gardien des valeurs originales face à leurs élus ;
    Mais tant que la solidarité, ou la tolérance, le respect ou la responsabilité refuseront de s’exprimer chez ceux-là même qui les proclament ;
    Tant qu’on préférera, à mots couverts, traiter de lâches ceux qui refusent de continuer à s’épuiser à rappeler et expliquer sans cesse les valeurs qui nous animent, plutôt que le faire directement sans laisser le rôle désagréable à leurs élus ;
    Tant que chacun ne prendra pas une part active au fonctionnement ;
    Tant que nous ne saurons pas, collectivement, dépasser cet égocentrisme sociétal qui nous ronge et nous paralyse ;

    Alors oui, il ne faudra pas s’attendre à ce que notre utopie devienne réalité, mais continuer à se satisfaire d’un modeste train-train, porteur ça et là, malgré tout, presque mécaniquement, de quelques belles réalisations. Et il ne faudra pas s’étonner que certains, effectivement, refusent de gâcher tant de temps à assurer une marche collective pourtant normalement acquise, et refusent également de gâcher tant de leur énergie dans un combat qui ne devrait pas être, plutôt que sur cette utopie.

    La trame de ces paragraphes, je l’ai reconnue immédiatement très récemment, en repensant à cette émotion qui m’avait bloqué il y a plus de deux ans maintenant. C’est ce que j’aurais voulu dire à l’époque, mais c’est toujours - hélas - le même ressenti, aujourd’hui, encore plus en lisant les commentaires de certains billets.

  • Vos commentaires

    • Le 09/06/09, France En réponse à : Une bien belle histoire

      C’est une vision spleenante, mais je la connais. Ou je la reconnais plutôt. Elle me parle. Pour autant, elle n’est pas (totalement) mienne. J’ai un peu de mal à mettre le doigt sur ce qui nous différencie, mais je crois que finalement, j’ai foi en ces foutus motards. Je veux continuer à croire que, dans un cadre collectif, ils ont été capables de grandes choses et le sont encore. Même si leurs « attitudes », ponctuellement, me semblent parfois insupportables, voire inexcusables, il se produit toujours qque chose qui m’oblige à relativiser, qui me surprend, qui me remotive.

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