Vers une éthique du stalking ?
« On blâme celui qui partage, mais la régulation devrait venir de celui qui regarde, estime Dominique Cardon. Ce dernier doit être capable de percevoir les contextes d’expression numérique ». En somme, de faire le tri entre privé et public, alors que les plateformes entretiennent sciemment la confusion. D’où le besoin d’une nouvelle culture du stalking, « où le voyeur doit être éduqué, plutôt que l’exhibitionniste », explique le chercheur, qui reprend l’analogie des seins nus sur la plage : « Dans ce contexte particulier et délimité, bien que public, les femmes peuvent enlever le haut de leur maillot de bain, car les conventions de cet espace ont désérotisé le regard. » Ainsi, stalker sans juger n’est pas néfaste en soi. « Le voyeurisme devient asymétrique, et donc problématique, quand quelqu’un sort un élément partagé hors de son contexte, ajoute-t-il. Quand un employeur va regarder des photos de fêtes estudiantines d’un jeune candidat, datant parfois de plusieurs années, et s’en sert pour le disqualifier au moment de l’embauche… »
Vos commentaires
# Le 22/10/15, Guillaume En réponse à : Skynet, le programme qui décide qui doit vivre et qui doit mourir
Ce qui est effrayant, c’est que Skynet est le nom du super ordinateur qui prend le pouvoir dans la quadrilogie Terminator.
Cet ordinateur a été créé par les humains pour fabriquer des robots pour les tâches domestiques et professionnels. Puis, il a décidé de fabriquer ses propres robots pour exterminer les hommes, forcément imparfaits.
Effrayant !
C’est pour cela que j’adore le cinéma d’anticipation !
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