11 juin 2009

  • [blog] C’est (presque) fait

    Je raccroche tout juste.

    Il m’a coincé sur skype, au moment où j’allais me coucher : « dis moi ydikoi, je peux t’appeler, là, dis ? » … je me suis douté, au vu de l’heure, que ce n’était pas pour parler de la pluie ou du beau temps. Non, j’ai su immédiatement qu’il avait quelque chose d’important à me dire, et j’ai tout de suite pensé à Papadikoi ou Mamandikoi.

    Nous avons commencé par les banalités d’usage « tu vas bien ? » - « oui et toi ? Pas encore couché à cette heure ? »« Nan … toi non plus d’ailleurs, tu te couches bien tard … »

    Et puis il s’est râclé la gorge, le moment était là.

    « Tu sais, je voulais te dire … (raclements de gorge) enfin … euh … j’ai dîné avec les parents … (raclements de gorge) et je leur ai dit … enfin … euh … »

    Je l’imaginais, debout, faisant les cent pas dans son salon, luttant entre sa raison et sa volonté « vas-y Tudikoi, il faut lui dire, lance toi » d’un côté, et de l’autre, cette éducation qui fait que « Non ! On ne dit pas ces choses-là ! ». Un combat que je connais, trop souvent, tellement bien que je sais comme c’est dur pour lui de lâcher le morceau.

    « Enfin voilà quoi, Elle a consulté un avocat, moi aussi, on va divorcer ».

    C’est sorti presque d’une traite. Il est libéré, et on en parle, longuement, de ses craintes sur le déroulé, son attitude, ses enfants, son soulagement dans un sens, mais aussi sa tristesse, perceptible dans sa voix.

    Et puis on a parlé des parents, et il a insisté - lourdement - sur le fait qu’il avait beaucoup hésité à leur dire, et qu’ils avaient écouté ça, tranquillement, comme des parents. (Tiens, un air connu). Et puis, plus tard, il a encore insisté « Tu sais ydikoi, je voulais te dire, c’est une chose importante, on peut tout leur dire, ils écoutent, les parents ».

    Vicieusement, je lui ai demandé d’être plus précis, que j’entendais bien qu’il me disait ça pour la deuxième fois sans comprendre encore à quoi il faisait référence. « A rien en particulier …(raclements de gorge) … je te fais partager mon expérience, c’est tout …(raclements de gorge) ». Et encore une fois, il m’a dit combien il avait pu craindre cette discussion avec eux, et comme cela avait été facile, preuve qu’ils pouvaient tout entendre.

    J’entends bien là où, au travers de son expérience, il veut m’amener.
    Mais d’une part, je n’ai rien envie de lui dire pour l’instant. Puisque lui semble en avoir, des envies, qu’il les dise de manière franche, voire en posant des questions précises.
    Et ce moment venu, je discuterai avec lui des conceptions respectives du divorce (civil, temporel) et de l’homosexualité dans notre éducation, le ressenti que nous en avons, et nos parents.

    Et peut être surtout que ce jour là, il sera tellement passé d’eau sous les ponts que le sujet ne sera plus d’actualité.

  • 8 juin 2009

  • [blog] a (pas) voté !

    Il faut bien dire, cette élection ne m’a jamais passionné. D’aussi loin que date ma conscience « politique », je fustige cette europe ni vraiment fédérale, ni vraiment des nations, qui se construit sur l’économie et autour de frontières géo-politiques plutôt que sur une vision politique et des valeurs communes.

    Tous les cinq ans, on nous demande de voter pour un parlement dont tout le monde sait qu’il n’a aucun (ou peu) de pouvoir face à une commission ultra-puissante et un conseil des ministres à peine moins puissant L’histoire hadopi/paquets telecom en a donné très récemment un bel exemple.

    Pour autant, il y a toujours eu deux religions fortes dans la famille Dikoi. L’officielle, bien sûr, la seule qui vaille, forcément. Mais aussi la républicaine : on ne manque pas une élection, quoi qu’il arrive, on vote.

    Lors de mes années dans les terres montagneuses, je m’étais bien sûr inscrit dans le consulat national. Au départ pour y voter, mais ensuite, muté à près de 1200 kilomètres, j’avais fait une procuration permanente pour voter à Clochemerle.

    Bref, en vingt ans, je n’ai jamais manqué une élection.

    Jusqu’à ce 6 mai 2007. J’avais fait les 300 km la veille de l’élection, ne sachant pas comment voter. Je savais que j’allais faire un vote contre l’inéluctable, mais je ne savais pas comment l’exprimer, à part qu’un vote blanc était inacceptable, puisque non comptabilisé. Alors que j’étais sur place, sans aller à la pêche ni à la plage, je m’étais abstenu, en conscience :

    Faire le choix de l’objection de conscience, c’est encore porter une part de responsabilité et estimer que les deux candidats sont également et gravement inadéquats à cette responsabilité.
    Mgr Barbarin, cardinal archevêque de Lyon

    C’était un cas isolé, que j’espère ne jamais avoir à renouveler. Je ne l’ai pas aimé, ce (non) vote.

    Aussi, tout peu passionné que j’étais par cette Europe là, il était hors de question pour moi de ne pas participer à l’élection ce week-end. Mais je ne voulais pas, pour autant, faire les 600 km dans la journée pour déposer un bulletin dans l’urne, bulletin qui n’aurait été que de dépit, et non d’espoir. Alors j’ai choisi l’option de facilité, la procuration, grandement facilité depuis quelques années (et heureusement).

    Cette année, on nous assurait pouvoir déposer sa procuration jusqu’au vendredi 6 juin, dans le commissariat ou tribunal d’instance de son arrondissement (à Paris). J’y suis allé le jeudi, conscient que c’était juste pour l’envoi de la procuration. Et j’ai prévenu Tudikoi que je lui demandais de voter en mon nom, et lui ai donné mes instructions.

    J’avais donc la conscience claire : devoir électoral rempli ; tout en en ayant pas grand chose rien à faire : l’Europe ne va pas beaucoup évoluer quel que soit le nouveau parlement, et la preuve la plus évidente de cet immobilisme, Manuel Barroso que je ne supporte pas, sera presque dans tous les cas réélu.

    Et dimanche soir, Tudikoi m’a envoyé un sms : la procuration n’était pas arrivée. Probablement comme pour la dizaine de personnes qui était avec moi au Tribunal d’instance. Donc il n’a pas pu voter pour moi.

    Franchement ? Quand je vois le nombrilisme de tous ces politiques qui parlent de leur victoire, ou de la défaite des autres alors que près de 60% des électeurs n’ont pas voté ; je m’en fous.


    Edit :
    Comme d’habitude dans le scrutin, l’abstention n’est pas prise en compte. Il est temps de corriger cela avec un coup d’arithmétique, et ça change radicalement la perspective :

    • Abstention : 59,4%
    • Majorité Présidentielle : 10,8%
    • Parti Socialiste :6,4%
    • Europe Ecologie : 6,3%
    • Mouvement démocrate : 3,3%

    (piqué chez Tristan Nitot)

  • Vos commentaires

    • Le 11/06/09, Guillaume En réponse à : a (pas) voté !

      Argh ! « Ydikoi m’a tuer » !

      eurkkkk...

      répondre ︎⏎

    • Le 11/06/09, Ydikoi En réponse à : a (pas) voté !

      boaf … je rends juste à César … tu as pas oublié j’espère ?
      Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu. (Matthieu, XXII,21).

       :-)

      répondre ︎⏎

    • Le 11/06/09, Guillaume En réponse à : a (pas) voté !

      Bon, c’est pour me fâcher ?

      Mgr Barbarin, cardinal archevêque de Lyon

      Nan mais, un curé parler de vote républicain !

      Passons...

      Je te rejoins sur la passion du vote de cette année, ou l’absence de passion. Tu es plutôt comme moi, un être social (Désolé de te le dire !), avec des convictions. Ces mêmes convictions qui font qu’on s’engueule, mais qu’on se retrouve après...

      J’ai un profond malaise politique depuis plusieurs mois, et ce n’est pas qu’à cause de ma carte actuelle, mais c’est plus global.

      A suivre

      PS : Et que ton abstention ne se reproduise pas !

      répondre ︎⏎

    5 juin 2009

  • [blog] l’envie d’avoir envie

    Le spectacle d’hier soir était assez indigne. Indigne de deux personnalité politique de premier rang, qui prétendent défendre des idées autrement plus élevées ; de la politique, tout simplement.

    Ajouté au spectacle lamentable (christine albanel ou nadine morano en son de bons exemples d’actualité) que donnent les autres politiques, ça ne donne pas envie de s’y intéresser ;

    Mais nul besoin d’aller si haut, le tissu associatif regorge aussi de ces moments où on en arrive à se demander « à quoi bon tout ça » ?

    Des militants impliqués qui se positionnent ouvertement contre toute forme de discriminations déclarent pourtant que les militaires, ce ne sont pas des motards comme les autres ;

    D’autres, tout aussi impliqués, refusent ce principe de solidarité qu’ils entendent mettre en place dans la société, ne voulant pas partager leur moyen financier avec les « feignants » ;

    Quand la première réaction, spontanée, d’un type intelligent est de traiter d’aigri un de ses amis (?) qui ose exprimer un sentiment (un peu) désabusé ;

    Quand la vision de la démocratie consiste à accuser ses élus d’avoir perdu leurs valeurs, en lieu et place de débat ;

    Quand ces mêmes thuriféraires de la morale se gardent bien d’intervenir dans le débat quand ces valeurs sont ouvertement foulées au pied, préférant laisser ce rôle à ces mêmes élus qu’ils accusent en parallèle ;

    Quand une élection se joue sur le seul pathos, sans programme politique ni aucun débat possible, alors que les conséquences sont connues de tout le monde, parce que déjà vécues maintes et maintes fois ;

    Alors oui, on peut avoir envie de crier (plus que chanter) :

    Qu’on me donne l’envie !
    L’envie d’avoir envie !
    Qu’on rallume ma vie !

  • [blog] Ma prochaine BM … ou pas

    La réalisation mécanique est superbe (le film pas mal fait non plus d’ailleurs), et l’esthétique … euh … particulière ? :) Un look d’enfer en tout cas, je ne suis pas sûr que les Mines homologueraient l’engin …

    Par contre … la gamine en petit collant, bras nus, sans gants là où le père est en cuir intégral … pas la première fois que je vois ça, un(e) passager(e) largement moins bien équipé que son pilote, pas glop :-/, encore moins quand ce sont des enfants.

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    4 juin 2009

  • [blog] Une bien belle histoire

    C’est une histoire qui a commencé il y a près de 30 ans. Une histoire d’amitié d’abord, mais de solidarité avant tout, face au dénigrement, à l’exclusion, à l’injustice. Une histoire de cuirs noirs qui croyaient que, si l’habit ne fait pas le moine, il participe d’une histoire commune, autour de valeurs de solidarité, d’égalité, de liberté, d’acceptation des différences. Une histoire d’utopistes convaincu de pouvoir changer le monde, montrer qu’ils étaient des citoyens à part entière, donner un peu plus de ces valeurs là, leurs valeurs, dans un monde (déjà) gagné par l’égocentrisme et le communautarisme.

    C’est une histoire, et la vision d’une société idéale, fondée sur des principes simples - démocratie, responsabilité, éducation, liberté, respect - qui a conduit plusieurs générations à s’investir dans un projet commun, révolutionnaire hier, et encore plus aujourd’hui, au delà des barrières politiques, sociales, raciales ou sexuelles.

    C’est grâce à ces valeurs, déconnectées de toute étiquette partisanne, simplement et profondément humaniste, que des hommes et des femmes de tous bords ont pu s’asseoir à la même table et construire cette histoire : anarchistes et militaires, pédés et machos, patrons et ouvriers, de gauche ou de droite, d’un extrême ou de l’autre.

    Arriver au niveau national d’un mouvement d’une telle envergure implique donc non seulement une adhésion à ce qu’il est profondément, mais également la volonté de transformer cette utopie en réalité, et de le faire en s’intégrant dans un projet collectif, dans une pensée construite mais évolutive, qui sait prendre en compte les nouveaux éléments.

    Mais c’est aussi la compréhension fondamentale qu’aucune réflexion n’est possible sans pensée, qu’aucun consensus ne peut être trouvé quand une seule vision s’exprime. Bien sûr, bonne volonté et capacités de travail sont des pré-requis. Mais sans convictions, sans hauteur de vue, sans réflexion sur l’implication profonde des valeurs et des propositions de ce mouvement, ce ne sont que des dispositions sans objectif, des assiettes vides de toute nourriture.

    Demander aujourd’hui à privilégier l’éducation sur la répression est bien un projet d’organisation de notre société, une vision humaniste, une croyance forte, certainement utopique, que l’Homme est certes capable du pire, mais aussi du meilleur, pourvu qu’on lui en donne la chance. Ce n’est pas partisan, à l’heure où les différents partis se positionnent tous quasi-exclusivement sur l’option sécuritaire, mais bien sur une vision politique de la structuration de l’éducation et de la répression, et leur priorité, dans la société.

    Au plein milieu d’une crise économique de grande ampleur, affirmer son soutien et revendiquer son appartenance au monde de l’économie sociale, mettant en avant le refus du profit comme finalité de toute activité, c’est l’expression même d’une volonté d’organisation non seulement économique, mais également politique et démocratique.

    Faut-il en dire plus, donner d’autres exemples pour illustrer cette réflexion politique, mais jamais partisane ?

    Alors, oui on peut toujours agiter sa carte d’adhérent, faire un concours malsain entre membres de la première heure pour savoir qui lave plus blanc que blanc, est meilleur gardien des valeurs originales face à leurs élus ;
    Mais tant que la solidarité, ou la tolérance, le respect ou la responsabilité refuseront de s’exprimer chez ceux-là même qui les proclament ;
    Tant qu’on préférera, à mots couverts, traiter de lâches ceux qui refusent de continuer à s’épuiser à rappeler et expliquer sans cesse les valeurs qui nous animent, plutôt que le faire directement sans laisser le rôle désagréable à leurs élus ;
    Tant que chacun ne prendra pas une part active au fonctionnement ;
    Tant que nous ne saurons pas, collectivement, dépasser cet égocentrisme sociétal qui nous ronge et nous paralyse ;

    Alors oui, il ne faudra pas s’attendre à ce que notre utopie devienne réalité, mais continuer à se satisfaire d’un modeste train-train, porteur ça et là, malgré tout, presque mécaniquement, de quelques belles réalisations. Et il ne faudra pas s’étonner que certains, effectivement, refusent de gâcher tant de temps à assurer une marche collective pourtant normalement acquise, et refusent également de gâcher tant de leur énergie dans un combat qui ne devrait pas être, plutôt que sur cette utopie.

    La trame de ces paragraphes, je l’ai reconnue immédiatement très récemment, en repensant à cette émotion qui m’avait bloqué il y a plus de deux ans maintenant. C’est ce que j’aurais voulu dire à l’époque, mais c’est toujours - hélas - le même ressenti, aujourd’hui, encore plus en lisant les commentaires de certains billets.

  • Vos commentaires

    • Le 09/06/09, France En réponse à : Une bien belle histoire

      C’est une vision spleenante, mais je la connais. Ou je la reconnais plutôt. Elle me parle. Pour autant, elle n’est pas (totalement) mienne. J’ai un peu de mal à mettre le doigt sur ce qui nous différencie, mais je crois que finalement, j’ai foi en ces foutus motards. Je veux continuer à croire que, dans un cadre collectif, ils ont été capables de grandes choses et le sont encore. Même si leurs « attitudes », ponctuellement, me semblent parfois insupportables, voire inexcusables, il se produit toujours qque chose qui m’oblige à relativiser, qui me surprend, qui me remotive.

      répondre ︎⏎

    2 juin 2009

  • [blog] Le parisien, il vaut mieux l’avoir …

    C’est une Titine survoltée qui est revenue des Assises de la fédé. Hyères - Paris en 8h30, pauses comprise, même pas peur. La baleine de Fab qui du museau lui chatouillait l’arrière train ? Même pas peur. Aussi j’étais confiant, en arrivant, qu’elle avait bien mérité son repos et aurait une nuit sereine. Même pas …

    Non, ce matin, en sortant de l’immeuble, je ne me suis pas inquiété, Titine ne m’avait pas fait le coup du déménagement. Elle était bien là, encore auréolée de tous les hits de moustiques et autres insectes que j’avais eu la flemme de lui enlever à l’arrivée. Mais elle n’avait pas la dégaine habituelle, quelque chose clochait, il lui manquait un je-ne-sais-quoi.

    Dans ces cas là, on sait vite, même les yeux pas en face des trous.

    Un travail visiblement de professionnels : les fils des deux cables liant chaque partie de la selle au système de chauffage sont proprement sectionnés ; le barillet de la selle, évidemment, est nické.

    Pareil d’ailleurs pour celui de la valise de gauche, qu’ils auraient apparemment voulu emmener avec eux.

    Bref, une petite selle chauffante pour 1200RT : dans les 500€ (gloups). Passée dans les mains de Bagster, comme l’ancienne : +200€ (re-gloups). Plus les 2 barillets et les faisceaux pour le chauffage des selles : 100€ (rere-gloups).

    Comme le disait JC ce week-end, à qui on a volé un rétroviseur sur sa golf « bah, ça prouve que le mec en avait vraiment besoin ». Pas mieux.

    Et puis, même si ça ne sert à rien, je suis allé porter plainte. Comme ça, j’aurai contribué à pourrir un peu plus les stats de MAM, toujours ça de positif.

    Mais putain de bordel de merde que ça fait chier et perdre du temps et de l’argent !

  • Vos commentaires

    • Le 05/06/09, Ydikoi En réponse à : Le parisien, il vaut mieux l’avoir …

      Comme quoi dans la malchance, on peut avoir un petit coup de pouce … Mon concess’ (que décidemment je recommande : CMC78) avait en stock une selle de récupération, quasi neuve, à un tarif imbattable donc.

      Pas de selle personnalisée donc, pour une question de prix bien sûr, et aussi pour ne pas redonner des envies à des indélicats qui passeraient dans le coin.

      Et pour aller la chercher, pas beaucoup de solutions : un sac à dos bourré de pulls, blousons & co pour amortir un peu. Pas très confortable, drôle de position de conduite, mais ça m’a permis de faire le trajet.

      Et si je peux éviter de remettre ça, j’aimerais assez : dans mon coin, les boxs (s’ils existent) ne sont pas vraiment donnés :-/

      répondre ︎⏎

    • Le 03/06/09, Pascal En réponse à : Le parisien, il vaut mieux l’avoir …

      Bah ! faut voir sur plusieurs années si ça te reviens moins cher que la location d’un box t’as encore tout bon !
      En attendant tu roules « à la dur » ?
      Fais comme mon pote qui en allant dans une casse le lendemain était toujours étonné qu’ils aient la bonne pièce de la bonne couleur...
      Courage elle est belle quand même.

      répondre ︎⏎

    • Le 03/06/09, Guillaume En réponse à : Le parisien, il vaut mieux l’avoir …

      Merdum... Comme quoi, le monde motard est traversé des mêmes conneries que le monde auto...

       :)

      répondre ︎⏎

    • Le 03/06/09, Marco En réponse à : Le parisien, il vaut mieux l’avoir …

      Je jure sur les têtes de Sarko et de MAM que c’est pas moi. De toute façon, ta selle ne me faisait pas envie même si j’ai écharpé un peu la mienne lors du stage de Nancy avec les boucles de mes groles.

      Mais je compatis. C’est le genre de bricole qui fout les glandes ! J’espère que tu es bien assuré...

      Ceci dit, si le retour a été rapide, je me suis régalé dans les virolos qui mènent au Castelet. Ça, c’est de la bécane !

      répondre ︎⏎

    28 mai 2009

  • [blog] Loi contre la téléportation illégale

    Excellentissime !

    c’est chez l’actu en patates (via guim)

  • 27 mai 2009

  • [blog] Ayez le courage : ne faites rien !

    C’est (un peu) touffu, mais ça vaut son pesant de cacahuète, c’est à lire jusqu’à la dernière ligne, en dégustant, en savourant, en se pourléchant les babines d’un argumentaire implacable … et si cinglant ;-)

    En somme, estimer l’exposition au risque des motocyclistes à la manière de la Sécurité Routière implique de multiplier un parc de machines inconnu par un kilométrage ignoré et qui, s’il ne l’était pas, ne constituerait cependant pas à lui seul un indicateur valide.

    Le nouveau permis de Christian Gérondeau n’a pas tué la moto : il a juste tué des motards.

    Sociomotards : la longue durée

    Il faut faire parvenir ça, de toute urgence, à Michèle Merli :-)

    Encoooooore !

  • 26 mai 2009

  • [blog] Le bal des pleureuses

    Voilà un billet que je gardais depuis longtemps, procrastination oblige. Et puis, hadopi est passé depuis un moment, et un moment, dans notre société de la consommation immédiate, c’est une éternité.

    Mais voilà que la motivation revient par une fenêtre dérobée, alors je m’y lance.

    Reprenons. Si Narvic, Autheuil et Readwriteweb débattent aujourd’hui des motivations liées au débat (et il faudrait que j’en reparle, parce que je trouve qu’ils n’ont que partiellement raison dans leurs arguments respectifs), c’est encore plus loin qu’il faut remonter, aux fondamentaux de cette loi : la volonté du gouvernement de récolter des adresses IP et condamner, via une autorité administrative, son propriétaire à une coupure internet , sans préjuger d’une condamnation légale et sans vérifier que le titulaire de l’abonnement soit effectivement le fautif.

    C’est sur ces trois principes que les critiques se sont essentiellement appuyées, et tout particulièrement cet abandon de la présomption d’innocence si chère à notre droit français.

    Que ce soit Numerama, média qui a fait le plus remarquable travail d’information et d’investigation sur le sujet :

    Dans le cinquième épisode de la deuxième saison de l’examen du projet de loi Création et Internet, un personnage est mort : la présomption d’innocence.
    Hadopi SE2E05 : La présomption d’innocence ? « Une petite bête »

    Ou même des pointures comme Tristan Nitot :

    En colère, parce que les valeurs auxquelles je tiens sont bafouées, de la présomption d’innocence (on est coupable aux yeux de l’Hadopi tant qu’on a pas prouvé son innocence), le fait que des sanctions soient prises par une autorité administrative et non judiciaire, ainsi que la liberté d’Internet.
    En colère

    ou une autre, JM Planche :

    • Les mécanismes de délation par des parties « non neutres » et d’identification à partir d’une adresse IP ne m’apportent aucune garantie de sécurité, de sérieux et d’identification des réels coupables,
    L’automatisation du processus, jusqu’à la coupure d’un accès Internet, sans décision de justice et donc sans réelle garantie de défense remet en cause beaucoup de valeurs,
    • Le renversement de la charge de la preuve, où l’usager devra prouver qu’il ne peut pas « pirater » grâce à l’utilisation d’un logiciel qui n’existe pas et dont on ne connaît pas la portée, ni même la disponibilité pour le matériel que j’utilise est une atteinte au bon sens et à mes libertés individuelles et à la sécurité de mes données et de mes activités. Activités toutes légales et fortement créatrices de valeur, d’emplois et de taxes sur le territoire Français, je précise.
    Ma position sur l’Hadopi : en 2 mots et en preuves

    en passant par tout plein d’illustres inconnus de mon acabit, la question « radar hadopi innoncence » génère près de 20 pages de réponse dans Google.

    Faut-il crier au scandale face à ces mesures ? Evidemment oui.
    Faut-il crier à la nouveauté ? Peut être pas :

    HADOPI vs … 
    « nouveauté » HADOPI Sécurité Routière
    Surveillance du réseau via des automates Spywares Radars automatiques
    identification automatisée des contrevenants via leur numéro d’identification unique Adresse IP Plaque d’immatriculation
    Lettre d’avertissement x
    Sanction contre … le titulaire de l’abonnement le titulaire de la carte grise
    Renversement de la charge de la preuve

    Non, rien de bien neuf dans cet HADOPI, que de la remise au goût du jour de procédés déjà actifs depuis … 2004. A l’époque, seuls les motards en colère tenaient cette position que tous les geeks et autres épris de liberté ont maintenant. A l’époque, seuls les motards en colère criaient au scandale. A l’époque, tous les autres n’ont pas réagi. Normal, ils n’étaient pas concernés

    La FFMC a affirmé son désaccord avec ce système de mise sous surveillance parce qu’il porte un coup sérieux à la présomption d’innocence, au droit à la défense, et au respect de la vie privée.

    […] La FFMC appelle les motards, et au-delà l’ensemble des usagers de la route et acteurs de sécurité routière, à amplifier la mobilisation pour exiger que l’éducation à la sécurité routière et la formation des conducteurs soient développées et le contrôle sanction automatique supprimé.
    La FFMC appelle à amplifier la mobilisation contre le contrôle sanction automatique

    JM Planche est inquiet pour ses libertés fondamentales ? Tristan Nitot est en colère ? C’est tout le mal que je leur souhaite, je n’ai pas l’impression qu’ils l’étaient en 2004, comme tous ceux qui nous riaient au nez à cet époque.

    Ils se plaignent qu’une autorité administrative puisse couper l’accès à internet pendant six mois, alors que la jurisprudence existait déjà : un préfet peut supprimer un permis de conduire dans l’attente d’un jugement.
    Et qu’on parle maintenant d’une deuxième peine administrative : la rétention - sur le bord de la route - du permis de conduire, en attendant la décision du préfet, qui prendra lui même une décision en attente du jugement !

    À la suite d’un accident mortel, l’automobiliste soupçonné d’avoir commis un excès de vitesse ou d’avoir à tort doublé une personne (…) pourra voir son permis suspendu durant 72 heures. Une mesure administrative suivie d’une suspension préfectorale allant jusqu’à un an [dans l’attente du jugement]
    Le Figaro : les voitures des chauffards bientôt confisquées

    Ils se plaignent de la difficulté de prouver son innocence, une soit-disant nouveauté, alors que les formulaires des radars automatiques font tout pour que le titulaire de la carte grise dénonce le conducteur, et que l’Etat renacle à accepter les contestations

    Dans la discussion sur HADOPI, les arguments ne portaient pas sur la liberté individuelle, ou sur la présomption d’innocence, mais sur l’argent des artistes maisons de disque. En matière de sécurité routière, les journalistes ne s’interrogent pas non plus sur ces sujets, mais sur l’aspect financier :

    La confiscation est une source de revenus pour l’État. Mais nécessitera une meilleure organisation des tribunaux. « Nous nous sommes aperçus que les garages tiraient sur la corde pour nous facturer plus de frais de gardiennage…, explique un procureur du nord de la France. Sans compter les cas où le tribunal oublie de se prononcer sur l’avenir de la voiture après une saisie qui reste ainsi des semaines chez le garagiste. »
    Le Figaro : les véhicules confisqués seront vendus ou détruits

    Je les entends déjà, ceux qui dans ces commentaires ou ailleurs, ne manqueront pas de dire « ah oui mais c’est pas pareil, les voitures, on sauve des vies ».

    Mais le principe même d’un principe, c’est qu’il est intangible. Et la présomption d’innocence aurait dû rester un principe. Et quitte à être polémique dans ce billet, allons encore plus loin : le débat de fond est bien plus important que celui de la vie humaine, c’est celui de la liberté, et de la démocratie.

    Soyez inquiets messieurs, mesdames, il ne vous reste plus que ça. Et vous verrez bien assez vite que nous sommes loin d’avoir tout vu.

    Et laissez nous la colère. Et la tristesse, l’amertume, la rage d’avoir eut raison trop tôt.

  • Vos commentaires

    • Le 27/05/09, Marco En réponse à : Le bal des pleureuses

      Et comme l’indépendance de la justice n’est plus un dogme désormais, on voit bien de quel genre d’idéologie il s’agit.

      Mais bien vu pour le parallèle. Hélas, on n’est pas au bout de nos peines, je pense.

      répondre ︎⏎

    • Le 26/05/09, Un téléchargeur chauffard riailléen En réponse à : Le bal des pleureuses

      Tu me l’enlèves de la bouche. Je voulais faire la comparaison aussi... Tu peux également faire le parallèle avec les allocations familiales.

      Si tout cela ne relève pas d’UNE vision POLITIQUE des liens sociaux de notre société, c’est que je n’ai rien compris. Si cela ne relevait que d’un domaine, on se dirait « une erreur ? Une mauvaise compréhension ... ». Mais là... Application à plusieurs domaines (Dont tout le monde se fout sauf quelques illuminés) de la MEME idéologie... Le mot est lâché !

      Mais moi, je m’en fous, j’ai mes 12 points et ma connexion internet... ALors, le principe de présemtion d’innocence, je m’en tamponne, car je ne suis pas concerné...

       :(

      répondre ︎⏎

    20 mai 2009

  • [blog] So you say it’s not ok to be gay ?

    Une video collaborative, réalisée par un petit mec sympa, gay et Australien, pour dire aux homophobes tout le mal que l’on pense de leur cervelle étriquée (c’est minable qui le dit, et il a raison)

    C’est meugnon, et j’aimerais pouvoir le dire comme ça, parfois : fuck you, fuck you very very much

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