8 février 2011

  • [blog] Billard à trois bandes

    Note à moi même : si tu n’arrives pas à joindre ton fournisseur, préviens ton banquier qu’il n’y aura pas de règlement de facture à effectuer tant qu’il restera des points en suspens.

    En moins de 48h, tu recevras un appel dudit fournisseur te signalant qu’il t’enverra un mail (sisi) le lendemain avec toutes les infos.

    (Mon dieu, dire que le patron de cette boite a - un jour - été directeur commercial pour un grand chantier … )

  • 11 janvier 2011

  • [blog] Deadline

    Il reste encore un mois avant que le bateau touche l’eau. Plus qu’un mois pour finir de tout préparer, le déménagement, les menus travaux pour le locataire, l’organisation d’une vie qui devient nomade.

    En ce moment, chacune des étapes est très concrète. Chacune marque le coup à sa manière, me fait à chaque fois prendre conscience que « p’tin, ça y est, ça arrive, c’est là ! ».

    Je suis flippé. Je suis impatient. J’ai hâte et envie.

  • Vos commentaires

    • Le 07/02/11, Al West En réponse à : Deadline

      Et les rideaux, as-tu choisi les rideaux ?

      répondre ︎⏎

    • Le 12/01/11, Ydikoi En réponse à : Deadline

      Je vais essayer en tout cas … j’espère qu’elle va supporter, paske ça m’embêterait bien de devoir la laisser :/

      répondre ︎⏎

    • Le 12/01/11, Rouquette En réponse à : Deadline

      Trop bien ! T’emmène Kitty ?

      répondre ︎⏎

    2 janvier 2011

  • [blog] Que será, será …

    Sur toutes les chaînes, la fin d’année marque l’occasion de faire un retro-zapping, repasser sans cesse et sans cesse les mêmes images qui se sont écoulées.

    2010 fût particulièrement riche en évènements et décisions. Sans faire d’énumération, je ne veux garder en tête que le sentiment global de changement extraordinaire, cette évolution que je n’aurais pu anticiper quelques mois plus tôt.

    2011 va être autre, un chemin totalement différent qui s’annonce, dont je ne peux voir le bout, ni les tournants. La question - à tout sujet - qu’on me pose depuis de nombreux mois (“Comment tu vas faire”) amène toujours la même réponse : “je ne sais pas, on verra bien”.

    Que será, será

    C’est peut être la seule scène dont je me souvienne réellement de l’homme qui en savait trop, la douce berceuse utilisée par Doris Day pour retrouver son fils dans l’ambassade
     [1]

    Et c’est la seule réponse que je peux faire face à toutes ces interrogations, sur mon futur mode de vie, la navigation en solitaire, l’éloignement, la déconnexion de mon actuel quotidien, … Une réponse qui est venue d’elle-même, et probablement le fait le plus marquant de l’année écoulée, ce semblant de lâcher prise.

    Pour 2011, je ne peux que vous la souhaiter pleine, douce, sereine, joyeuse, tous les qualificatifs qu’on lui affuble habituellement, bien sûr. Mais avant tout, que vous en profitiez pleinement, car pour le reste,

    que será, será
    whatever will be, will be
    .

  • Notes

    [1mais je préfère la version remix de Hermes House Band.

    Vos commentaires

    31 décembre 2010

  • [blog] Norton Project : belle histoire de noël

    Elle ne parlera peut être qu’aux motards, mais voilà l’histoire de deux garçons qui font revivre la Norton Commando de leur Pôpa.

    (via gizmodo)

  • 22 décembre 2010

  • [blog] Arrondir les coins

    Cet après midi, nous discutions avec le Dr Krollspell de cet oubli, la semaine dernière, de lui régler son dû avant de partir. Comme il pinaille, rien n’est anodin pour lui, il voulait en savoir plus. C’est là où je lui ai manifesté mon impatience que nous en terminions, arguant que j’avais l’impression de ne plus passer mon temps (avec lui) qu’à « polir les arrondis des coins ».

    Drôle d’expression je vous l’accorde. Mais au bout de deux ans maintenant, quoi qu’il en soit, j’ai l’envie forte de le renvoyer d’où il vient : le vol 714 pour Sydney.

    Et j’en suis bien content.

  • 17 décembre 2010

  • [blog] Un putain de cadeau

    A peine sorti de la gare, je retrouve mon concessionnaire, décidemment portrait craché d’un des frères Baldwin. Nous entrons dans son -gros- 4x4 noir, direction l’usine. A vrai dire, même si j’avais déjà visité le chantier Alubat, et savais donc ce qu’est un « petit » chantier, je ne m’attendais pas à ça : quelques centaines de mètres carrés d’un seul tenant, chacun des ateliers étant symboliquement matérialisé par un rideau ou une ligne peinte au sol. Je suis surpris par le caractère artisanal et l’absence totale d’automatisation, probablement impossible à mettre en œuvre d’ailleurs.

    Mon bateau est là ! à l’endroit sur sa coque, les entrailles à l’air, toutes cloisons montées, le bois fini d’être traité, enduit, peint. Je m’émeus de le voir là, si long, si large, si grand. Bientôt mien. Mon dieu. Je ne réalise pas encore très bien l’évolution fulgurante de ces six derniers mois, et déjà les six prochains m’effrayent, un peu.

    Nous changeons d’atelier, c’est la préparation du pont. C’est le mien, celui de mon bateau qui est là, il fait encore plus énorme que l’impression donnée par la coque. Nous détaillons pendant quelques minutes l’action de l’ouvrier, qui semble si petit, puis passons à l’atelier suivant. Et ainsi de suite, jusqu’à visiter l’un des deux RM 1050 tout juste fini, qui attend sa livraison. Ma tête est plein d’étoiles en rentrant à l’intérieur, pendant que le commercial m’explique la mise en œuvre des quelques modifications que j’ai demandées. Je m’interroge in petto sur la place de l’ordinateur, et le radar, et la décoration que je pourrai mettre.

    Moins de deux mois maintenant avant qu’il fasse ses premiers ronds dans l’eau. Que c’est long, que c’est loin. Que c’est proche.

    Quel putain de cadeau de Noël je me fais !

  • Vos commentaires

    • Le 18/12/10, Rouquette En réponse à : Un putain de cadeau

      Cette année, le Père Noël a un ciré jaune et des bottes Aigles en caoutchouc ?
      Ok, ça me va : Joyeux Noël alors ! Des étoiles plein la tête et bientôt, vite, au dessus de toi et ton bateau dessous. ^_^

      répondre ︎⏎

    • Le 17/12/10, Ydikoi En réponse à : Un putain de cadeau

      Je l’ai acheté, c’est vrai que je ne l’avais pas vu sous cet angle :)

      Welcome in !

      répondre ︎⏎

    • Le 17/12/10, LiL En réponse à : Un putain de cadeau

      C’est beau à lire, tant d’émotion ...

      Si tu as l’occasion, vite fait chez un vendeur de journaux de lire l’article « Acrobates et Filets » (c’est le premier) dans le dernier Philosophie Mag, tu comprendras pourquoi je te dis haut et fort : je veux bien être un bout de ta famille...
      Et puis quelques pistes de réflexion pour le long et beau voyage de vie que tu te prépares amoureusement...

      répondre ︎⏎

    30 novembre 2010

  • [blog] and the ouinneur ize ...

    On va dire que ce n’est pas figé, qu’il reste quelques travaux de maçonnerie, voire même des planches à ajuster (j’en ai marre d’attendre !) et que ça peut encore changer, mais comme c’est la semaine du salon nautique, il fallait (ne me demandez pas pourquoi) que je prenne une décision.

    C’est donc là
    que je parlerai foc, voiles et diesel (peu, j’espère), et de tout le reste ; en parallèle d’ydikoi qui continuera son bonhomme de chemin.

  • 27 novembre 2010

  • [blog] Fin de transition

    Si vous lisez ce billet, c’est que la transition de l’hébergement s’est bien déroulée.

    J’en ai marre d’OVH. Certes, tout le monde vante cette entreprise lilloise, familiale, qu’on voit et étale partout comme une réussite à la française. J’ai tenu quelques années, mais j’en ai vraiment marre de leurs procédures commerciales, qui met des barrières (administratives) absolument stupides pour les quitter pour un autre fournisseur ; et une qualité d’hébergement qui s’est approché du zéro pointé en ce qui concerne mon expérience, malgré l’abonnement à des offres sans cesse plus performantes.

    Bref, exit OVH, je reviens à de l’associatif … pour le même prix, mais avec une qualité qui semble un plus en rapport (phpnet.org).

  • 22 novembre 2010

  • [blog] L’aventure, sans l’aventure

    Pendant longtemps, la seule idée de traverser les océans en solitaire me ramenait inexorablement à Bernard Moitessier et sa longue route. Littéralement parti du Vietnam avec sa bite et son couteau (et quand même, quelques kilos de riz), il savait tout juste où il allait, sans rien connaître des conditions de son voyage, ni de sa date d’arrivée. Seule certitude : ce ne serait pas particulièrement confortable, il serait en totale solitude, et il ne pouvait compter que sur lui même.

    Près d’un demi-siècle plus tard, même si c’est toujours son histoire qui revient comme un réflexe chez beaucoup, la réalité n’est plus tout à fait la même.

    Du bateau en bois, aux superbes lignes mais lourd et contraignant à entretenir, on est maintenant passé à des bateaux en matériaux composites, aluminium ; ou même, comme “112”, en contreplaqué et matériaux composites, qui allie résistance, légèreté et facilité d’entretien.
    Autant l’intérieur des bateaux de l’époque était étroit et sombre, autant les voiliers modernes, et particulièrement “112”, sont larges et lumineux, avec des zones de vie particulièrement bien séparées. Il y a maintenant de l’électricité, un frigo, souvent de l’eau chaude, certains rajoutent même micro-onde et machine à laver !
    Le confort aux manœuvres s’est également bien amélioré : le grément aurique, avec ses beaucoup trop nombreuses voiles, a maintenant totalement disparu au profit de la voile latine, plus simple à manœuvrer. Associé au winch, véritable démultiplicateur de force, ce type de grément permet aujourd’hui à la grande majorité de voiliers d’être menés en équipage réduit, voire très réduits.
    Grâce à internet via le téléphone satellite, on peut facilement récupérer les prévisions météos à échéance de plusieurs jours, donnant la force et direction des vents, la hauteur et direction de la houle, l’ensoleillement, …
    Les outils d’aide à la navigation se sont développés et largement imposés : le radar utilisé en alarme d’approche à terre ; le détecteur de radar, qui signale les petits bateaux ; l’AIS, système dérivé de l’aéronautique, imposé aux seuls cargos aujourd’hui, qui envoie et réceptionne les informations de cap et vitesse des bateaux, détecte et préviens des risques de collision ; les pilotes automatiques, chargés de tenir le cap pendant que l’équipage vaque à d’autres occupations ; tout ceci n’a plus rien à voir, évidemment, avec les rares aides à la navigation dont pouvait même bénéficier un Tabarly.
    Enfin, en cas de naufrage, là où Moitessier ou même les grands navigateurs des années 60 à 80 étaient abandonnés à eux même, tout navigateur dispose maintenant de balise satellite alertant le CROSS français, qui coordonne ensuite les opérations de sauvetage ; d’un téléphone satellite, au coût largement abordable, permettant de consulter à distance un médecin ou demander une aide précise ; radeaux de sauvetage équipés des dernières techniques de survie ; systèmes de sécurité en cas d’homme à la mer ; …

    Si la prise de risque, comme toute activité, est encore bien réelle, elle est cependant aujourd’hui largement balisée et le risque lui même considérablement réduit. Le confort est aujourd’hui réel, les aides à la navigation rendent de telles traversées plus sereines, et en dernier recours, la certitude d’être secouru en pleine mer. Quant à la solitude en mer, la coupure du monde qui existait il y a encore peu de temps, qu’en dire aujourd’hui, à l’heure des balises de suivi de position, téléphone satellite, connexion internet ?

    Quand je discute de mon périple futur, qu’on me demande avec qui, où, je crois souvent voir dans les yeux de mon interlocuteur un voile d’incompréhension, et défile dans son imagination toutes les images souvent effrayantes, nées de notre histoire maritime, de la méconnaissance de la mer, des exploits des grands navigateurs. Mais nous sommes au XXIe siècle, et si l’aventure reste, elle a perdu beaucoup de sa difficulté et de son insécurité. C’est une aventure, encore, mais elle n’a plus rien à voir avec celle qui traine, le plus souvent, dans notre imaginaire.

  • 16 novembre 2010

  • [blog] Le retour aux choses sérieuses

    Maintenant que les gamins ont fini de faire joujou (mon dieu, quel stress insoutenable samedi et dimanche !), l’attention de la populace peut se reporter - enfin - sur des sujets sérieux, dignes de nom : l’espionnage de journalistes les conflits d’intérêt la construction de “112”.

    C’est tout le problème de ces sujets centraux, il est impossible d’enquêter proprement, et je suis bien content de ne pas avoir d’ordinateur portable à me faire voler. C’est tout juste si quelques informations ont pu filtrer, donnant l’état d’avancement entre la photo (1) et la photo (2). Au moins les options sont maintenant à peu près définies, du moins celles qui concernent la production du bateau : il n’y en aura pas, ou presque (avais-je précisé avoir commandé le menu Maxi Best-of ?) : les hublots, les voiles, les trous, les protections, tout est dans les plans.

    Heureusement d’ailleurs, j’aurais été bien en peine de les faire intégrer sinon, mon commercial utilisant les outils de communication comme au XXe siècle (au moins) : je lui envoie mes questions par mail, je les lui renvoie au bout de 4 jours faute de réponse de sa part, je finis par l’appeler une semaine plus tard et tombe justement au moment où il était en train de me répondre, par mail, sisi (avouez que c’est ballot), pour me dire que “non”, “non ça n’est pas possible”, “ça n’est pas prévu” etc … Il ne va donc pas me falloir moins que les trois mois restant pour valider les équipements qu’il doit installer et qui, pour certains, ont malgré tout une certaine importance, comme la délicate question de la couleur de la coque du radeau de survie à embarquer.

    Ah, la couleur, justement ! Il me reste encore trois semaines pour me décider. Elle ne doit pas être très foncée, pour ne pas attirer la chaleur sous les tropiques, et transformer l’intérieur du bateau en étuve. Exit donc le vert anglais dont je rêvais, ou le rouge bordeaux, presque aussi élégant. J’ai (ouf) évacué le vert cacadoi (sisi, il y a des coques de cette couleur), le vert pastel, le bleu délavé, mais, faut-il le préciser, je n’avais jamais envisagé ces couleurs. Je tourne en fait autour des trois mêmes couleurs :

    - un jaune assez vif mais pas trop canari. Mais la teinte est délicate à trouver, et il existe déjà plusieurs voilers RM avec cette couleur ;

    - le (très) classique gris clair (chez les RM) : assez classe, qui se marie bien avec la couleur de peinture anti-dérapante du pont, mais déjà vu. Beaucoup.

    - le (très) classique (aussi) blanc avec liseré. Très peu vu sur les RM, mais c’est la couleur de toutes les autres coques - hors aluminium, s’entend.
    Choix cornélien s’il en est. Autant dire que je n’ai pas encore beaucoup avancé sur ce sujet. Mais au moins ais-je déjà éliminé le rose fuchsia, parce que, oui, Pink était un des noms que j’envisageais pour “112”.

    Et puis, le nom, tiens, ça faisait longtemps. Aujourd’hui ne restent en lice que deux :

    • another country (il tient la corde)
    • bël åmi

    Maintenant vous pouvez voter, voilà deux sujets sérieux. Et puis, si vous votez bien, je vous parlerai - sans doute - de “pourquoi partir en mer n’est plus (trop) une aventure”. Et si vous votez très bien, je vous donnerai (sûrement) l’adresse du blog dédié à la voile, pour n’emmerder que ceux qui le veulent vraiment.

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