ydikoi
carnet de notes
Bientôt 15 jours ! J’ai signé le bon de commande au Grand Pavois de la Rochelle après beaucoup de réflexions, mais sans forcément prendre toute la mesure du geste que je réalisais. Et il aura fallu cette période d’attente pour que je prenne vraiment conscience à quel point j’en avais envie. J’ai ainsi accepté, contre la règle que je m’étais fixé jusque là, de répondre à toutes les questions que la banque me posait, y compris celles dépassant de manière évidente leur simple couverture de risque. Je me suis mis à poil devant eux, ils connaissent tout de moi, mais je m’en fous (un peu) : je veux ce bateau, je veux ce financement !
J’attends d’une heure à l’autre leur réponse, c’est elle qui conditionnera le déclenchement effectif de la commande, et donc le retro-planning de la production jusqu’à la livraison. Le bateau étant construit en contreplaqué - époxy
[1]
, la construction débutera par la découpe numérisée du CP. Puis viendra l’assemblage de la coque, son retournement, son aménagement, et son équipement (voir le reportage photo).
Pendant ces (environ) cinq mois se poseront des questions aussi existentielles (au moins) que :
Sur l’intérieur, je n’aurai pas beaucoup à intervenir : les aménagements participants à la structure générale du bateau, il n’existe que peu d’options à définir. Même la couleur (style “s’inspirant des maisons de bord de mer : Ile de Ré” pour le chantier) est figée, je ne pourrais, le cas échéant, intervenir que sur la couleur des housses protectrices de banquette ou des rideaux !
Cinq mois … cinq mois à devoir tout préparer, tout penser, être sûr de ne rien oublier, et la liste est déjà longue comme deux bras !
Dieu qu’il me tarde !
[1] Le composite contreplaqué/époxy est particulièrement performant : plus solide que le polyester, plus isolant que l’acier, plus léger que l’aluminium, il est le plus facile à réparer et à entretenir.
Le contreplaqué, très rigide grâce à sa faible élasticité, inerte associé à l’époxy et sans risque de dégradation chimique (osmose et délaminage du polyester), devient en outre extrêmement résistant au poinçonnement et à l’abrasion lorsqu’il est associé au Kévlar® (2 fois supérieur au verre en traction et 1,5 en élasticité) ; c’est aussi un excellent isolant thermique et phonique qui ne dégage pas d’odeur (à noter aussi la chaleur et la beauté du matériau bois).
Un bateau de 12m, neuf, varie énormément en prix, selon la matière de sa coque (plastique, contreplaque, alu) et le nombre d’heures de travail liées à ce matériau ; l’industrialisation du chantier, et donc sa capacité à fabriquer en de grandes séries (plastique) ou pas (CP, alu). Il faut aussi prendre en compte la qualité de conception, de réalisation et de finitions, bien sur.
A son prix ’catalogue’, c’est a dire nu, il faut rajouter environ 30% du prix d’achat en moyenne pour l’equiper (électronique, énergie, sécurité, ...). Tout cela fait, au final, le prix d’un joli studio à Paris : de 150 à 400 000€ + l’équipement.
J’ai l’échelle de prix pour les bateaux de 12m, pas les autres, mais ca te donnera une idée.
Niveau couchage, celui la est prévu pour huit, mais je le ramènerai à 7 voire 6 pour transformer des couchettes en rangements. Et en capacité ’pratique’, c’est à dire confortablement, le RM 1050 est parfait à 3 ou 4.
Bon ben, je vois que la table est mise. Bouge pas, j’amène les bouteilles de vin. Du bon bien sûr. Ben quoi ? Y a pas urgence ? Dis donc, c’est quand même pas toi qui vas donner des leçons de patience, quand même ! Nanmého !
Bref, tout ça pour dire que ton enthousiasme fait plaisir à voir lire. Je croise les doigts pour toi.
Autre chose, quand tu remettras les pieds sur terre 2 ou 3 minutes, faudra que tu m’expliques comme tu fais pour que les photos défilent. C’est super ce truc !
Allez, je te laisse à tes bien beaux rêves qui vont bientôt devenir réalité... Patience, patience !
Hiii merci Ydikoi d’avoir laissé un commentaire :D cha me fait cré plaisiiir :3
Alors eh bien j’ai pas dit qu’être gay m’éviterais ce genre de chose, mais plutôt que quitte à s’en prendre plein la gueule autant être un homme qu’une femme puisque ça c’est un goût personnel qui n’a pas de raison u_u le débat portait sur les avantages/inconvénient d’être un homme ou une femme en dehors de l’orientation sexuelle.
Et pis c’est pas une phrase à deux balles moi j’aime ma vie et ce que je suis (à peu près XD) ce qui m’empêche pas d’avoir des envies stupides (comme tout le monde ^^)
Pour résumer mon envie de base aurait été d’être un homme et se rajoute à cela le fait que je hais profondément les femmes donc par conséquent j’aurais préféré être gay. Et puis on peut jamais échapper à des inconvénients n’est-ce-pas ^^
Bisous ^_^
(voilà comme cha t’as ma réponse sans être obligé de chercher dans mon bloug XD)
Il a commencé dans le stress, le stress d’une rencontre, vingt ans après, une rencontre entre parents et fils, motivée par une phrase mystérieuse pour eux, un projet qui lui tenait à cœur, et un frère qui avait décidé de mettre son grain de sel.
Un lundi de juillet, à la fin de ce mois caniculaire, calfeutrés dans le salon, autant pour se protéger du soleil que d’improbables oreilles indiscrètes, parents et enfant ont commencé la discussion, ouverte par les questions affirmées d’une mère encore tranquille. Et puis, il a fallu choisir, continuer dans un système improbable commencé vingt ans plus tôt, ou briser le tabou et les murs, exposer, sans fard ni pudeur, la réalité d’une vie banale mais particulière. En quelques dixièmes de secondes, l’opportunité était là, la décision faite. Il y a étonnamment eu peu de surprises, si ce n’est que les larmes ne coulent pas plus. Et la promesse de nouvelles relations, d’un avenir -forcément- meilleur.
Mi août, je repartais passer quelques jours en mer. Bateau intrigant, skipper inconnu, équipage disparate, je m’étais -littéralement- lancé à l’eau, prenant le risque de me retrouver face à un autre Zeboss, de vivre dix jours dans un espace réduit avec des inconnus complets, de confirmer cette désagréable impression d’inconfort et de malaise ressentie face à l’ovni 435, bref, d’être déçu par cet embarquement.
Au final, il n’en est rien. L’équipage s’est révélé soudé, le bateau, un formidable marcheur. Le temps n’a pas été au beau fixe (mais était-ce une exception ?), mais il a donné des couleurs et ambiances assez extraordinaires.
Parfois, le soleil a bien voulu se réveiller, dans sa majesté. Pour un ou deux rayons seulement, le plus souvent, mais toujours réveillant la majesté des couleurs et des lieux. Ces instants étaient rares, mais sompteux.
Rarement nous aurons été au port, plus souvent au mouillage, et parfois même à l’échouage. C’est, dans ces circonstances, une bien étrange sensation que de baisser l’échelle, descendre les quelques marches, et poser les pieds sur la terre ferme -mouillée, mais ferme- lorsqu’on vit sur un bateau. Jamais plus je n’écouterai de la même manière cette fameuse comptine Maman les p’tits bateaux, qui vont sur l’eau, ont-ils des jambes ?
Les marins ne sont finalement pas si éloignés que ça des motards : ils discutent entre eux de leurs faits -héroïques-, se regroupent entre propriétaires de même modèles. Heureusement, comme à deux roues, les rencontres sont variées, qu’il s’agisse de vieux gréments, de jeunes marins -doués pour certains, mais encore largement en devenir-, une variété jamais démentie de personnages, d’histoires, de modes de vie.
Et puis, on ne peut parler voyage en mer sans évoquer les couchers de soleil. Ils sont tous différents, dans leur intensité, leurs reflets, mais tous sont spectaculaires et laissent sans voix, particulièrement quand le ciel s’embrase en entier. Malgré le froid, malgré l’humidité, on est figé, respiration bloquée, pendant de longues minutes avant que la nuit ne tombe.
Toutes les photos (enfin, celles qui restent après un premier écrémage) sont visibles ci-dessous :
http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=71649
ou alors sur la page flickr correspondante, bien sûr.
Tous les compliments ayant déjà été exprimés, je me contente d’ajouter ma touche à ces louanges méritées. Photos superbes (bravo le D300S, je suppose, aussi un peu), dans un texte très agréable. Je suis très content pour toi des évolutions de la famille Dikoi qui semblent te convenir et de ce beau périple en mer qui donne réellement envie et fait tant rêver.
Encore merci de nous faire partager tout cela.
Je te souhaite d’autres bordées sur de beaux bateaux qui vont sur l’eau avec ou sans jambes.
Les photos sont divines, comme d’hab. Pour Papa et Mamandykoi, ben voilà, leur inconscient a fait le boulot depuis un moment déjà... C’est difficile, mais c’est fait. C’est mieux. C’est bien. Et tu as passé un bel été. C’est marrant, mais on a une photo presque identique : les petits voiliers en baie de Roscoff...
Finalement, il aura fait beau. Un peu. Une matinée de soleil, bien ventée, et une journée entière le lendemain auront fait mentir les prévisions les plus pessimistes : il peut faire beau en Grande Bretagne, fut-ce aux Iles Scilly. Malgré le soleil, malgré le farniente qui s’impose à la vue des eaux turquoises de cet archipel, qu’on croirait presque caribéen si ce n’était pour la lande colorée omniprésente, il a bien fallu entamer le voyage de retour et tenter de rejoindre un pays plus civilisé, où le vrai pain existe (et le paquet de cigarettes à moins de 8€).
La traversée a été calme, presque trop. Au portant, le RM 1050 est decidemment un bateau fantastique, qui file bon train, largement plus rapide que ceux de sa taille, et confortable dans l’ensemble. Le vent, frais jusqu’en milieu de l’apres midi, nous a assuré une performance honorable, avant de se caler en mode économie, sans doute pour mieux se réserver pour les 24h qui arrivent. Et c’est dignement, au vin rouge français mais acheté en Angleterre, que nous avons fête l’amarrage dans les eaux calmes de l’Aber Wrac’h.
Depuis ? Il pleut, et le vent monte, il atteindra ce soir force 9 (un bon petit coup de vent) et atteindra même force 11 par moments, soit la force d’une tempete. Nous sommes mieux au port.
Au lieu de débarquer comme prévu, je me prépare à reprendre la mer avec eux, moins le toulousain, plus un bourgeois de Rennes qui ne connait rien à la mer (joyeux a préféré assurer ses arrières avec moi). Arrivée quelque part entre ici et Saint Malo, je ne sais quand, entre demain et début septembre. Ainsi va la (belle) vie.
La traversée se passe bien, assez tranquille en fait. Nous allons de sauts de puce en saut de puce, 5/6h de navigation à chaque fois, à part la traversée Kinsale /Scilly et Scilly / Aber Wrac’h de 20h environ chacune.
Autant en Irlande le temps a été magnifique, grand ciel bleu et un peu plus de 22° (les irlandais n’en revenaient pas) ; autant les scilly ont été décevantes sur ce plan là : nous avons eu à peine 1/2 de soleil avant hier, le temps d’imaginer les superbes couleurs que ces îles peuvent prendre, la matinée d’hier, et aujourd’hui depuis une heure. Le reste du temps n’a été que plafond bas, bruine et averses, un vrai temps de novembre.
Cote équipage, imaginez le capitaine, portrait craché de Joyeux, le nain de blanche neige. 1m60 au garrot, collier de barbe, toujours souriant, jamais un mot plus haut que l’autre, attentif aux autres, c’est l’antithèse exacte de Zeboss, le skipper du mois de novembre. Il a 65ans, centralien, ancien universitaire, vaguement libertaire et altermondialiste ... Un vrai archétype :)
Il y a aussi une de ces amies de longue date, française vivant à Edimbourg, mariée à un peintre, assez dans la même mouvance politico-philosophique.
Tous les deux sont très cultivés, assez drôles, bref, de très agréable compagnie.
Le troisième est un quinqua toulousain, commercial de son état, mais il pourrait être marseillais. Volubile, il a toujours quelque chose à raconter, et trouve toujours le moyen d’interrompre une conversation pour la ramener à lui le temps d’une petite (ou plutôt longue) digression. Pas mauvais bougre pour un sou, on (=je) hésite juste entre le prendre au sérieux, ou bien considérer tout ce qu’il dit comme des bobards, agréables certes mais imaginaires. Il nous donne en tout cas l’occasion de belles rigolades, parfois à ses dépens, ce qu’il accepte avec assez d’humour.
Voilà pour quelques news un peu détaillées, profitant d’un accès rapide à un wifi. Le départ vers l’Aber Wrac’h devrait avoir lieu demain matin, pour une arrivée prévue 20 à 24h plus tard
Ah, merci ! Je vois que tu prends éminemment soin de tes lecteurs, même quand ils (surtout ceux qui ?) sont dégoûtés par ce qu’ils lisent. C’est bien écrit et ça fait divinement envie. Le souvenir cruel d’un retour de nuit par houle croisée et vent fort de Ré à Carnac n’a pas réussi à me dégoûter.
Amicalement.
Al.
Il fait beau, la température est agréable. C’est une tradition maintenant, sur la Passerelle des Arts, un assemblage hétéroclite de personnes vient dîner d’un pic-nic, ou simplement boire un verre. Il y a foule, ça sent l’alcool, c’est jonché de bouteilles vides en fin de soirée, ça n’est pas forcément agréable.
Je préfère les rendez-vous plus intimes, comme un coin de quai (presque) abandonné au pieds de St Michel, même s’il faut soigneusement choisir sa place, avec un peu de lumière, et sans odeurs nauséabondes.
Mais le meilleur endroit pour être tranquille, tout en poésie, c’est sûrement autour du Louvre, sur les pelouses des jardins des tuileries, ou alors devant la pyramide, adossé à un bassin.
La meilleure place est certainement face au Pavillon de Sully, éclairé jusque tard dans la nuit. Les paroles sont douces aux oreilles, et les lumières aux yeux.
Ben j’ai rien demandé à personne... c’est la proprio qui est venue installer une live box hier... pis comme elle nous a laissé le code... ben tu vois, quoi.
Beaucoup pensé à toi aujourd’hui : balade en bécane le long des côtes, plein d’arrêts (pipi et photos ;o)), pleins d’endroits extraordinaires. C’est beau aussi par ici (Finistère Nord) mais complètement différent de l’année dernière (Presqu’île de Crozon), la côte est très découpée aussi, mais y a moins de falaises, les pierres sont énormes et bien rondes, jetées de ci de là, y des plages immenses partout, des abers, des pêcheurs... plein de petits ports, bref, encore une autre Bretagne, à découvrir également.
Vos commentaires
# Le 14/10/10, Lyzelie En réponse à : Pas une petite balade pépère
Merci bien pour le passage sur mon humble blog ( : Et pour le compliment sur mes photos qui ne sont que de l’iPhone-quality, du pris-par-dessus-l’épaule et du pas-vraiment-cadré. Cependant je t’avouerais que je suis particulièrement de ma photo du 216, je sais pas pourquoi (surtout qu’elle est prise au zoom numérique = caca.)
Une manif ? Où ? Quand ? Je veux y être ! (on me dit rien à moi !!!)
répondre ︎⏎
# Le 13/10/10, Ydikoi En réponse à : Pas une petite balade pépère
Tu serais pas un chouilla subjective sur ce coup là ? ;-)
Mais cela dit …tu as raison :p
répondre ︎⏎
# Le 13/10/10, Rouquette En réponse à : Pas une petite balade pépère
Sont trop forts les copains de la fédé 69. Y a tout ce qu’il faut là-dedans. Et le 23, ça va déchirer !
répondre ︎⏎